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taux de létalité

Le taux de létalité d'une maladie est la proportion de décès parmi les personnes atteintes par cette maladie. Il se calcule en divisant le nombre de décès imputables à la maladie par le nombre total de cas recensés, et s'exprime généralement en pourcentage. Cet indicateur est particulièrement utilisé pour les maladies infectieuses aiguës à durée limitée. Pour un risque naturel ou industriel, la proportion de décès parmi les personnes seulement exposées mesure plutôt un risque ou une proportion de décès, et non un taux de létalité. Il convient de ne pas confondre taux de létalité et taux de mortalité : le taux de mortalité rapporte le nombre de décès à l'ensemble d'une population sur une période donnée ; il peut être calculé toutes causes confondues ou pour une cause particulière. Le taux de létalité est donc spécifique à une maladie ou à une cause identifiée, tandis que le taux de mortalité mesure la fréquence des décès dans une population.
Taux de létalité de 4 % parmi 250 cas Cinquante disques représentent chacun cinq cas. Deux disques rouges représentent dix décès. 250 cas recensés 1 disque = 5 cas 10 décès 10 ÷ 250 × 100 = 4 %
Chaque disque vaut cinq cas : les deux disques rouges correspondent à 10 décès parmi 250 cas, donc à un taux de létalité de 4 %.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier le numérateur et le dénominateur du taux de létalité.
  • Calculer et contrôler un taux de létalité sur un exemple chiffré.
  • Distinguer le taux de létalité du taux de mortalité.
  • Repérer les cas où le calcul est indéfini ou mal interprété.

En clair

Dans un épisode de maladie, on compte 250 personnes atteintes. Parmi elles, 10 meurent de cette maladie. Le taux de létalité regarde uniquement ce groupe de malades : il indique la part que représentent les 10 décès parmi les 250 cas recensés. Ici, cette part vaut 4 %.
Le dénominateur est donc essentiel. On ne compare pas ces décès à toute la population, mais aux personnes comptées comme cas de la maladie.

Définition

Le taux de létalité est la proportion de décès imputables à une maladie parmi les cas recensés de cette même maladie. Il est surtout employé pour les maladies infectieuses aiguës à durée limitée. Parmi des personnes seulement exposées à un risque naturel ou industriel, une proportion de décès décrit un risque chez les personnes exposées, et non un taux de létalité.
On note D le nombre de décès imputables à la maladie et C le nombre total de cas recensés. Lorsque C est strictement positif, le taux de létalité L, exprimé en pourcentage, vérifie : L=DC×100L=\frac{D}{C}\times 100. Le numérateur et le dénominateur doivent concerner la même maladie ou la même cause identifiée.
La valeur obtenue décrit les cas recensés : 4 % signifie 4 décès imputables à la cause pour 100 cas, et non 4 décès pour 100 habitants. Cette dernière comparaison relèverait d'un taux de mortalité calculé dans une population sur une période donnée.

Un exemple, pas à pas

Un épisode de maladie compte 250 cas recensés. Parmi les personnes atteintes, 10 décès sont imputables à cette maladie. On cherche le taux de létalité de cet épisode.
Données
Nombre de cas recensés : C = 250.
Nombre de décès imputables à la maladie : D = 10.
1. On divise le nombre de décès par le nombre de cas : 10 ÷ 250 = 0,04.
2. On convertit cette proportion en pourcentage : 0,04 × 100 = 4.
3. Ainsi, L=10250×100=4L=\frac{10}{250}\times 100=4 %.
Le taux de létalité est donc de 4 %. Pour contrôler le résultat, 4 % de 250 donne 10, soit le nombre de décès annoncé. Une représentation par groupes de cinq cas rend également visible cette proportion.

En pratique

Pour décrire un épisode de maladie infectieuse aiguë, on rapporte les décès imputables à la maladie au nombre de cas recensés. Ce choix convient lorsque la question porte sur l'issue des personnes atteintes.
Pour une exposition à un risque naturel ou industriel, un taux de létalité emploie comme dénominateur les cas atteints recensés dans le cadre étudié. Si le groupe observé comprend les personnes seulement exposées, le calcul décrit plutôt un risque ou une proportion de décès chez les personnes exposées.
Si la question porte plutôt sur la fréquence globale des décès dans toute une population pendant une période, on emploie un taux de mortalité. Le groupe placé au dénominateur permet de choisir entre les deux indicateurs.

À ne pas confondre

Taux de mortalité. Le taux de létalité rapporte les décès imputables à une maladie aux cas recensés de cette maladie. Le taux de mortalité rapporte des décès à l'ensemble d'une population pendant une période donnée ; il peut être calculé toutes causes confondues ou pour une cause particulière.
Dans l'exemple des 10 décès parmi 250 cas, 4 % est un taux de létalité. Pour calculer un taux de mortalité, il faudrait connaître la population totale et la période observée : les 250 malades ne constituent pas le bon dénominateur.

Limites et pièges

Aucun cas recensé. Si C = 0, le quotient D/C n'est pas défini. Il ne faut pas annoncer 0 % : le taux de létalité ne peut simplement pas être calculé avec ce dénominateur.
Cas recensés incomplets. Le résultat porte sur les cas effectivement recensés. Si le décompte change, le dénominateur change aussi ; il faut donc indiquer clairement quel ensemble de cas a servi au calcul.
Décès sans cause identifiée. Le numérateur ne rassemble pas tous les décès observés, mais ceux qui sont imputables à la maladie ou au risque étudié. Lorsque cette attribution n'est pas établie, il faut la vérifier avant de calculer.
Pourcentage mal interprété. Un taux de létalité de 4 % décrit 4 décès pour 100 cas recensés. Le lire comme 4 décès pour 100 habitants transforme à tort cet indicateur spécifique en mesure de mortalité.

Pour aller plus loin

taux de mortalité — Pour comparer les dénominateurs et choisir l'indicateur adapté lorsque l'étude porte sur l'ensemble d'une population.
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