Aborder en moins de cent pages quelques-unes des questions que peut poser un jeune à propos de la science, c’est le défi auquel se confronte avec talent l’auteur, physicien et philosophe. Il s’agit ici d’un dialogue imaginaire : la transmission est détendue, discursive, conduite comme par le hasard des questions et des réactions.
Selon l’élève, les mathématiques sont difficiles, l’apprentissage des sciences de la vie est plus plaisant que celui des sciences dures. Mais justement, n’y a-t-il pas du plaisir à vaincre la difficulté ? Les questions de l’élève fusent : qu’est-ce que la méthode scientifique, est-ce le moyen de ne pas se tromper ? Là, le physicien appelle à l’aide le poète : « Ô, erreurs sacrées, mères lentes, aveugles et saintes de la Vérité » (Victor Hugo). Pourquoi les Grecs faisaient-ils des mathématiques alors que cela ne leur servait à rien ? Que cachent les mots barbares utilisés par les scientifiques (comme « acide désoxyribonucléique ») ? Les scientifiques sont-ils objectifs ? La science peut-elle réfuter la religion ? Quels rapports entretiennent la science, la technique et l’argent ?