GéométrieNotion · Glossaire
Vaulézard Jean-Louis
Jean-Louis de Vaulézard est un géomètre français du XVIIe siècle, compté parmi les premiers traducteurs en français des œuvres de François Viète. Entre 1630 et 1644, il publie des traités sur la perspective, la gnomonique et les anamorphoses. Une anamorphose est une image déformée qui ne devient reconnaissable que depuis un point de vue particulier ou, dans certains cas, à l’aide d’un miroir adapté.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier Jean-Louis de Vaulézard et la période de ses publications.
- Relier ses travaux à la perspective, à la gnomonique et aux anamorphoses.
- Comprendre pourquoi le point de vue et, parfois, un miroir spécial rendent une image reconnaissable.
En clair
Imaginez une image qui paraît étirée ou déformée sur une surface. Elle peut pourtant redevenir reconnaissable si l’on se place au bon endroit ou si l’on utilise un miroir de forme spéciale. Cette transformation est une anamorphose.
Pour situer cette notion dans l’œuvre étudiée, retenez le lien entre construction géométrique, regard et spectacle. Les traités et les mises en scène de Vaulézard donnent à ce lien une place documentaire, tandis que les sections suivantes précisent les domaines concernés et les limites de la reconnaissance.
Définition
Jean-Louis de Vaulézard, également orthographié « Vaulezard », est un géomètre français du XVIIe siècle. La source le présente comme l’un des premiers traducteurs en français des œuvres de François Viète. Elle donne peu d’informations sur sa biographie, mais situe ses publications entre 1630 et 1644.
Ses traités portent sur trois domaines liés à la représentation géométrique. La perspective étudie la manière de représenter les formes selon le point de vue. La gnomonique est l’art des cadrans solaires. Les anamorphoses sont des déformations optiques d’images : une anamorphose cylindrique ou conique peut n’être reconnaissable qu’à partir d’un point de vue particulier, ou grâce à un miroir de forme spéciale.
La reconnaissance de l’image dépend donc de la relation entre l’image déformée, la position de l’observateur et, dans certains cas, la forme du miroir. Il ne s’agit pas d’une image simplement mal dessinée : la déformation est organisée pour produire une lecture particulière. Vaulézard aurait aussi conçu des spectacles et des mises en scène destinés à illustrer ces théories géométriques.
Un exemple, pas à pas
Prenons une reproduction pédagogique : une feuille plane porte une image anamorphosée et un repère au sol indique la position de lecture prévue par la construction. Depuis le côté de la feuille, l’image paraît étirée ; en se plaçant sur ce repère, le spectateur doit retrouver la figure reconnaissable annoncée par le dispositif.
Donnée 1 : la surface porte une image volontairement transformée.
Donnée 2 : l’observateur dispose d’un point de vue particulier indiqué par la construction.
Donnée 3 : dans le cas décrit avec un miroir, la forme de ce miroir participe à la lecture.
Donnée 2 : l’observateur dispose d’un point de vue particulier indiqué par la construction.
Donnée 3 : dans le cas décrit avec un miroir, la forme de ce miroir participe à la lecture.
Étape 1 : depuis une position quelconque, l’observateur constate une déformation.
Étape 2 : il se déplace vers le point de vue particulier.
Étape 3 : il observe de nouveau l’image, ou la regarde par l’intermédiaire du miroir spécial.
Étape 4 : la figure devient alors reconnaissable si la position et le dispositif correspondent à la construction.
Étape 2 : il se déplace vers le point de vue particulier.
Étape 3 : il observe de nouveau l’image, ou la regarde par l’intermédiaire du miroir spécial.
Étape 4 : la figure devient alors reconnaissable si la position et le dispositif correspondent à la construction.
Le résultat n’est pas une nouvelle image indépendante : c’est la même image, conçue pour être lue dans des conditions géométriques déterminées. Ce contrôle par changement de point de vue distingue l’anamorphose d’une simple déformation accidentelle.
En pratique
Pour étudier une anamorphose, on commence par observer l’image depuis plusieurs positions. Le geste utile consiste à comparer ce que l’œil perçoit avec la position particulière qui permet la reconnaissance. Si aucune position ne rétablit une figure lisible, il faut d’abord vérifier que l’objet observé relève bien d’une anamorphose.
Pour un cadran solaire, l’approche relève de la gnomonique : on s’intéresse à la relation entre l’ombre et la mesure du temps. Cette entrée est préférable lorsque le support est un cadran et que l’observation porte sur son ombre, plutôt que sur une image rendue reconnaissable par un point de vue.
Dans une mise en scène, la perspective sert à organiser ce que le spectateur voit depuis une place donnée. Cette approche devient pertinente lorsque l’effet recherché concerne le spectacle ou la disposition des formes, et non la lecture d’une image déformée par un miroir spécial.
À ne pas confondre
Une perspective et une anamorphose peuvent toutes deux dépendre du point de vue, mais elles ne désignent pas le même résultat. Dans une anamorphose, l’image paraît déformée depuis certaines positions et devient reconnaissable depuis une position particulière, éventuellement avec un miroir de forme spéciale. Si l’on étudie seulement la représentation des formes selon le regard, sans cette reconnaissance conditionnelle, il s’agit plutôt de perspective.
La gnomonique ne se confond pas non plus avec l’anamorphose. Le critère observable est le support étudié : l’ombre d’un cadran solaire pour la gnomonique, une image optiquement déformée pour l’anamorphose.
Limites et pièges
Le mot « anamorphose » ne signifie pas que toute image déformée sera reconnue depuis n’importe quel endroit. Le cas charnière est la position d’observation : la déformation peut rester illisible depuis une position quelconque. Il faut rechercher le point de vue particulier prévu par la construction.
Un miroir n’est pas nécessaire dans tous les cas. La source distingue des anamorphoses cylindriques et coniques et précise seulement que certaines peuvent être lues via un miroir de forme spéciale. Il faut donc vérifier le type d’anamorphose et le dispositif prévu avant de conclure qu’un miroir est requis.
Les informations biographiques sur Vaulézard restent limitées. Les publications sont situées entre 1630 et 1644, mais la source ne permet pas d’associer chaque année à un traité précis. Il faut conserver cette fourchette sans lui attribuer une chronologie plus détaillée.
Pour aller plus loin
La fiche Anamorphose permet d’approfondir la déformation optique et les conditions de reconnaissance d’une image. Le lecteur y gagne un cadre consacré à la notion centrale évoquée dans les traités de Vaulézard.
La fiche Gnomonique développe l’art des cadrans solaires, autre domaine cité parmi les travaux de Vaulézard. Elle aide à distinguer l’étude de l’ombre de celle des images anamorphosées.
La fiche Viète François ouvre le volet consacré au mathématicien dont Vaulézard compte parmi les premiers traducteurs en français des œuvres.
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