GéométrieNotion · Glossaire
Durret Noël
Noël Durret (vers 1590–1650), mathématicien et astronome français, fut cosmographe du Roi et professeur de mathématiques à Paris. Ses ouvrages relient l’astronomie — théorie des planètes, tables et éphémérides — à la géométrie et aux fortifications, tandis qu’il contribua à diffuser en France l’algèbre de François Viète.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier les fonctions de Noël Durret et le contexte parisien du XVIIe siècle.
- Distinguer ses publications de 1635, 1641 et 1643 par leur domaine.
- Relier son activité à la diffusion des travaux algébriques de François Viète.
- Repérer la variante Duret et le caractère approximatif des dates biographiques.
En clair
À Paris, au XVIIe siècle, les mathématiques se pratiquent dans plusieurs lieux : l'enseignement, l'observation du ciel et les travaux utiles au royaume. Noël Durret appartient à ces trois dimensions : il enseigne les mathématiques, travaille comme astronome et porte le titre de cosmographe du Roi.
Ses livres relient des calculs à des usages concrets. Les tables astronomiques et les éphémérides servent à déterminer des positions célestes, tandis que la géométrie et les fortifications montrent une autre application des mathématiques.
Définition
Noël Durret est un mathématicien et astronome français de la première moitié du XVIIe siècle. Il est présenté comme cosmographe du Roi et professeur de mathématiques à Paris. Ces fonctions associent la production de connaissances, leur enseignement et des applications liées à la représentation du monde.
Son œuvre couvre plusieurs domaines. La Théorie des planètes, publiée en 1635, concerne l'astronomie. Les Tables astronomiques et les éphémérides, publiées en 1641, sont des instruments pour calculer les positions célestes. Le Traité de géométrie et des fortifications, publié en 1643, témoigne d'une orientation plus appliquée.
Durret contribue aussi à diffuser en France les travaux algébriques de François Viète. La notation symbolique de Viète transforme l'écriture de l'algèbre. La source ne réduit donc pas Durret à une seule spécialité : elle le situe à l'intersection de l'astronomie, de la géométrie, de l'enseignement et de la circulation des idées algébriques.
Un exemple, pas à pas
Un même parcours de publication permet de voir comment les mathématiques de Durret passent d'un domaine à l'autre. Les données à retenir sont les suivantes : la Théorie des planètes date de 1635 ; les Tables astronomiques et les éphémérides datent de 1641 ; le Traité de géométrie et des fortifications date de 1643.
Première étape : la Théorie des planètes situe Durret dans l'étude astronomique.
Deuxième étape : les tables astronomiques et les éphémérides de 1641 forment un ensemble distinct, consacré au calcul des positions célestes ; sans extrait à lire ici, on les classe d'après leur date et leur fonction documentée.
Troisième étape : le traité de 1643 élargit le parcours vers la géométrie et les fortifications.
Quatrième étape : la diffusion des travaux de Viète ajoute une dimension algébrique et française à cette activité.
Deuxième étape : les tables astronomiques et les éphémérides de 1641 forment un ensemble distinct, consacré au calcul des positions célestes ; sans extrait à lire ici, on les classe d'après leur date et leur fonction documentée.
Troisième étape : le traité de 1643 élargit le parcours vers la géométrie et les fortifications.
Quatrième étape : la diffusion des travaux de Viète ajoute une dimension algébrique et française à cette activité.
Le contrôle est chronologique : 1635 précède 1641, qui précède 1643. Il ne faut donc pas attribuer aux tables astronomiques la date du traité de fortifications, ni confondre les instruments de calcul céleste avec un ouvrage de géométrie.
En pratique
Dans l'astronomie, les tables astronomiques et les éphémérides sont mobilisées pour calculer des positions célestes. Le geste consiste à utiliser ces instruments de calcul plutôt qu'à présenter seulement une description générale du ciel.
Dans l'enseignement, Durret intervient comme professeur de mathématiques à Paris. La transmission des méthodes et des notations fait partie de la vie mathématique, au même titre que la production d'ouvrages.
Dans les applications, la géométrie et les fortifications constituent un autre cadre de travail. La cartographie et les arts militaires apparaissent également comme des débouchés naturels des mathématiques de cette époque.
À ne pas confondre
Un cosmographe n'est pas simplement un astronome. Le critère qui les sépare ici est l'étendue du cadre de travail : l'astronomie concerne l'étude du ciel, tandis que le titre de cosmographe du Roi inscrit Durret dans une fonction plus large de représentation du monde.
Les éphémérides ne sont pas un traité de géométrie. Le cas qui tranche est le contenu annoncé par la source : les premières servent au calcul des positions célestes, alors que le traité publié en 1643 porte sur la géométrie et les fortifications.
La diffusion des travaux de Viète ne signifie pas que Durret en est l'auteur. Le critère est l'action décrite : Durret contribue à faire connaître en France les travaux algébriques de François Viète, dont les innovations en notation symbolique transforment l'algèbre.
Limites et pièges
Le nom présente une variante d'orthographe. La source écrit « Noël Durret » et signale la forme « Duret ». Une recherche qui ne teste qu'une seule graphie peut donc manquer des références ; il faut conserver les deux formes lors de l'identification.
Les dates de naissance et de mort sont approximatives : vers 1590–1650. Le symptôme d'une lecture trop précise serait de transformer ces repères en années certaines. Il faut conserver l'approximation fournie et ne pas déduire de date plus fine.
Les trois dates de publication désignent trois résultats distincts. 1635 appartient à la Théorie des planètes, 1641 aux tables astronomiques et aux éphémérides, et 1643 au traité de géométrie et des fortifications. Les regrouper sous une seule date efface la progression réelle de la source. De même, les seuls titres et domaines annoncés ne suffisent pas à inférer une méthode précise, une pratique d'observation personnelle ou une portée exhaustive des ouvrages : il faut s'en tenir aux fonctions et aux usages documentés.
Pour aller plus loin
Le glossaire Viète François permet de prolonger la question de la notation algébrique que Durret contribue à diffuser en France. Le lecteur y gagne le contexte de cette transmission des idées de Viète.
L'article Aux sources de l’astronomie moderne ouvre un prolongement historique sur l'astronomie dans laquelle s'inscrivent la théorie des planètes, les tables et les éphémérides de Durret.
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