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calendrier gaulois

Le calendrier gaulois est un calendrier luni-solaire organisé en lustres de cinq ans : trois années comptent douze mois et deux en comptent treize grâce à un mois intercalaire de trente jours, chaque autre mois durant vingt-neuf ou trente jours. Tous les trente ans, un mois de trente jours est supprimé.
Comptage des mois du calendrier gaulois Trois années de douze mois et deux années de treize mois donnent soixante-deux mois par lustre. Six lustres donnent trois cent soixante-douze mois, puis la suppression d'un mois conduit à trois cent soixante et onze mois. 3 années × 12 mois 36 mois 2 années × 13 mois 26 mois 1 lustre = 62 mois 6 lustres = 372 mois − 1 mois 30 ans corrigés 371 mois
Trois années de 12 mois et deux de 13 donnent 62 mois ; six lustres moins un mois en donnent 371.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier le calendrier gaulois comme un calendrier luni-solaire organisé en lustres.
  • Compter les 62 mois d'un lustre et les 371 mois d'une période corrigée de trente ans.
  • Expliquer le rôle des mois intercalaires et de la correction de grande période.
  • Situer la plaque de Coligny sans la confondre avec le système calendaire.

En clair

Imaginez cinq années rangées ensemble. Trois comptent douze mois et deux en comptent treize : le mois ajouté aide à faire coïncider le rythme des mois avec celui de l'année solaire. Ce groupe de cinq ans s'appelle un lustre.
Ce calendrier est connu surtout par une trace matérielle : un fragment de plaque de bronze gravée en langue celte. Découvert à Coligny en 1897, il explique le nom de calendrier celte de Coligny.

Définition

Le calendrier gaulois est luni-solaire : il articule des mois de vingt-neuf ou trente jours avec l'année solaire. Son unité d'organisation est le lustre, une période de cinq ans. Dans chaque lustre, trois années ont douze mois et deux années en ont treize. Chacune de ces deux dernières reçoit un mois intercalaire de trente jours.
Une correction plus longue intervient tous les trente ans, soit après six lustres : un mois de trente jours est supprimé. Les données fournies permettent alors de compter 371 mois, mais pas d'en déduire une durée totale en jours ni une moyenne annuelle, car la répartition des mois de vingt-neuf et trente jours n'est pas indiquée.
La principale source connue ici est le calendrier de Coligny, fragment d'une plaque de bronze gravée en langue celte. Daté du 2e siècle après J.-C., il a été mis au jour en 1897 à Coligny, dans l'Ain, et il est conservé au musée de la civilisation gallo-romaine de Fourvière, à Lyon.

Un exemple, pas à pas

Comptons les mois prévus par un lustre, puis par la grande période de trente ans. Les données sont trois années de douze mois, deux années de treize mois, six lustres en trente ans et la suppression finale d'un mois.
1. Les trois années ordinaires comptent 3 × 12 = 36 mois.
2. Les deux années intercalaires comptent 2 × 13 = 26 mois.
3. Un lustre contient donc 36 + 26 = 62 mois, dont deux mois intercalaires.
4. Trente ans correspondent à 30 ÷ 5 = 6 lustres, soit 6 × 62 = 372 mois avant la correction de grande période.
5. Après la suppression annoncée d'un mois de trente jours, cette période compte 371 mois. Le contrôle refaisable est 3 × 12 + 2 × 13 = 62, puis 6 × 62 − 1 = 371.

En pratique

Pour lire la structure d'un lustre, on sépare les trois années de douze mois des deux années de treize mois. Ce classement fait apparaître les deux ajouts intercalaires sans devoir connaître l'ordre des années dans le cycle.
Pour comparer ce système à l'année solaire, on ne s'arrête pas au lustre. On prend aussi en compte la correction appliquée tous les trente ans. Cependant, le comptage de 371 mois ne suffit pas à vérifier ici une moyenne annuelle ni l'accord solaire : il manque la répartition des mois de vingt-neuf et trente jours ainsi qu'une durée solaire de référence.
Pour identifier le document historique, on vérifie ensemble son support, son lieu et sa date de découverte : une plaque de bronze fragmentaire, mise au jour à Coligny en 1897. Le seul mot « celte » ne suffit pas à identifier cette source.

À ne pas confondre

Calendrier gaulois et calendrier de Coligny. Le premier nom désigne le système calendaire ; le second nomme le document qui en constitue la source principale ici. Une question sur la plaque de bronze concerne le support, tandis qu'un calcul sur les lustres concerne le système.

Limites et pièges

L'ordre des années n'est pas donné. La source fixe trois années de douze mois et deux de treize mois par lustre, sans indiquer ici leur succession. Il faut donc compter par catégories et ne pas inventer une alternance.
Le nombre de mois ne donne pas une moyenne en jours. Le dispositif corrigé compte 371 mois sur trente ans, mais la répartition des mois de vingt-neuf et trente jours n'est pas fournie. La durée totale et la moyenne annuelle restent donc indéterminées ici.
La correction de trente ans ne s'ajoute pas. Après six lustres, le dispositif supprime un mois de trente jours. Ajouter un septième mois intercalaire produirait le symptôme inverse ; il faut retrancher un mois aux 372 mois comptés avant correction.
Le fragment ne livre pas nécessairement tout le calendrier. La source matérielle mentionnée est un fragment de plaque. Il faut distinguer ce que la fiche attribue au système de ce que permettrait d'observer une plaque complète, non fournie ici.

Pour aller plus loin

Le glossaire calendrier replace ce système particulier dans la notion générale d'organisation et de repérage du temps.
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