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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Journal de Liouville

Le Journal de mathématiques pures et appliquées, couramment appelé Journal de Liouville, est une revue mathématique fondée en 1836 par Joseph Liouville. Elle succède aux Annales de mathématiques pures et appliquées, dites Annales de Gergonne ; Liouville la dirige jusqu'en 1874, puis d'autres directeurs en assurent la continuité.
Chronologie du Journal de Liouville Fondation en 1836 par Joseph Liouville et fin de sa direction en 1874. Période de direction de Joseph Liouville 1836 fondation par Joseph Liouville 1874 fin de sa direction
La chronologie distingue la fondation de 1836 et la fin de la direction de Joseph Liouville en 1874.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier le titre développé et le nom courant de la revue.
  • Situer la fondation en 1836 et la direction de Joseph Liouville jusqu'en 1874.
  • Comprendre la succession des Annales de Gergonne et les domaines publiés.

En clair

En 1836, Joseph Liouville fonde en France une revue consacrée aux mathématiques pures et appliquées. Une revue scientifique rassemble des articles de recherche pour les faire connaître à d'autres mathématiciens. Le Journal de Liouville devient ainsi un lieu où l'on publie et partage des résultats en analyse, algèbre, géométrie et arithmétique. Son histoire commence avec Liouville, qui le dirige jusqu'en 1874, puis se poursuit sous la direction d'autres mathématiciens.

Définition

Le Journal de mathématiques pures et appliquées est une revue mathématique fondée en 1836 par Joseph Liouville. Le nom « Journal de Liouville » désigne couramment cette même publication. Elle prend la succession des Annales de mathématiques pures et appliquées, connues sous le nom d'Annales de Gergonne.
La revue accueille des travaux relevant de plusieurs branches, notamment l'analyse, l'algèbre, la géométrie et l'arithmétique. Elle ne se définit donc pas par une seule théorie ni par un seul type de problème, mais par son objet éditorial : publier et diffuser des recherches mathématiques. Joseph Liouville en assure la direction de 1836 à 1874. Après cette période, d'autres grands mathématiciens prennent la direction du journal, ce qui contribue à la continuité de son prestige jusqu'à aujourd'hui.

Un exemple, pas à pas

Pour situer le Journal de Liouville dans son histoire, on dispose de trois repères : l'année de fondation, 1836 ; le fondateur, Joseph Liouville ; la fin de sa direction, 1874.
Prenons une mention fictive rencontrée dans une bibliographie : « Journal de Liouville, 1874 ». Pour la retrouver, commencez par chercher aussi le titre développé « Journal de mathématiques pures et appliquées », car les deux formulations désignent la même revue.
L'année 1874 se lit ensuite comme la fin de la période où Joseph Liouville dirige le journal, et non comme la date de fondation : celle-ci est 1836.
Enfin, vérifiez que la publication citée est bien celle qui succède aux Annales de mathématiques pures et appliquées, connues sous le nom d'Annales de Gergonne. La référence est ainsi désambiguïsée : le Journal de Liouville est fondé en 1836, dirigé par Joseph Liouville jusqu'en 1874, puis continué sous la direction d'autres mathématiciens.

En pratique

Pour comprendre un article ancien, conservez ensemble le titre développé « Journal de mathématiques pures et appliquées » et le nom courant « Journal de Liouville » dans votre recherche : ils désignent la même publication.
Pour classer un sujet, on peut le rapporter aux domaines cités dans l'histoire de la revue : analyse, algèbre, géométrie ou arithmétique. Ce classement reste indicatif lorsqu'un article touche plusieurs branches.
Pour suivre la continuité historique, vérifiez si 1874 désigne la fin de la période dirigée par Joseph Liouville ou la disparition du journal : il faut retenir la première interprétation, puisque d'autres mathématiciens en assurent ensuite la direction.

À ne pas confondre

Le Journal de Liouville ne désigne pas les Annales de mathématiques pures et appliquées, même si les deux publications sont liées. Le critère qui les sépare est chronologique et éditorial : les Annales de Gergonne sont la revue dont le Journal de mathématiques pures et appliquées prend la succession.
Il ne faut pas non plus confondre le journal avec une branche des mathématiques. L'analyse, l'algèbre, la géométrie et l'arithmétique sont des domaines dans lesquels il publie, tandis que le journal est le support éditorial qui accueille ces recherches.

Limites et pièges

Un premier piège consiste à lire 1874 comme la fin du journal. Cette année marque la fin de la direction de Joseph Liouville ; la revue continue ensuite sous la direction d'autres grands mathématiciens.
Un second piège consiste à réduire la publication à un seul domaine. La source cite au moins quatre branches — analyse, algèbre, géométrie et arithmétique. Pour décrire un article, il faut donc préciser son domaine au lieu d'attribuer ce domaine à l'ensemble du journal.
Enfin, « Journal de Liouville » est un nom couramment employé, tandis que le titre développé est Journal de mathématiques pures et appliquées. Dans une recherche documentaire, vérifier les deux formulations évite de traiter ces noms comme deux revues distinctes.

Pour aller plus loin

Pour replacer cette publication dans une histoire plus large des savoirs mathématiques, l'article L'histoire des mathématiques autrement propose un autre angle de lecture. Le lecteur y gagne un contexte historique plus général, au-delà du seul parcours du Journal de Liouville.
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