Histoire et cultureNotion · Glossaire
Jacquier François
François Jacquier est un mathématicien et physicien français de l’Ordre des franciscains, également ingénieur et professeur. Il collabore avec Thomas Le Seur et est surtout connu pour ses commentaires des Principia Mathematica de Newton, où il souligne l’importance de la mécanique d’Euler pour comprendre l’œuvre newtonienne, ainsi que pour ses travaux sur le calcul intégral.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Situer François Jacquier entre 1711 et 1788 et identifier ses fonctions.
- Relier précisément 1739 aux commentaires sur Newton et à la Mechanica d’Euler.
- Distinguer le traité de perspective de 1755 des Élémens du calcul intégral de 1768.
- Reconnaître le rôle de Thomas Le Seur sans lui attribuer toute l’œuvre de Jacquier.
En clair
Au XVIIIe siècle, François Jacquier passe l’essentiel de sa vie à Rome. En 1739, il commente les Principia Mathematica de Newton. Il attire alors l’attention sur la Mechanica d’Euler pour mieux éclairer l’œuvre newtonienne. Ce rapprochement résume bien son activité : lire, enseigner et relier les mathématiques de son temps.
Franciscain, mathématicien et physicien, il travaille aussi comme ingénieur et professeur en Italie. Ses publications touchent notamment le calcul intégral et la perspective.
Définition
François Jacquier (1711-1788) est un mathématicien et physicien français de l’Ordre des franciscains. Entré dans les ordres à seize ans, il vit principalement à Rome. Il y approfondit les mathématiques ainsi que le grec et l’hébreu. Il exerce aussi des fonctions d’ingénieur et de professeur dans plusieurs collèges et villes d’Italie, tout en restant en relation avec les sociétés savantes européennes de son époque.
Une part importante de ses recherches est réalisée avec le franciscain Thomas Le Seur. Dans ses commentaires sur les Principia Mathematica de Newton, Jacquier signale dès 1739 l’intérêt de la Mechanica d’Euler pour comprendre l’œuvre newtonienne. Cette activité de commentaire relie donc deux textes majeurs mentionnés par la source, sans confondre leurs auteurs avec le commentateur.
Jacquier publie aussi un traité de perspective en 1755, puis les Élémens du calcul intégral en 1768. Ce dernier ouvrage est réputé très complet pour son époque. Ces jalons montrent un travail partagé entre transmission des mathématiques, étude de la physique et production de traités.
Un exemple, pas à pas
Pour situer François Jacquier sans mêler les dates, on construit une courte chronologie à partir de quatre données : sa vie, de 1711 à 1788 ; les commentaires de 1739 ; le traité de perspective de 1755 ; les Élémens du calcul intégral de 1768.
1. On place 1739 en premier : cette année correspond au signalement de l’importance de la Mechanica d’Euler dans les commentaires sur Newton.
2. On place ensuite 1755 : c’est la date du traité de perspective.
3. On place enfin 1768 : c’est la date des Élémens du calcul intégral.
4. On contrôle l’ordre obtenu : 1739 < 1755 < 1768, et les trois jalons se trouvent bien entre 1711 et 1788.
2. On place ensuite 1755 : c’est la date du traité de perspective.
3. On place enfin 1768 : c’est la date des Élémens du calcul intégral.
4. On contrôle l’ordre obtenu : 1739 < 1755 < 1768, et les trois jalons se trouvent bien entre 1711 et 1788.
La frise rend ce contrôle visible : chaque année reste attachée à une contribution précise, sans transformer toute la carrière de Jacquier en une seule publication.
En pratique
Pour lire une notice bibliographique, associez d’abord chaque date à son titre : 1755 au traité de perspective et 1768 aux Élémens du calcul intégral. Une chronologie est préférable à un résumé continu lorsque plusieurs ouvrages risquent d’être mélangés.
Pour étudier les commentaires sur Newton, repérez séparément l’auteur commenté, Newton, l’auteur mobilisé pour l’éclairer, Euler, et le commentateur, Jacquier. Cette lecture par rôles évite une attribution erronée.
Pour présenter la carrière de Jacquier, distinguez enfin ses statuts de ses domaines : franciscain, ingénieur et professeur d’un côté ; mathématiques, physique et langues anciennes de l’autre. Une fiche thématique convient mieux qu’une simple liste de métiers si l’on veut montrer ces relations.
À ne pas confondre
François Jacquier et Thomas Le Seur. Ce sont deux franciscains distincts qui ont collaboré. La mention d’un travail commun ne fait pas de Le Seur un autre nom de Jacquier ; la présence de deux noms tranche le cas.
Commentateur et auteurs commentés. Jacquier commente les Principia Mathematica de Newton et souligne l’apport de la Mechanica d’Euler. Le titre cité permet de distinguer Newton et Euler, auteurs des œuvres évoquées, de Jacquier, qui les met en relation.
Limites et pièges
Une date, un fait précis. Le jalon 1739 concerne les commentaires sur Newton et la place accordée à la Mechanica d’Euler. Si cette date est attachée au traité de perspective ou aux Élémens du calcul intégral, la chronologie est fausse ; il faut revenir respectivement à 1755 et 1768.
Une collaboration n’englobe pas toute une œuvre. La source indique qu’une partie importante des travaux est menée avec Thomas Le Seur. Elle ne permet pas d’attribuer automatiquement chaque publication aux deux hommes ; il faut conserver une formulation limitée aux travaux explicitement communs.
« Très complet » reste une appréciation située. Cette réputation concerne les Élémens du calcul intégral et leur époque. Elle ne signifie ni que l’ouvrage couvre le calcul intégral actuel, ni qu’il constitue à lui seul l’ensemble des travaux de Jacquier.
Pour aller plus loin
Newton Isaac — Pour replacer l’auteur des Principia Mathematica au cœur du texte commenté par Jacquier.
Euler Leonhard — Pour identifier l’auteur de la Mechanica, dont Jacquier souligne l’intérêt en 1739.
Les fluxions de Newton — Pour prolonger le contexte historique du calcul chez Newton.
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