Histoire et cultureNotion · Glossaire
papyrus de Rhind
Le papyrus de Rhind est un manuel mathématique égyptien rédigé par le scribe Ahmès vers 1650 avant J.-C. Ses 85 problèmes résolus portent sur l'arithmétique, la géométrie et l'arpentage. Son nom vient d'Henry Rhind, le collectionneur écossais qui l'acquit à Louxor en 1858, et non de son rédacteur.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier le papyrus de Rhind comme un manuel mathématique égyptien.
- Distinguer le rôle d'Ahmès de celui d'Henry Rhind.
- Situer prudemment le texte antérieur, la rédaction et l'acquisition.
- Connaître le nombre de problèmes et les trois domaines cités.
En clair
Vers 1650 avant J.-C., le scribe Ahmès rédige un document mathématique égyptien fait pour travailler : 85 problèmes y sont accompagnés de leur résolution. Les questions relèvent de l'arithmétique, de la géométrie et de l'arpentage.
Ce manuel est le papyrus de Rhind. Ahmès s'appuie sur un texte antérieur d'environ deux siècles. Le nom aujourd'hui retenu vient toutefois d'Henry Rhind, qui acquiert le document à Louxor en 1858, et non de son rédacteur.
Définition
Le papyrus de Rhind est un document mathématique égyptien à vocation pratique. Le scribe Ahmès le rédige vers 1650 avant J.-C. en prenant pour base un texte plus ancien d'environ deux siècles. Cette chronologie distingue donc le document rédigé par Ahmès du texte antérieur dont il procède.
Son contenu réunit 85 problèmes résolus. Les domaines expressément mentionnés sont l'arithmétique, la géométrie et l'arpentage : le document présente ainsi des problèmes et leurs solutions, plutôt qu'une simple liste de résultats. Le nombre 85 porte sur l'ensemble des problèmes, sans indiquer combien appartiennent à chacun des trois domaines.
L'appellation « papyrus de Rhind » renvoie à Henry Rhind, le collectionneur écossais qui l'acquiert à Louxor en 1858. Elle ne désigne donc pas son auteur. Le document est aujourd'hui conservé au British Museum.
Un exemple, pas à pas
Pour remettre les informations dans l'ordre, on part de quatre données : un texte antérieur d'environ deux siècles ; la rédaction d'Ahmès vers 1650 avant J.-C. ; l'acquisition par Henry Rhind à Louxor en 1858 ; la conservation actuelle au British Museum.
1. Deux siècles correspondent à environ 200 ans.
2. En remontant d'environ 200 ans depuis 1650 avant J.-C., on situe le texte antérieur vers 1850 avant J.-C. : cette date reste approximative.
3. On place ensuite la rédaction d'Ahmès vers 1650 avant J.-C.
4. On ajoute enfin l'acquisition de 1858, puis la conservation actuelle.
2. En remontant d'environ 200 ans depuis 1650 avant J.-C., on situe le texte antérieur vers 1850 avant J.-C. : cette date reste approximative.
3. On place ensuite la rédaction d'Ahmès vers 1650 avant J.-C.
4. On ajoute enfin l'acquisition de 1858, puis la conservation actuelle.
Le contrôle consiste à relire les rôles : Ahmès rédige le papyrus à partir d'un texte antérieur ; Henry Rhind l'acquiert bien plus tard. La frise associe ainsi chaque nom à l'action indiquée par la source, sans faire de 1850 avant J.-C. une date exacte.
En pratique
Commencez par préciser l'objet de la recherche : cherchez-vous le document et ses problèmes, ou la biographie du scribe ? Dans le second cas, la fiche Ahmès est l'entrée adaptée.
Choisissez ensuite l'échelle utile. Pour étudier un domaine du manuel, formulez une recherche ciblée sur celui-ci ; pour replacer le document dans son cadre historique, partez des mathématiques égyptiennes.
Enfin, testez toute attribution par le verbe qui accompagne le nom : « rédiger » conduit à Ahmès ; « acquérir à Louxor en 1858 » conduit à Henry Rhind. Une notice qui déduit l'auteur du titre moderne confond la dénomination du papyrus avec sa rédaction.
À ne pas confondre
Le papyrus de Rhind et Ahmès. Le premier est le document ; le second est le scribe qui le rédige vers 1650 avant J.-C. Une question sur les 85 problèmes vise le papyrus, tandis qu'une question sur le rédacteur vise Ahmès.
Ahmès et Henry Rhind. Ahmès rédige le document dans l'Égypte ancienne. Henry Rhind est le collectionneur écossais qui l'acquiert à Louxor en 1858. Le verbe associé au nom — rédiger ou acquérir — tranche la confusion.
Le papyrus et l'arpentage. Le papyrus est un manuel couvrant trois domaines ; l'arpentage n'est que l'un d'eux. Une question limitée à ce domaine relève de l'arpentage, non de la totalité du document.
Limites et pièges
Une date approximative. « Vers 1650 avant J.-C. » ne fixe pas une année exacte. Le symptôme du piège est la disparition du mot « vers » ; il faut conserver cette marque d'approximation.
Un texte antérieur seulement situé. Deux siècles avant 1650 avant J.-C. conduisent à environ 1850 avant J.-C., pas à une date certaine. Il faut présenter ce repère comme un calcul approximatif, sans lui attribuer une précision absente de la source.
Un total sans répartition. Le nombre 85 est celui des problèmes résolus du manuel. La source ne donne pas leur répartition entre géométrie, arithmétique et arpentage ; toute ventilation chiffrée demanderait une autre preuve.
Un nom qui n'est pas une signature. Lire « Rhind » comme le nom du rédacteur contredit les rôles indiqués. Il faut rattacher le nom du papyrus à l'acquéreur de 1858 et la rédaction à Ahmès.
Pour aller plus loin
La fiche Ahmès recentre la lecture sur le scribe auquel la rédaction du papyrus est attribuée.
La fiche mathématiques égyptiennes replace ce document dans le cadre historique et mathématique auquel il appartient.
La fiche arithmétique approfondit l'un des trois domaines explicitement présents dans les 85 problèmes.
La fiche arpentage précise l'activité de mesure qui forme un autre domaine du manuel.
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