Histoire et cultureNotion · Glossaire
zéro cardinal
Dans la numération maya, le zéro cardinal et le zéro ordinal sont deux formes de zéro, représentées par des glyphes distincts et définies par leur fonction. Le zéro cardinal sert à représenter une durée, tandis que le zéro ordinal marque le début ou la fin d’un cycle, notamment calendaire. Pour les distinguer, il faut donc déterminer ce que le zéro exprime.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Relier le zéro cardinal à la représentation des durées mayas.
- Distinguer le zéro cardinal du zéro ordinal par leur fonction.
- Appliquer ce critère à un passage de codex consacré au calcul du temps.
- Conserver les nuances historiques sur la date d'attestation et le domaine d'usage.
En clair
Imaginez deux inscriptions mayas contenant chacune un signe pour zéro. Dans un calcul de temps, l'une emploie ce signe pour représenter une durée : c'est le zéro cardinal. L'autre marque le début ou la fin d'un cycle : c'est le zéro ordinal.
La différence tient donc au rôle du signe, pas au fait qu'il vaille zéro. Les Mayas rendaient cette distinction visible par deux glyphes distincts, dans la notation point-barre comme dans la numération à glyphes.
Définition
Dans les systèmes de numération mayas décrits par les monuments et les codex, le zéro cardinal est la forme de zéro employée pour représenter des durées. Ces systèmes servaient principalement aux calculs du temps et à la gestion de calendriers organisés en cycles.
Le zéro ordinal remplit un autre rôle : il marque le début ou la fin d'un cycle. La numérotation maya des jours du mois commençait ainsi à 0, alors que l'usage actuel pris comme comparaison dans la source commence à 1. Les deux zéros sont représentés par des glyphes distincts.
Cette distinction de fonction traverse deux modes d'écriture : le système positionnel maya en notation point-barre et les systèmes de numération à glyphes. Son usage est attesté dès environ 500 avant J.-C. Identifier un zéro demande donc d'examiner ce qu'il exprime dans l'inscription : une durée, ou une position au seuil d'un cycle.
Un exemple, pas à pas
Supposons qu'un passage d'un codex contienne un zéro dans un calcul de calendrier. Il faut déterminer lequel des deux rôles il remplit, sans se fier au seul mot « zéro ».
Données.
Le support est un codex maya.
Le passage concerne un calcul de temps.
Le zéro examiné entre dans la représentation d'une durée, et non dans la numérotation du début d'un cycle.
Le support est un codex maya.
Le passage concerne un calcul de temps.
Le zéro examiné entre dans la représentation d'une durée, et non dans la numérotation du début d'un cycle.
1. On repère d'abord la fonction du passage : il exprime une durée.
2. On écarte le rôle ordinal, réservé ici au début ou à la fin d'un cycle.
3. On classe donc le signe comme zéro cardinal.
2. On écarte le rôle ordinal, réservé ici au début ou à la fin d'un cycle.
3. On classe donc le signe comme zéro cardinal.
Le contrôle consiste à reformuler l'information : si le zéro porte sur une durée, le classement cardinal est cohérent. Si le passage numérotait le seuil d'un cycle, il faudrait au contraire retenir le zéro ordinal.
En pratique
Dans un calcul de durée transmis par un monument ou un codex, on cherche la fonction tenue par chaque zéro. Lorsqu'il participe à la durée, on le lit comme un zéro cardinal.
Dans la numérotation des jours d'un mois maya, le repère observable change : le comptage commence à 0. Ce zéro de départ relève du rôle ordinal, et non de la durée.
La même question se pose devant une notation point-barre ou une numération à glyphes. Le bon geste reste d'identifier d'abord le contexte — durée ou seuil d'un cycle — puis de nommer le type de zéro.
À ne pas confondre
Zéro cardinal et zéro ordinal. Le critère qui les sépare est leur fonction. Un zéro inclus dans la représentation d'une durée est cardinal ; un zéro qui marque le début ou la fin d'un cycle est ordinal. La numérotation maya des jours du mois à partir de 0 tranche en faveur du second.
Rôle et mode d'écriture. « Cardinal » et « ordinal » ne désignent pas ici la notation point-barre d'un côté et la numération à glyphes de l'autre. Les deux formes de zéro apparaissent dans chacun de ces modes d'écriture.
Limites et pièges
Le glyphe seul ne suffit pas dans cette fiche. La source indique que les deux glyphes sont distincts, mais elle n'en donne pas la forme. Sans reproduction authentifiée, il faut s'appuyer sur le contexte de durée ou de cycle plutôt qu'inventer un dessin.
Une date approximative n'est pas une année exacte. L'usage du zéro est attesté dès environ 500 avant J.-C. Supprimer ce mot transformerait un repère historique approximatif en datation précise.
« Principalement » ne signifie pas « exclusivement ». Les documents transmis associent surtout ces numérations aux calculs du temps et aux calendriers. La source ne permet pas d'affirmer que tout emploi maya du zéro se réduit à ce domaine.
Le nombre 0 ne détermine pas à lui seul le type de zéro. Le symptôme du piège est un classement fondé sur la valeur sans lecture du passage. Il faut vérifier si l'inscription représente une durée ou le seuil d'un cycle.
Pour aller plus loin
Numération maya — Situer les deux fonctions du zéro dans l'ensemble du système d'écriture des nombres mayas.
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