Lors du séisme du 24 juin au Vénezuela, plus de onze millions d'habitants ont reçu une alerte quelques instants avant le drame. Comment ?
Parmi les petites merveilles qui se cachent dans nos smartphones se trouve un accéléromètre, qui mesure les variations de vitesse instantanées. Ses applications vont du podomètre (décompte du nombre de pas quotidiens) à la stabilisation des images (pour les prises de photos ou de vidéos). Or un accéléromètre peut aussi détecter les ondes avant-coureurs d'un séisme. Le début de ce dernier est en effet marqué par des ondes dites primaires, à la fois les plus rapides et les moins dangereuses. Dès que le smartphone les détecte, il peut transmettre l'information à un centre de traitement. Si un grand nombre d'autres smartphones d'un secteur donné font de même, alors il n'y a plus de doute : des ondes primaires circulent, qui seront bientôt suivies d'ondes secondaires, plus lentes et plus dangereuses. En allant vite, le centre de traitement peut envoyer un message à tous les smartphones du secteur concerné. Ceux qui ne sont pas trop près de l'épicentre reçoivent l'information quelques dizaines de secondes avant le choc, ce qui peut s'avérer décisif.