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Histoire et cultureNotion · Glossaire

calendrier persan

Le calendrier persan est un calendrier solaire dont l'année est divisée en douze mois. L'alternance d'années communes et bissextiles ajuste sa durée pour maintenir l'année civile en accord avec le cycle solaire.
Structure générale de l'année dans le calendrier persan Un disque partagé en douze mois et une alternance qualitative entre année commune et année bissextile. année solaire 12 34 56 78 910 1112 ajustement année commune année bissextile alternance sans périodicité indiquée
Les douze secteurs figurent les douze mois ; l'ajustement repose sur l'alternance d'années communes et bissextiles.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Caractériser une structure compatible avec le calendrier persan par son caractère solaire, ses douze mois et son système d'années.
  • Expliquer quelles précisions sont nécessaires pour citer le point de départ civil de son ère.
  • Distinguer son héritage zoroastrien, l'attribution à Omar Khayyam et les limites des informations fournies.

En clair

Imaginez une année découpée en douze mois et réglée sur le Soleil. En Iran et en Afghanistan, le calendrier persan organise ainsi le temps. Pour rester précis, il alterne des années communes et des années bissextiles selon un système complexe.
Ce calendrier porte aussi une longue histoire : il hérite des calendriers zoroastriens de la Perse pré-islamique. Pour situer le point de départ civil de son ère, la variante indique quelle méthode d'organisation du calendrier est retenue, astronomique ou arithmétique ; la convention de conversion précise comment traduire ce repère dans un autre système de dates.

Définition

Le calendrier persan est un calendrier solaire employé notamment en Iran et en Afghanistan. Son année est divisée en douze mois. Le point de départ civil de son ère dépend de la variante astronomique ou arithmétique considérée et de la convention de conversion retenue.
La concordance avec le cycle solaire repose sur une alternance complexe entre années communes et années bissextiles. La source attribue prudemment la conception de ce système à Omar Khayyam, mathématicien et poète du XIe siècle, sans en donner la règle de calcul détaillée. Faute de préciser cette règle, la durée du cycle solaire de référence et la mesure de l'erreur, sa précision ne peut pas être chiffrée ni comparée ici.
Historiquement, ce calendrier est l'héritier des calendriers zoroastriens de la Perse pré-islamique. Cet héritage ne signifie pas que ces calendriers anciens et le calendrier persan actuel soient un seul objet : il indique une filiation.

Un exemple, pas à pas

Une notice décrit un calendrier solaire de douze mois, employé notamment en Iran et en Afghanistan, avec des années communes et des années bissextiles. Elle donne aussi un point de départ civil pour son ère, mais ne précise ni la variante astronomique ou arithmétique ni la convention de conversion retenue. Peut-on reconnaître le calendrier et valider ce repère chronologique ?
1. Le caractère solaire et les douze mois correspondent aux deux premiers critères de définition.
2. L'alternance entre années communes et bissextiles fournit le troisième critère structurel.
3. L'usage iranien et afghan confirme le contexte sans suffire, à lui seul, à identifier le système.
4. Le point de départ annoncé échoue au contrôle : sans variante ni convention de conversion, la notice ne permet pas de le vérifier.
Conclusion : les trois critères structurels sont compatibles avec le calendrier persan, mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à l'identifier. Le repère chronologique ne doit pas non plus être retenu tant que la variante et la convention manquantes ne sont pas indiquées. Cet exercice sert donc à contrôler une notice incomplète : pour conclure, il faut chercher une source qui nomme explicitement le calendrier, précise la variante retenue et donne la convention permettant de vérifier le repère d'ère.

En pratique

Pour identifier une date présentée comme persane, on commence par vérifier le calendrier annoncé. La présence de l'Iran ou de l'Afghanistan est un indice de contexte, mais elle ne suffit pas à elle seule.
Pour décrire le système, on retient trois marqueurs vérifiables : un calendrier solaire, douze mois et une alternance entre années communes et bissextiles. Ces éléments le caractérisent mieux qu'une simple référence à la Perse.
Pour situer son origine chronologique, on nomme d'abord la variante astronomique ou arithmétique utilisée et la convention de conversion retenue. Le point de départ civil de l'ère doit ensuite être vérifié relativement à ces choix.

À ne pas confondre

Le calendrier persan ne se confond pas avec le calendrier grégorien. La source les compare par leur précision, ce qui confirme qu'il s'agit de deux calendriers distincts : une date annoncée dans l'un ne doit donc pas être attribuée à l'autre sans préciser le système utilisé.
Il ne se confond pas non plus avec les calendriers zoroastriens de la Perse pré-islamique. Ceux-ci appartiennent à sa filiation historique ; le mot « héritier » signale une continuité, pas une identité.

Limites et pièges

L'attribution à Omar Khayyam demande de conserver la modalité « aurait été conçu ». La transformer en certitude effacerait la réserve présente dans la source ; il faut donc parler d'une attribution prudente au XIe siècle.
Le point de départ civil de l'ère doit être cité avec la variante astronomique ou arithmétique considérée et la convention de conversion qui le fixe. Sans ces précisions, une date isolée ne suffit pas à définir ce repère.
La source ne fournit ni la règle détaillée des années bissextiles, ni la durée du cycle solaire de référence, ni la mesure de l'erreur. Sa précision ne peut donc pas être chiffrée ou comparée à celle d'un autre calendrier à partir des seules informations données.

Pour aller plus loin

L'année bissextile approfondit le mécanisme général qui ajoute périodiquement du temps à un calendrier pour en préserver l'accord avec son cycle de référence.
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