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GéométrieNotion · Glossaire

deltaèdre

Un deltaèdre est un polyèdre dont toutes les faces sont des triangles équilatéraux isométriques, c’est-à-dire superposables par un déplacement. Cette définition porte sur les faces : le solide peut être convexe ou non convexe. Parmi les deltaèdres convexes, huit existent ; le tétraèdre, l’octaèdre et l’icosaèdre sont les trois qui sont aussi des polyèdres réguliers.
Tétraèdre à quatre faces Schéma d'un tétraèdre avec les sommets A, B, C et D et six arêtes. A B C D 4 faces
Le tétraèdre régulier offre un exemple de deltaèdre : ses quatre faces sont des triangles équilatéraux identiques.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Définir les faces d'un deltaèdre.
  • Distinguer les 8 deltaèdres convexes des deltaèdres non convexes.
  • Reconnaître le tétraèdre, l'octaèdre et l'icosaèdre comme les trois cas réguliers.
  • Éviter la confusion entre deltaèdre et polyèdre régulier.

En clair

Imaginez un solide fermé construit avec des triangles équilatéraux, comme un assemblage de petites faces parfaitement régulières. Pour qu'il soit un deltaèdre, toutes ses faces doivent avoir la même forme et les mêmes dimensions, même si le solide entier peut prendre des aspects très différents.
Le tétraèdre régulier est l'exemple le plus court à compter : il possède 4 faces triangulaires. En pliant ou en assemblant des triangles équilatéraux autrement, on obtient aussi des formes non convexes ; il existe alors une infinité de possibilités.

Définition

Un polyèdre est un solide limité par des faces planes polygonales. Un deltaèdre est un polyèdre dont chaque face est un triangle équilatéral et dont toutes ces faces sont isométriques, c'est-à-dire superposables par un déplacement. Cette condition porte sur les faces, pas sur la forme globale du solide.
La convexité distingue une famille finie d'une famille infinie. Un deltaèdre convexe ne présente aucun renfoncement, tandis que les deltaèdres non convexes peuvent être assemblés de manières infiniment nombreuses. Il existe exactement 8 deltaèdres convexes.
Parmi les 8 deltaèdres convexes, 3 sont réguliers : le tétraèdre possède 4 faces, l'octaèdre 8 et l'icosaèdre 20. Un polyèdre régulier a des faces régulières identiques et des sommets de même degré. Les 5 autres deltaèdres convexes ont 6, 10, 12, 14 ou 16 faces ; ils ne sont pas réguliers, car leurs sommets ne sont pas tous équivalents.

Un exemple, pas à pas

Prenons le tétraèdre régulier comme exemple conducteur. Pour vérifier qu'il appartient à la famille des deltaèdres convexes, on dispose de deux informations : il possède 4 faces et chacune est un triangle équilatéral identique aux trois autres.
Étape 1 : le tétraèdre est un polyèdre, car sa surface est formée de faces planes polygonales.
Étape 2 : chacune de ses faces est triangulaire et équilatérale.
Étape 3 : les 4 faces sont isométriques entre elles.
Étape 4 : le solide est convexe.
Le verdict est donc positif : le tétraèdre régulier est un deltaèdre convexe. Il est aussi un polyèdre régulier, puisque ses faces régulières sont identiques et que tous ses sommets ont le même degré. Le contrôle reprend exactement les critères annoncés, sans confondre le nombre de faces avec la régularité.

En pratique

Pour reconnaître un deltaèdre sur un modèle, observez d'abord ses faces : chacune doit être un triangle équilatéral, et toutes doivent être superposables. Une face triangulaire isolée ne suffit donc pas à conclure.
Pour classer le modèle, vérifiez ensuite s'il est convexe. Cette observation sépare les 8 deltaèdres convexes de l'infinité des deltaèdres non convexes.
Enfin, comptez les faces et examinez les sommets. Un modèle à 4, 8 ou 20 faces peut être respectivement le tétraèdre, l'octaèdre ou l'icosaèdre régulier ; pour les autres nombres donnés par la classification convexe, l'équivalence de tous les sommets n'est pas acquise.

À ne pas confondre

Un deltaèdre ne se confond pas avec un polyèdre régulier. Le critère testable du deltaèdre concerne des faces triangulaires équilatérales isométriques ; celui du polyèdre régulier exige en plus des sommets tous de même degré. Les cinq deltaèdres convexes à 6, 10, 12, 14 ou 16 faces sont des contre-exemples à l'implication inverse : ils sont deltaédriques sans être réguliers.
Un deltaèdre ne se confond pas non plus avec un simple assemblage de triangles. Le cas qui tranche est un assemblage non fermé ou composé de triangles non équilatéraux : il ne constitue pas le polyèdre défini ici, même si sa surface semble triangulée.

Limites et pièges

Le mot « deltaèdre » ne signifie pas que le solide est convexe. Un renfoncement visible signale un deltaèdre non convexe possible ; il faut alors appliquer la définition aux faces, sans limiter artificiellement la famille aux 8 cas convexes.
Le nombre de faces ne suffit pas à établir la régularité. Les 5 deltaèdres convexes non réguliers ont respectivement 6, 10, 12, 14 et 16 faces : le symptôme est que leurs sommets ne sont pas tous équivalents. Il faut donc examiner les sommets après avoir contrôlé les faces.
À l'inverse, les nombres 4, 8 et 20 identifient dans la classification fournie les trois deltaèdres convexes qui sont aussi des polyèdres réguliers : tétraèdre, octaèdre et icosaèdre. Cette liste ne décrit pas les deltaèdres non convexes, dont le nombre est infini.

Pour aller plus loin

Le deltaèdre invite à distinguer deux niveaux de classification : la forme locale de chaque face, toujours triangulaire équilatérale, et l'organisation globale des faces et des sommets. Cette séparation explique comment des solides convexes peuvent partager le même type de faces tout en différant par leur nombre de faces et par la régularité de leurs sommets.
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