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Histoire et cultureNotion · Glossaire
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Barrême Bertrand François de

Bertrand François de Barrême (1638-1703) est un mathématicien. Son manuel Les Comptes-Faits du grand commerce était couramment appelé « le Barrême ». De cette appellation vient le nom commun « barème », qui désigne un tableau de calcul ou de tarification.
Du nom Barrême au mot barème Quatre cartes reliées de gauche à droite : Barrême, Comptes-Faits, le Barrême, barème. Barrême Comptes-Faits le Barrême barème
Le nom de l'auteur passe à l'ouvrage appelé « le Barrême », puis au nom commun « barème ».
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer Bertrand François de Barrême entre 1638 et 1703 et à la Chambre des comptes à Paris.
  • Identifier ses deux ouvrages cités par la source.
  • Suivre la filiation de l'appellation « le Barrême » au nom commun « barème ».
  • Distinguer la personne, l'ouvrage et le tableau de calcul ou de tarification.

En clair

Pourquoi appelle-t-on « barème » un tableau de calcul ou de tarification ? Le mot remonte à Bertrand François de Barrême et au nom donné à son manuel Les Comptes-Faits du grand commerce.
La personne s'appelle Barrême ; son ouvrage était couramment désigné comme « le Barrême ». De cette appellation est issu le nom commun « barème », employé pour un tableau qui sert à calculer ou à fixer une tarification.

Définition

Bertrand François de Barrême (1638-1703) est un mathématicien et un expert de la Chambre des comptes à Paris. Son activité se situe donc à la rencontre du calcul et de la pratique comptable. La source lui attribue deux ouvrages : Les Comptes-Faits du grand commerce et Deffy arithméticien.
Les Comptes-Faits du grand commerce compte parmi les premiers manuels pratiques de comptabilité. Ses nombreuses rééditions et son appellation usuelle, « le Barrême », expliquent la postérité particulière du nom de son auteur. Le nom propre « Barrême » est à l'origine du nom commun « barème », employé dans la langue courante pour un tableau de calcul ou de tarification.
Cette filiation lexicale ne signifie pas que tout tableau numérique est un barème. Dans le sens donné ici, le tableau doit servir à effectuer un calcul ou à établir une tarification. Elle ne signifie pas davantage que Barrême aurait délibérément inventé le mot : la source établit que le mot est issu du nom donné à son ouvrage.

Un exemple, pas à pas

Suivons la chaîne attestée par la définition source. Les éléments de départ sont le nom « Bertrand François de Barrême », le titre Les Comptes-Faits du grand commerce et l'appellation courante « le Barrême ».
1. Barrême écrit Les Comptes-Faits du grand commerce, l'un des premiers manuels pratiques de comptabilité.
2. L'ouvrage est très fréquemment réédité.
3. Il est couramment désigné par le nom abrégé « le Barrême ».
4. De cette appellation est issu le nom commun « barème ».
Le contrôle se fait par le sens du mot obtenu : dans la langue courante, un barème désigne un tableau de calcul ou de tarification. La chaîne relie ainsi une personne, un ouvrage portant son nom dans l'usage, puis un nom commun. Elle n'attribue pas à Barrême l'invention volontaire de ce mot.

En pratique

Dans un document de calcul ou de tarification, le mot « barème » signale un tableau qui organise les valeurs utiles. Si le document ne présente qu'un montant isolé, la définition donnée ici ne suffit pas à le qualifier de barème : il faut chercher le tableau qui règle le calcul ou la tarification.
Dans une référence historique, « le Barrême » peut désigner Les Comptes-Faits du grand commerce. Le contexte permet alors de choisir entre l'ouvrage et son auteur : un titre de manuel renvoie au livre, tandis que le nom complet « Bertrand François de Barrême » renvoie à la personne.
Pour retrouver la trace mathématique de Barrême, il faut aussi conserver le titre Deffy arithméticien. Cette mention complète le portrait de l'auteur, alors que le mot courant « barème » provient, dans la source, de l'appellation donnée aux Comptes-Faits.

À ne pas confondre

Bertrand François de Barrême et « le Barrême ». Le premier est le mathématicien ayant vécu de 1638 à 1703. Le second est l'appellation courante de son ouvrage Les Comptes-Faits du grand commerce. Le nom complet ou le titre du livre permet de trancher.
« Le Barrême » et un barème. Avec l'article défini et la majuscule, la source nomme l'ouvrage. Avec une minuscule, « barème » est le nom commun d'un tableau de calcul ou de tarification. Une mention bibliographique renvoie au livre ; un document qui organise des valeurs renvoie au sens courant.

Limites et pièges

Une origine n'est pas nécessairement une invention volontaire. Dire que « barème » est issu de « Barrême » décrit une filiation entre le nom de l'ouvrage et le mot courant. Rien dans la source ne permet d'affirmer que l'auteur a créé lui-même ce mot ; il faut donc s'en tenir à cette origine.
« L'un des premiers » ne signifie pas « le premier ». Les Comptes-Faits du grand commerce est présenté comme l'un des premiers manuels pratiques de comptabilité. Transformer cette formule en priorité absolue dépasserait l'information disponible.
Les deux ouvrages n'ont pas la même trace lexicale dans la source. L'appellation « le Barrême » concerne les Comptes-Faits, dont dérive le mot « barème ». Deffy arithméticien atteste une autre publication de l'auteur, sans que la même filiation lui soit attribuée.
Le nom propre et le nom commun n'ont pas la même orthographe. La personne et l'appellation de l'ouvrage s'écrivent « Barrême », avec deux r et une majuscule. Le tableau de calcul ou de tarification s'écrit « barème », avec un seul r et une minuscule.

Pour aller plus loin

La fiche arithmétique prolonge le versant mathématique signalé par le titre Deffy arithméticien.
L'article Des matrices et des graphes en comptabilité montre d'autres liens entre outils mathématiques et pratiques comptables.
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