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AlgèbreNotion · Glossaire

candidat solution

Quand une résolution fournit une valeur, il faut encore la vérifier dans l'équation initiale. Jusqu'à ce contrôle, c'est un candidat solution : la vérification peut écarter une solution parasite.
Candidats solutions sur une droite graduée Le candidat 0 est rejeté et le candidat 3 est validé. Vérification dans l’équation initiale −1 0 1 2 3 4 0 : rejeté 3 : validé
Sur la droite graduée, 0 est rejeté par l'équation initiale et 3 est validé.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Définir la locution comme une étape provisoire.
  • Vérifier une valeur dans l'équation initiale.
  • Reconnaître une solution parasite après une transformation.

En clair

Quand on résout une équation, on trouve parfois plusieurs valeurs possibles pour l'inconnue. Une valeur obtenue pendant les calculs est un candidat solution : elle doit encore être remise dans l'équation de départ.
Par exemple, un calcul peut produire 0 et 3. Si 0 ne rend pas les deux membres égaux dans l'équation initiale, cette valeur est écartée. Seule la valeur qui réussit cette vérification est finalement une solution.

Définition

Un candidat solution est une valeur de l'inconnue obtenue au cours de la résolution d'une équation, mais dont le statut n'est pas encore établi. La formulation met l'accent sur le caractère provisoire du résultat : une valeur calculée n'est une solution que si elle vérifie l'équation initiale.
Cette précaution devient nécessaire lorsque l'on transforme l'équation. Une opération équivalente conserve exactement les solutions, tandis qu'une opération seulement impliquée peut ajouter des valeurs qui satisfont la nouvelle relation sans satisfaire la relation de départ. L'élévation au carré est un cas classique : elle transforme une égalité de nombres en une égalité de leurs carrés, laquelle ne conserve pas toujours le signe.
Le terme « candidat solution » relève d'un usage pédagogique et ne remplace pas la définition mathématique d'une solution. La vérification se fait dans le domaine où l'équation initiale est définie, en tenant compte des dénominateurs non nuls et des expressions sous une racine carrée. Une valeur qui échoue est une solution parasite, aussi appelée solution extrinsèque dans certains contextes.

Un exemple, pas à pas

Considérons l'équation √(x + 1) = x − 1. On cherche les valeurs réelles de x qui la rendent vraie. Les données utiles sont les suivantes : le membre de gauche impose x + 1 ≥ 0, et le membre de droite doit être positif ou nul puisque c'est égal à une racine carrée.
La condition x − 1 ≥ 0 donne x ≥ 1. On élève ensuite les deux membres au carré :
x+1=(x1)2x+1=(x-1)^2
La simplification donne x² − 3x = 0, puis x = 0 ou x = 3. Ces deux valeurs sont des candidats solutions issus du calcul.
La vérification dans l'équation de départ tranche le cas : pour x = 0, √1 = −1 est faux ; pour x = 3, √4 = 2 est vrai. Le résultat est donc x = 3, tandis que 0 est une solution parasite. Le contrôle est refaisable en remplaçant chaque candidat dans les deux membres.

En pratique

Dans une équation avec une racine carrée, on détermine d'abord où l'expression est définie, puis on vérifie chaque valeur trouvée dans l'équation de départ. Cette vérification est le geste qui transforme un candidat en solution.
Dans une équation avec des fractions, on exclut les valeurs qui annulent un dénominateur avant de conclure. Une valeur interdite peut apparaître après une simplification, mais elle ne peut pas être retenue.
Dans un problème appliqué, on compare enfin les candidats aux contraintes de la situation. Une longueur négative ou un nombre de personnes non entier peut satisfaire un calcul intermédiaire, sans représenter une réponse possible.

À ne pas confondre

Un candidat solution n'est pas encore une solution de l'équation. Le critère testable est la substitution dans l'équation initiale : si les deux membres prennent la même valeur dans le domaine autorisé, le candidat est validé ; sinon, il est rejeté. Dans l'exemple √(x + 1) = x − 1, 3 est validé et 0 est rejeté.
Une solution parasite n'est pas une deuxième catégorie de candidat. C'est le nom donné au candidat qui a été produit par une transformation non réversible et qui échoue ensuite au test initial. Le mot « candidat » décrit l'étape du raisonnement ; « parasite » décrit l'issue d'une vérification négative.

Limites et pièges

Une élévation au carré peut perdre une information de signe. Dans l'équation √(x + 1) = x − 1, le calcul carré produit x = 0 et x = 3, mais la condition initiale x ≥ 1 exclut déjà 0. Le symptôme est une valeur qui vérifie l'équation transformée sans vérifier l'équation de départ ; il faut alors revenir à la relation initiale.
Une simplification par une expression peut aussi créer un piège si cette expression peut être nulle. Par exemple, multiplier ou diviser par x exige de traiter séparément le cas x = 0. Une valeur exclue par le domaine n'est pas un candidat admissible, même si elle apparaît dans une forme simplifiée.
Enfin, le terme n'est pas une appellation mathématique universelle. Il s'agit d'une locution pédagogique pour rappeler une étape de contrôle ; dans une rédaction formelle, on précise directement l'ensemble des solutions et les vérifications effectuées.

Pour aller plus loin

Le même réflexe vaut pour toute résolution : repérer le domaine de définition, distinguer les transformations réversibles des implications, puis contrôler les valeurs retenues dans l'énoncé initial. Cette méthode relie la technique de calcul à la notion de solution, au lieu de confondre une équation intermédiaire avec le problème posé.
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