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François Morellet, la géométrie mise en scène


Élisabeth Busser

Combien de fois avons-nous, dans nos colonnes, fait mention des oeuvres de François Morellet, cet artiste habité par la géométrie...


 

 Il s’est éteint le 10 mai 2016, mais nous n’oublierons aucune de ses créations, empreintes tout à la fois d’art et de mathématiques. Né en 1926 à Cholet (Maine-et-Loire), il a mené de front jusqu’en 1975 son activité artistique et sa gestion de la société familiale. Il eut, comme de nombreux peintres abstraits, une courte période figurative, mais a dès 1950 évolué vers l’abstraction. À l’exemple de Piet Mondrian, son art s’exprime par des formes géométriques simples, des polygones élémentaires, des lignes, des trames parallèles. Il crée avec quelques autres artistes, entre 1961 et 1968, le GRAV (Groupe de recherche d’art visuel) et commence à partir de 1963 à créer ses arrangements de tubes de néon. Il devient ensuite auteur d’œuvres monumentales, cherchant sans cesse à utiliser des notions de géométrie, faisant souvent des allusions directes aux notions mathématiques sous-jacentes.

 

 

 

 

 

S’il a l’idée d’articuler, dans un parc, des barrières de bois selon des angles obtenus aléatoirement selon les décimales de π, il intitulera l’installation Beaming π (« π rayonnant »).  

 

 

 

   

 

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