GéométrieNotion · Glossaire
Fehr Henri
Henri Fehr est un mathématicien suisse dont la thèse porte sur l'application de la théorie vectorielle de Grassmann à la géométrie différentielle. Son action relie recherche, diffusion internationale des mathématiques et pédagogie, notamment par son engagement dans les revues et la formation des enseignants.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier la formation et le sujet de thèse d'Henri Fehr.
- Relier son nom à la fondation de Commentarii Mathematici Helvetici en 1929.
- Distinguer ses activités de recherche, de diffusion et de pédagogie.
En clair
En 1929, Henri Fehr participe à la fondation de la revue Commentarii Mathematici Helvetici. Ce jalon montre son rôle : il ne se contente pas de faire des mathématiques, il aide aussi les travaux à circuler entre chercheurs.
Son parcours relie recherche et enseignement. Sa thèse applique la théorie vectorielle de Grassmann à la géométrie différentielle. Dans L'Enseignement Mathématique, ses articles portent sur la pédagogie et la formation des enseignants.
Définition
Henri Fehr (1870–1954) est un mathématicien suisse et professeur à l'université de Genève. Sa formation se déroule en Suisse et en France. Sa thèse porte sur l'application de la théorie vectorielle de Grassmann à la géométrie différentielle : ce travail inscrit son parcours scientifique dans l'étude géométrique.
Fehr joue aussi un rôle dans l'organisation et la diffusion des mathématiques, en Suisse romande comme dans la communauté internationale. Avec Charles-Ange Laisant, il participe à la création de la Fondation pour l'avancement des sciences mathématiques. Il participe également à la fondation de Commentarii Mathematici Helvetici en 1929, revue appelée à devenir l'une des grandes revues mathématiques européennes.
Ses contributions à L'Enseignement Mathématique complètent ce portrait. Il y publie sur la pédagogie mathématique et la formation des enseignants. Trois dates certaines structurent ainsi la frise biographique : sa naissance en 1870, la fondation de Commentarii Mathematici Helvetici en 1929 et sa mort en 1954.
Un exemple, pas à pas
Prenons un cas documentaire : un lecteur rencontre le nom d'Henri Fehr et veut identifier la nature de son influence. Les données disponibles sont sa thèse, sa participation à deux fondations et ses articles sur l'enseignement.
1. La thèse relie la théorie vectorielle de Grassmann à la géométrie différentielle : elle atteste une activité de recherche.
2. La création de la Fondation pour l'avancement des sciences mathématiques et la fondation de Commentarii Mathematici Helvetici attestent un travail d'organisation et de diffusion.
3. Les articles publiés dans L'Enseignement Mathématique attestent un engagement dans la pédagogie et la formation des enseignants.
2. La création de la Fondation pour l'avancement des sciences mathématiques et la fondation de Commentarii Mathematici Helvetici attestent un travail d'organisation et de diffusion.
3. Les articles publiés dans L'Enseignement Mathématique attestent un engagement dans la pédagogie et la formation des enseignants.
Le contrôle consiste à rattacher chaque conclusion à une trace distincte. On obtient alors un portrait en trois dimensions — recherche, circulation des travaux et enseignement — sans réduire Fehr à la seule revue fondée en 1929.
En pratique
Dans une histoire de la géométrie, le nom de Fehr peut être recherché par sa thèse. Le repère utile est l'application de la théorie vectorielle de Grassmann à la géométrie différentielle ; pour la théorie elle-même, il faut plutôt consulter Grassmann.
Dans l'histoire des revues savantes, le jalon observable est 1929, année de la fondation de Commentarii Mathematici Helvetici. Pour suivre la recherche de Fehr elle-même, sa thèse est la meilleure trace ; pour étudier la circulation des travaux, la revue est le repère pertinent.
Pour étudier son intérêt pour l'enseignement, la trace pertinente est différente : ses articles dans L'Enseignement Mathématique. Leurs sujets — pédagogie et formation des enseignants — font préférer ces textes à sa thèse lorsque la question porte sur ce versant de son engagement.
À ne pas confondre
Henri Fehr et Hermann Grassmann. Fehr applique dans sa thèse la théorie vectorielle de Grassmann. Le critère qui les sépare est donc leur rôle : Fehr est l'auteur de l'application mentionnée, tandis que Grassmann donne son nom à la théorie.
Henri Fehr et Charles-Ange Laisant. La source les associe dans la création d'institutions mathématiques, mais ce sont deux personnes. Un texte portant sur le professeur genevois, sa thèse ou ses articles pédagogiques concerne Fehr ; leur action commune ne les rend pas interchangeables.
Limites et pièges
Ne pas dater ce que la source ne date pas. L'année 1929 se rapporte à la fondation de Commentarii Mathematici Helvetici. Elle ne doit pas être attribuée à la thèse de Fehr, à la création de la Fondation pour l'avancement des sciences mathématiques ou à ses articles pédagogiques.
Ne pas réduire son influence à la Suisse romande. Son poste est à Genève et son action y est centrale, mais la source mentionne aussi la communauté internationale et le devenir européen de la revue fondée en 1929.
Ne pas transformer une participation en action solitaire. La création institutionnelle est présentée avec Charles-Ange Laisant. Il faut conserver cette association et distinguer les deux institutions citées au lieu d'attribuer leur histoire entière au seul Fehr.
Pour aller plus loin
Grassmann Hermann — Situer le mathématicien dont la théorie vectorielle fournit le point de départ de la thèse d'Henri Fehr.
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