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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Bashforth Francis

Francis Bashforth est un mathématicien anglais spécialiste des mathématiques appliquées. Il est principalement connu pour son rôle dans l'édition d'un texte d'Adams consacré à la méthode numérique d'intégration des équations différentielles ordinaires appelée méthode d'Adams-Bashforth.
Chronologie de Francis Bashforth Naissance en 1819, édition du texte d'Adams en 1883, décès en 1912. 1819 1883 1912 naissance édition du texte d'Adams décès
La chronologie distingue les dates biographiques du fait éditorial de 1883.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier Francis Bashforth et ses domaines de recherche.
  • Comprendre son rôle éditorial en 1883.
  • Distinguer ce rôle de l'attribution essentielle à John Couch Adams.

En clair

Francis Bashforth est un mathématicien anglais qui a travaillé sur des problèmes où les mathématiques décrivent des phénomènes concrets. À Woolwich, il a notamment étudié la capillarité et la balistique, deux domaines très différents mais liés aux mathématiques appliquées.
Son nom reste surtout associé à une méthode numérique. En 1883, il a édité un texte d'Adams consacré au calcul approché de l'évolution de phénomènes décrits par des équations différentielles ordinaires. Cette méthode porte le nom d'Adams-Bashforth, tout en étant attribuée essentiellement à John Couch Adams.

Définition

Francis Bashforth est un mathématicien anglais, né en 1819 et mort en 1912, dont les travaux relèvent des mathématiques appliquées. Il a été professeur à l'École d'artillerie de Woolwich. Ses recherches ont porté notamment sur la capillarité et la balistique.
Bashforth est principalement connu pour avoir édité en 1883 le texte de John Couch Adams relatif à une méthode numérique d'intégration des équations différentielles ordinaires. Une équation différentielle ordinaire relie une fonction inconnue d'une seule variable à certaines de ses dérivées. L'intégration numérique consiste ici à calculer des valeurs approchées de cette fonction à partir d'informations disponibles à des instants successifs.
Une méthode Adams-Bashforth à k pas, avec k≥2, est un schéma multi-pas explicite. « Multi-pas » signifie qu'un nouveau calcul utilise plusieurs valeurs déjà obtenues ; « explicite » signifie que la nouvelle valeur se calcule directement à partir de ces valeurs connues. La variante AB1 est, elle, une méthode à un seul pas. Le nom de Bashforth rappelle son rôle éditorial, tandis que l'attribution essentielle de la méthode revient à John Couch Adams. Elle est largement utilisée en analyse numérique.

Un exemple, pas à pas

On peut suivre le lien entre Bashforth et la méthode d'Adams-Bashforth à partir du cas historique décrit par la source. Les données sont les suivantes : un texte de John Couch Adams, une édition réalisée par Francis Bashforth, l'année 1883 et une méthode numérique d'intégration des équations différentielles ordinaires.
Pour voir le geste d'une variante Adams-Bashforth à deux pas, prenons l'équation différentielle y′ = y avec un pas h = 0,1. Supposons que deux valeurs déjà disponibles soient y₀ = 1 à l'instant t₀ et y₁ = 1,1 à l'instant suivant t₁ ; les informations utilisées sont alors f₀ = 1 et f₁ = 1,1, où f désigne la dérivée évaluée à ces deux instants.
1. La formule AB2 utilise ces deux valeurs de dérivée : y₂ = y₁ + h(3f₁ − f₀)/2.
2. En remplaçant par les données fournies, on obtient y₂ = 1,1 + 0,1(3 × 1,1 − 1)/2 = 1,215.
3. Le résultat suivant est donc la valeur approchée y₂ = 1,215 à l'instant t₂ ; le calcul est explicite parce que seules des valeurs déjà connues interviennent.
Le résultat de cette lecture est une attribution nuancée : Bashforth a rendu le texte accessible sous forme éditée, mais le nom et la méthode ne transforment pas ce rôle en découverte principalement attribuée à Bashforth. Le contrôle consiste à vérifier séparément l'année 1883, le nom d'Adams et les deux propriétés « multi-pas » et « explicite ».

En pratique

Dans une situation de capillarité, les mathématiques appliquées servent à représenter un phénomène lié aux interfaces entre liquides et solides. Le travail consiste à mobiliser le modèle mathématique adapté au phénomène étudié, plutôt qu'à appliquer automatiquement la méthode d'Adams-Bashforth.
Dans un problème de balistique, les équations différentielles ordinaires peuvent décrire une évolution au cours du temps. Lorsque la solution exacte n'est pas calculée directement, une méthode numérique d'intégration fournit des valeurs approchées à des instants successifs.
Pour une variante Adams-Bashforth à plusieurs pas, le geste caractéristique est de réutiliser plusieurs valeurs déjà calculées afin d'obtenir directement la suivante. AB1 est une méthode à un seul pas ; c'est l'alternative à considérer lorsque plusieurs valeurs antérieures ne sont pas disponibles. Le critère observable est alors la quantité d'historique numérique déjà construite.

À ne pas confondre

Francis Bashforth et John Couch Adams ne désignent pas le même rôle. Le critère testable est l'action associée à chacun dans la source : Adams est essentiellement lié à l'attribution de la méthode, tandis que Bashforth est lié à l'édition du texte en 1883. Une mention de l'éditeur ne suffit donc pas à conclure que Bashforth est l'auteur principal de la méthode.
Francis Bashforth ne désigne pas non plus la méthode d'Adams-Bashforth. Le premier est une personne, professeur et chercheur ; la seconde est un schéma numérique multi-pas à pas explicite. Le cas qui tranche est grammatical : on peut dire que Bashforth a édité un texte, mais qu'une équation différentielle est intégrée par la méthode.

Limites et pièges

Le piège historique consiste à faire de Francis Bashforth le découvreur principal de la méthode. Le symptôme est une phrase qui attribue sans nuance la méthode d'Adams-Bashforth à Bashforth seul. Il faut conserver la distinction donnée par la source : Bashforth a édité en 1883 le texte d'Adams, et la méthode est essentiellement attribuée à John Couch Adams.
Le piège technique consiste à entendre « explicite » comme « exacte ». Un schéma explicite calcule directement une nouvelle valeur à partir de valeurs connues ; il ne supprime pas le caractère approché de l'intégration numérique. Il faut donc parler de valeurs approchées et ne pas présenter une sortie numérique comme la solution exacte.
Le mot « multi-pas » ne signifie pas que la méthode convient à toute équation différentielle. Il indique seulement l'utilisation de plusieurs valeurs déjà obtenues. Si cet historique numérique manque, une méthode à un seul pas constitue l'alternative à examiner ; la fiche source ne fournit pas de condition numérique plus précise.

Pour aller plus loin

La fiche consacrée à la méthode d'Adams-Bashforth prolonge directement le rôle historique de Bashforth : elle permet d'examiner le schéma numérique lui-même, ses pas successifs et son usage pour l'intégration d'équations différentielles ordinaires. Cette ouverture sépare la biographie de la méthode tout en conservant le lien documenté entre les deux.
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