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GéométrieNotion · Glossaire

balle Temari

Un temari est une balle décorative brodée, issue d’un art traditionnel pratiqué au Japon. Ancien jouet, il est aujourd’hui conçu comme objet d’art ou porte-bonheur, généralement orné de motifs géométriques ou floraux.
balle Temari
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier les caractéristiques visibles d’un temari.
  • Situer son origine chinoise et son introduction au Japon.
  • Distinguer son ancienne fonction de jouet de son statut actuel d’objet d’art ou de porte-bonheur.
  • Éviter de déduire une date ou une provenance à partir du seul motif.

En clair

Imaginez une balle dont la surface devient le support d’une broderie minutieuse. Des motifs géométriques ou floraux l’habillent jusqu’à transformer un ancien jouet en objet à contempler ou à offrir comme porte-bonheur. Cette balle brodée est un temari, aussi nommé goten-mari.
Le motif est essentiel pour la reconnaître, mais il n’en raconte pas seul toute l’histoire. Le temari relie un support en forme de balle, un travail de broderie et une tradition passée de l’usage enfantin à l’objet d’art.

Définition

Le temari, également appelé goten-mari, est un art traditionnel originaire de Chine et introduit au Japon entre le 15e et le 16e siècle. Le nom désigne la balle décorée selon cette tradition : sa surface porte des motifs traditionnels géométriques ou floraux exécutés avec les mêmes techniques de broderie que celles employées pour les kimonos.
À l’origine, le temari était un jouet d’enfant confectionné à partir de morceaux de tissu et de soie. Sa fabrication s’est progressivement raffinée. L’apparition des balles en caoutchouc l’a ensuite définitivement supplanté dans la fonction de jouet.
Aujourd’hui, un temari relève donc de l’objet d’art ou du porte-bonheur plutôt que du jouet courant. Un décor floral et un décor géométrique sont deux possibilités données par la tradition ; aucun de ces deux types de motif ne suffit, à lui seul, à dater l’objet ou à établir sa provenance.

Un exemple, pas à pas

Une notice doit décrire une balle couverte de broderie sans lui attribuer une histoire qu’elle ne prouve pas. Les données observables sont la forme de balle, la présence de broderie et un décor composé de motifs géométriques répétés.
1. Relevez d’abord le support : il s’agit bien d’une balle.
2. Identifiez ensuite la technique visible : la surface est brodée.
3. Décrivez le décor sans l’interpréter davantage : les formes répétées constituent ici un motif géométrique.
4. Rapprochez ces trois indices de la définition : l’objet peut être décrit comme un temari, ou goten-mari.
5. Limitez enfin la conclusion : ces indices ne donnent ni une date de fabrication ni un lieu de provenance précis.
Le contrôle est refaisable : si la notice mentionne la balle, la broderie et le type de motif, elle décrit ce qui est visible ; si elle affirme un siècle ou un pays de fabrication, elle dépasse les données disponibles.

En pratique

Pour identifier un objet, observez ensemble sa forme de balle, sa surface brodée et son motif traditionnel géométrique ou floral. Une balle en caoutchouc destinée au jeu relève d’une autre fonction et ne devient pas un temari par sa seule forme.
Pour décrire le décor, choisissez le terme correspondant à ce qui est visible : « géométrique » lorsque l’organisation repose sur des formes, « floral » lorsqu’elle représente des fleurs. Il n’est pas nécessaire de transformer toute régularité en calcul.
Pour présenter l’objet, distinguez sa fonction ancienne de sa place actuelle. Le temari a été un jouet d’enfant ; il est aujourd’hui présenté comme objet d’art ou porte-bonheur. Cette distinction évite de confondre histoire de l’usage et usage présent.

À ne pas confondre

Un temari ne se confond pas avec une balle en caoutchouc ordinaire. Le critère décisif n’est pas seulement la forme ronde : le temari est un objet brodé relevant aujourd’hui de l’art ou du porte-bonheur, tandis que la balle en caoutchouc a précisément remplacé l’ancien jouet dans l’usage ludique.
Le temari ne se réduit pas non plus à un motif géométrique isolé. Un dessin géométrique sur un autre support n’est pas un temari ; il faut considérer conjointement la balle, la broderie et la tradition à laquelle l’objet se rattache.

Limites et pièges

Le mot « traditionnel » ne permet pas de dater un exemplaire. La tradition est ancienne, mais un objet observé peut être actuel. En l’absence de notice fiable, décrivez les matériaux, la broderie et le motif sans attribuer un siècle de fabrication.
L’origine chinoise de l’art et son introduction au Japon entre le 15e et le 16e siècle ne prouvent pas le lieu de fabrication d’une balle particulière. Il faut séparer l’histoire générale de la tradition et la provenance documentée de l’objet.
La mention des techniques de broderie employées pour les kimonos décrit une parenté technique. Elle ne signifie pas qu’un temari est nécessairement fabriqué dans un kimono. Sans information matérielle propre à l’exemplaire, cette conclusion serait abusive.

Pour aller plus loin

Le temari offre une entrée concrète dans l’étude des rapports entre textile et géométrie. On peut prolonger l’observation en comparant la manière dont différentes traditions organisent des formes sur un support textile, sans supposer qu’elles ont la même origine ni la même technique.
L’article Géométrie dans les textiles andins ouvre cette comparaison sur un autre ensemble textile et aide à distinguer motif géométrique et contexte culturel.
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