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GéométrieUnité de mesure · Glossaire

unités de mesure de durée

Les conventions horaires servent soit à mesurer une durée depuis une origine choisie, soit à repérer un instant par rapport au Soleil ou à un fuseau ; un nombre d’heures n’est donc interprétable qu’avec son origine, son découpage de la journée et son référentiel. L’heure solaire moyenne régularise le mouvement apparent du Soleil, tandis que l’heure légale est l’heure officielle fixée pour un fuseau.
Un quart de journée sur deux échelles horaires Deux axes de même longueur, divisés en 24 et 10 parts, marquent le même quart de journée. origine commune 6 h sur 24 2 h 50 sur 10 ¼ de journée
Avec une origine commune, le quart de journée se lit 6 h sur 24, mais 2 h 50 sur l'échelle décimale.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Reconnaître une convention horaire par son origine, son découpage et son référentiel.
  • Convertir une même fraction de journée entre une échelle de 24 heures et l'heure décimale.
  • Distinguer heure solaire moyenne, heure légale, heure d'été et heure normale.

En clair

Imaginez deux cadrans qui suivent la même journée. L'un la partage en 24 heures, l'autre en 10 heures de 100 minutes. Au même instant, ils affichent donc des nombres différents. Une mesure de durée ne se réduit pas au nombre lu : il faut aussi connaître le découpage choisi et l'origine du comptage.
Cette origine peut être le lever ou le coucher du soleil dans les systèmes antiques cités. Pour l'heure légale et l'heure solaire moyenne, le lieu et le méridien de référence comptent aussi.

Définition

Une unité de durée sert à exprimer un intervalle en le comparant à un découpage convenu. Les systèmes présentés ici ne changent pas seulement les noms : ils peuvent choisir une autre origine, une autre division de la journée ou un autre référentiel.
Les heures babyloniques comptent 24 heures depuis le lever du soleil ; les heures italiques en comptent 24 depuis le coucher. L'heure révolutionnaire, aussi appelée heure décimale, partage au contraire la journée en 10 heures. Chaque heure décimale contient 100 minutes et chaque minute 100 secondes. Proposé en France pendant la Révolution, ce système n'a jamais été pleinement adopté et a été rapidement abandonné.
L'heure solaire moyenne corrige l'heure vraie par l'équation du temps pour progresser régulièrement pendant l'année ; elle dépend de la longitude du lieu. L'heure légale est l'heure officielle d'un fuseau : elle corrige l'heure solaire moyenne selon l'écart de longitude avec le méridien de référence. L'heure d'été est une avance saisonnière de cette heure légale. En France, la source donne UTC+2 en été et UTC+1 pour l'heure normale, dite heure d'hiver, avec des dates de changement fixées annuellement par décret.

Où on le rencontre

Sur un cadran ancien, une table horaire ou un document officiel, plusieurs marqueurs permettent d'identifier la convention. Cherchez le nombre total de divisions de la journée, le moment choisi comme origine, la présence d'une mention UTC et le lieu auquel l'heure se rapporte. Un cadran à 10 heures est un indice compatible avec le système décimal, sans suffire à l'identifier ; un comptage depuis le lever ou le coucher renvoie aux conventions antiques décrites ici.
Ces indices indiquent si le support porte une durée écoulée depuis un événement solaire, une heure liée au lieu ou l'heure officielle d'un fuseau.

Le mode d'emploi

La grandeur lue est soit une durée écoulée depuis une origine, soit une heure située dans une convention civile ou solaire. La comparaison dessinée prend une origine commune uniquement pour rendre visibles deux découpages d'une même journée.
1. Identifiez d'abord l'origine : lever, coucher, origine commune du dispositif, ou repère du fuseau.
2. Relevez ensuite le total des parts de la journée et la subdivision de chaque heure. Le système décimal utilise 10 heures de 100 minutes de 100 secondes.
3. Pour comparer deux lectures, convertissez chacune en fraction de journée depuis la même origine. Deux nombres identiques ne désignent pas nécessairement le même instant si les origines diffèrent.
L'œil peut croire que 6 heures et 2 heures 50 sont des durées incompatibles. Elles représentent pourtant toutes deux un quart de journée dans les deux échelles comparées.

