- Reconnaître ce que représentent les barres et les espaces.
- Suivre une lecture optique dans un exemple de bibliothèque.
- Distinguer un code unidimensionnel d'un code 2D.
- Situer l'UPC, l'EAN-13, le code QR, le Datamatrix et le Flashcode.
AnalyseNotion · Glossaire
code-barres
Un code-barres unidimensionnel représente une donnée, par exemple numérique, alphanumérique ou binaire, par une suite de barres sombres et d'espaces clairs de largeurs variables. Un dispositif optique acquiert ce motif, par balayage ou capture d'image, pour restituer automatiquement la donnée et identifier rapidement l'objet ou le document associé.

Sommaire
Ce que vous allez apprendre
En clair
Sur l'emballage d'un produit, une alternance de traits noirs et d'espaces blancs forme un motif que l'œil distingue sans en connaître le contenu. Un capteur optique le parcourt et restitue la donnée que ce motif représente.
Les largeurs variables font donc partie du message : elles ne servent pas seulement à dessiner une étiquette. Quand le motif devient une matrice de petits carrés ou de points, il s'agit d'un code 2D plutôt que d'un code-barres unidimensionnel.
Définition
Un code-barres est un support visuel qui encode une donnée, par exemple numérique, alphanumérique ou binaire. Dans sa forme unidimensionnelle, cette donnée est représentée par une succession de barres sombres et d'espaces clairs de largeurs variables. Un dispositif optique acquiert ce motif, par balayage ou capture d'image, afin d'en restituer automatiquement la donnée.
Il existe plusieurs standards unidimensionnels. Le code UPC a favorisé l'automatisation des caisses de supermarché à partir de 1973, tandis que l'EAN-13 est aujourd'hui le standard le plus répandu dans la consommation courante.
La forme du support distingue deux grandes familles mentionnées ici. Une suite de barres se lit comme un code unidimensionnel. Une matrice de petits carrés ou de points constitue un code bidimensionnel, ou code 2D ; le code QR, le Datamatrix et le Flashcode en sont des exemples courants.
Un exemple, pas à pas
Une bibliothèque veut associer un exemplaire à l'identifiant LIVRE-042 dans son système. Elle choisit le standard unidimensionnel Code 39 et utilise un générateur de codes-barres ainsi qu'un lecteur optique compatibles avec ce standard. Le résultat attendu après lecture est exactement LIVRE-042.
1. Saisissez LIVRE-042 dans le générateur réglé sur Code 39 : il produit une succession déterminée de barres sombres et d'espaces clairs.
2. Affichez ou imprimez ce motif comme étiquette de l'exemplaire.
3. Lisez-le avec le lecteur optique configuré pour Code 39.
4. Comparez la donnée restituée à la donnée de départ : le lecteur doit afficher LIVRE-042.
2. Affichez ou imprimez ce motif comme étiquette de l'exemplaire.
3. Lisez-le avec le lecteur optique configuré pour Code 39.
4. Comparez la donnée restituée à la donnée de départ : le lecteur doit afficher LIVRE-042.
Le contrôle est refaisable avec ces outils compatibles : chaque nouvelle lecture doit restituer LIVRE-042. Cette vérification porte sur la donnée décodée, et non sur une ressemblance visuelle approximative entre deux motifs.
En pratique
Dans un commerce, le passage du motif devant un capteur optique transmet la donnée du produit à la caisse. Le geste utile consiste à présenter une étiquette lisible au lecteur, afin d'éviter une saisie manuelle.
Dans une bibliothèque, en production industrielle ou en logistique, la lecture relie un objet matériel à la donnée qui l'identifie dans le système concerné. Le même geste de lecture automatique remplace alors la recopie de l'identifiant.
Pour aider une personne déficiente visuelle à reconnaître un produit, le code sert de point d'accès à l'identification. Il peut aussi donner accès à un contenu complémentaire. Si le motif visible est une matrice de carrés ou de points, le dispositif relève plutôt d'un code 2D, comme un code QR ou un Datamatrix.
À ne pas confondre
Code-barres unidimensionnel et code 2D. Le critère visible est l'organisation du motif. Des barres et des espaces disposés dans une seule direction caractérisent le premier ; une matrice de carrés ou de points caractérise le second. Un EAN-13 relève du premier cas, tandis qu'un code QR ou un Datamatrix relève du second.
Motif imprimé et donnée encodée. Le code-barres est la représentation visuelle, pas la donnée elle-même. Le test consiste à effectuer une lecture optique : le motif est ce que voit le capteur, alors que la suite numérique ou alphanumérique restituée est l'information portée.
Limites et pièges
Un motif ne suffit pas à nommer son standard. Plusieurs standards unidimensionnels existent. Reconnaître des barres sombres et des espaces clairs établit la famille du support, mais pas automatiquement le standard employé ; il faut identifier ce standard avant d'interpréter la lecture.
La lecture dépend du motif visible. Le capteur distingue des zones sombres, des zones claires et leurs largeurs. Si ces différences ne sont plus perceptibles, il ne faut pas déduire l'identifiant à l'œil : il convient de rendre le motif lisible ou de consulter la donnée dans le système associé.
Le mot « code-barres » peut être employé trop largement. Une matrice de petits carrés ou de points n'est pas un code-barres unidimensionnel. Le bon terme est alors code bidimensionnel ou code 2D, notamment pour un code QR, un Datamatrix ou un Flashcode.
Pour aller plus loin
L'étude peut se prolonger en comparant les standards unidimensionnels mentionnés dans l'histoire du code-barres. L'UPC éclaire sa généralisation commerciale à partir de 1973, tandis que l'EAN-13 montre le standard devenu le plus répandu dans la consommation courante.
Le passage d'une suite de barres à une matrice ouvre une autre piste : celle des codes 2D. Comparer un code QR, un Datamatrix ou un Flashcode à un code unidimensionnel aide à séparer l'information encodée de la forme visuelle choisie pour la porter.
Explorez les mathématiques autrement
Retrouvez nos magazines, podcasts et jeux pour explorer les mathématiques autrement.
Découvrir les offres
