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Probabilités et statistiquesNotion · Glossaire
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Kersseboom Willem

Willem Kersseboom est un pionnier néerlandais de la démographie mathématique. Il analyse quantitativement les populations selon leur répartition géographique et leur structure par âge, à partir de registres d’état civil et d’une table de mortalité qu’il élabore grâce aux données des rentes viagères.
Chronologie des traités de Willem Kersseboom Un traité en 1738, deux traités en 1742, puis leur réédition commune en 1748. 1738 1742 1748 1 traité 2 traités 3 traités au total Réédition des 3 traités Essais d'arithmétique politique
Un traité paraît en 1738, deux en 1742 ; les trois sont réédités ensemble en 1748 sous un titre commun.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer Willem Kersseboom dans l'histoire de la démographie mathématique.
  • Relier ses analyses aux registres d'état civil, aux rentes viagères et à la table de mortalité.
  • Associer 1738, 1742 et 1748 aux étapes exactes de publication et de réédition.
  • Distinguer répartition géographique et structure par âge.

En clair

En 1738, aux Pays-Bas, Willem Kersseboom publie le premier de trois traités consacrés à l'étude quantitative des populations. Son geste consiste à partir de traces administratives concrètes : les registres d'état civil et les données de rentes viagères.
En organisant ces données, il décrit plusieurs provinces selon deux angles faciles à saisir : où vivent les habitants et comment ils se répartissent par âge. Sa table de mortalité inscrit ce travail parmi les débuts de la démographie mathématique.

Définition

Willem Kersseboom (1690-1771) est un démographe et expert financier néerlandais, pionnier de la démographie mathématique. Ses fonctions officielles et son expertise en finances publiques l'amènent à étudier les populations par des données chiffrées. Il appartient ainsi à la première lignée de mathématiciens qui traitent rigoureusement la démographie, avec John Graunt, Edmund Halley et Antoine Deparcieux.
Ses trois traités — un publié en 1738 et deux en 1742 — sont réunis lors d'une réédition en 1748 sous le titre Essais d'arithmétique politique. Ils décrivent analytiquement la population de plusieurs provinces néerlandaises. L'étude porte à la fois sur sa répartition géographique et sur sa structure par âge.
Le dispositif documentaire relie deux sources : les registres d'état civil renseignent la population, tandis que les données issues des rentes viagères servent à élaborer une table de mortalité. La source fournie établit ce lien méthodologique, sans détailler les calculs de la table ni nommer les provinces étudiées.

Un exemple, pas à pas

Pour remettre les publications de Kersseboom dans leur ordre sans leur attribuer un contenu non fourni, on part de trois jalons certains : un traité en 1738, deux traités en 1742 et leur réédition commune en 1748 sous le titre Essais d'arithmétique politique.
1. On place 1738 en premier et on lui associe un traité.
2. On place 1742 ensuite et on lui associe deux autres traités.
3. On place 1748 en dernier : cette date correspond à la réédition des trois textes sous un titre commun.
4. On vérifie le décompte : un traité, puis deux traités, donnent bien trois traités réédités.
La chronologie distingue donc les publications originales de leur réunion éditoriale. Elle ne permet pas d'attribuer à chacun des trois traités un thème particulier, car la source décrit leurs travaux ensemble : population, répartition géographique, structure par âge et table de mortalité.

En pratique

Pour lire l'histoire de la démographie, le nom de Kersseboom signale un passage vers l'analyse quantitative. Le bon geste est de repérer les données mobilisées, ici les registres d'état civil et celles des rentes viagères, plutôt que de retenir seulement une liste de dates.
Pour examiner ses publications, une chronologie sépare deux opérations éditoriales : publier trois traités en 1738 et 1742, puis les rééditer ensemble en 1748. Cette distinction évite de compter la réédition comme un quatrième traité.
Pour situer son apport, on relie chaque outil à son objet : la table de mortalité organise des informations sur la mortalité, tandis que l'analyse des populations décrit aussi leur structure par âge et leur répartition entre plusieurs provinces néerlandaises.

À ne pas confondre

Willem Kersseboom et ses Essais d'arithmétique politique. Le premier est une personne ; le second est le titre donné en 1748 à la réédition de ses trois traités. Dans une chronologie, 1690-1771 repère la vie de l'auteur, tandis que 1748 repère l'édition réunie.
Registres d'état civil et table de mortalité. Les registres font partie des sources exploitées ; la table est un produit d'analyse élaboré à partir de données, notamment celles des rentes viagères. La présence de données individuelles dans une source ne transforme donc pas cette source en table.
Structure par âge et répartition géographique. La première classe une population selon les âges ; la seconde la décrit selon les territoires. Une différence entre provinces relève de la géographie, tandis qu'une différence entre groupes d'âge relève de la structure par âge.

Limites et pièges

Une chronologie n'est pas un sommaire détaillé. Les années 1738, 1742 et 1748 sont établies, mais la source ne répartit pas les thèmes entre les trois traités. Il faut donc présenter les objets d'étude comme ceux de l'ensemble des travaux, sans fabriquer une attribution traité par traité.
Une table ne livre pas ici sa recette de calcul. La source indique qu'une table de mortalité a été élaborée grâce aux données des rentes viagères, sans fournir valeurs, formule ni méthode d'estimation. Aucun taux précis ne peut être recalculé à partir de cette seule notice.
« Plusieurs provinces » reste une indication générale. Le texte atteste une analyse territoriale, mais ne nomme ni les provinces ni leur population. Pour identifier un territoire ou avancer un effectif, il faut consulter une source qui donne explicitement ces informations.

Pour aller plus loin

La table de mortalité précise l'outil statistique que les travaux de Kersseboom ont élaboré à partir des données de rentes viagères.
La fiche Graunt John situe un autre pionnier cité dans la même lignée des premiers traitements mathématiques de la démographie.
Les portraits de Halley Edmond et de Deparcieux Antoine prolongent cette histoire par les deux autres mathématiciens nommés dans la source.
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