Un exemple, pas à pas

Deux cadrans fictifs partent de la même origine et suivent la même journée. Le premier partage cette journée en 24 heures. Le second emploie les 10 heures de 100 minutes du système décimal. On cherche leurs lectures après un quart de journée. Cette origine commune est une hypothèse de calcul, pas une origine attribuée aux systèmes historiques.
Données. La fraction écoulée vaut 1/4 ; les totaux sont 24 heures et 10 heures ; une heure décimale contient 100 minutes.
1. Sur le cadran à 24 heures : 24 × 1/4 = 6. La lecture est donc 6 heures depuis l'origine.
2. Sur le cadran décimal : 10 × 1/4 = 2,5. Cela donne 2 heures décimales et une demi-heure décimale.
3. Une demi-heure décimale contient 100 × 1/2 = 50 minutes décimales. La seconde lecture est donc 2 heures 50 minutes décimales.
Le contrôle consiste à revenir aux fractions : 6/24 = 1/4 et 2,5/10 = 1/4. Les deux affichages indiquent bien la même part de journée depuis l'origine commune.

En pratique

Devant un cadran ou un texte ancien, on repère d'abord l'origine du comptage. La mention du lever conduit aux heures babyloniques ; celle du coucher, aux heures italiques. Le critère est l'événement solaire choisi, non le nombre 24 commun aux deux systèmes.
Pour situer un horaire officiel, on utilise l'heure légale du fuseau plutôt que l'heure solaire moyenne locale. En France, la mention UTC+2 signale l'heure d'été dans le cadre donné par la source ; UTC+1 y désigne l'heure normale.
Face à un cadran divisé en 10 heures, on convertit la lecture en fraction de journée avant de la comparer à une échelle de 24 heures. Cette précaution est préférable à une comparaison directe des nombres affichés.

À ne pas confondre

Heure solaire moyenne et heure légale. La première dépend de la longitude du lieu ; la seconde est l'heure officielle d'un fuseau, corrigée par rapport à son méridien de référence. Deux lieux d'un même fuseau peuvent ainsi partager l'heure légale sans partager la même heure solaire moyenne.
Heure d'été et heure normale. Dans le cas français donné par la source, UTC+2 est l'heure légale avancée et UTC+1 l'heure normale, dite heure d'hiver. Le critère est l'avance légale saisonnière, pas la quantité de lumière observée un jour particulier.
Heure solaire moyenne et heure vraie. L'heure solaire moyenne est l'heure vraie corrigée par l'équation du temps afin d'obtenir une progression régulière au fil de l'année. Une lecture solaire vraie ne doit donc pas être traitée d'emblée comme une lecture moyenne.

Limites et pièges

Origines différentes. Une valeur sur 24 heures ne suffit pas à identifier un instant. Le comptage babylonique part du lever et le comptage italique du coucher. Il faut donc relever l'origine avant toute conversion.
Seuil d'un quart de journée. Depuis une origine commune, ce seuil vaut exactement 6 heures sur une échelle de 24 heures, mais 2 heures 50 minutes sur l'échelle décimale. Comparer seulement 6 et 2,50 produit une fausse contradiction.
Système décimal historique. Son découpage cohérent en 10 × 100 × 100 unités ne prouve pas son adoption. La source précise qu'il n'a jamais été pleinement adopté et qu'il a été rapidement abandonné.
Lieu omis. Une heure solaire moyenne sans longitude est incomplètement située, tandis que l'heure légale demande le fuseau et sa règle en vigueur. Il faut conserver ces repères au lieu de traiter l'heure comme universelle.

Pour aller plus loin

L'équation du temps précise la correction qui fait passer de l'heure solaire vraie à une progression moyenne régulière.
La fiche sur l'heure solaire vraie approfondit la lecture directement liée au Soleil avant cette correction.
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