GéométrieObjet géométrique · Glossaire
sphère terrestre
La sphère terrestre est un modèle qui assimile la Terre à une sphère afin de simplifier de nombreux calculs de géométrie et de navigation. Cette approximation néglige son léger aplatissement aux pôles et les irrégularités du champ de pesanteur, mieux décrits respectivement par un ellipsoïde de révolution et par le géoïde, surface équipotentielle proche du niveau moyen des océans.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier ce que simplifie le modèle sphérique.
- Relier l'aplatissement de l'ellipsoïde aux rayons équatorial et polaire.
- Distinguer une surface géométrique du géoïde équipotentiel.
- Calculer la circonférence d'un grand cercle sur un globe sphérique.
En clair
Prenez un globe et faites-le tourner entre vos mains. De loin, son contour paraît circulaire : traiter la Terre comme une boule donne donc un modèle simple pour raisonner sur les distances et la navigation.
La Terre réelle n'est pourtant pas une sphère parfaite. Sa rotation la rend légèrement renflée vers l'équateur et aplatie aux pôles. Pour gagner en précision, on passe de la sphère à un ellipsoïde, puis au géoïde, qui suit les variations du champ de pesanteur.
Définition
La sphère terrestre est un modèle géométrique : on remplace la forme réelle de la Terre par une sphère. Une sphère est déterminée par son centre et son rayon, identique dans toutes les directions. Cette approximation facilite les calculs de géométrie et de navigation lorsque les écarts à la forme réelle sont négligeables pour la précision recherchée.
Un modèle plus fidèle est l'ellipsoïde de révolution. Il possède un rayon équatorial, noté a, et un rayon polaire, noté b. Pour la Terre, a est légèrement supérieur à b : l'ellipsoïde est aplati aux pôles sous l'effet de la rotation terrestre. L'aplatissement, noté f, compare cet écart au rayon équatorial : .
Le géoïde affine encore la représentation. Ce n'est pas une surface géométrique régulière, mais une surface sur laquelle le potentiel de pesanteur, noté W, conserve une valeur constante. Elle coïncide approximativement avec le niveau moyen des océans. Le choix entre sphère, ellipsoïde et géoïde dépend donc de l'usage et de la précision requise.
De quoi c'est fait
Le modèle sphérique comprend un centre, un rayon et une surface. Le rayon relie le centre à n'importe quel point de la surface ; sa constance dans toutes les directions définit la sphère. Un axe de rotation peut aussi être indiqué pour situer les pôles et l'équateur, mais cet axe n'est pas nécessaire à la définition géométrique d'une sphère.
Dans le modèle ellipsoïdal, le rayon équatorial a et le rayon polaire b remplacent le rayon unique. Leur différence commande l'aplatissement : si a est supérieur à b, les pôles sont plus proches du centre que l'équateur. Ces données suffisent à construire une coupe méridienne du modèle et à comparer ses dimensions. L'échelle, la couleur et l'orientation du dessin ne changent pas la structure modélisée.
Un exemple, pas à pas
On modélise un globe pédagogique par une sphère. Les données sont les suivantes :
• rayon du globe : r = 10 cm ;
• valeur utilisée pour le calcul : π ≈ 3,14.
• rayon du globe : r = 10 cm ;
• valeur utilisée pour le calcul : π ≈ 3,14.
1. La longueur d'un grand cercle, par exemple le cercle représentant l'équateur, se calcule avec la circonférence C d'un cercle de rayon r : .
2. On remplace le rayon et π par les valeurs annoncées : .
3. On obtient C ≈ 62,8 cm. Le résultat est une approximation, car 3,14 est un arrondi de π.
Le schéma du modèle rend visibles le rayon de 10 cm et le grand cercle mesuré. Pour contrôler le calcul, le diamètre vaut 20 cm ; la circonférence doit donc être un peu supérieure à trois diamètres, soit un peu plus de 60 cm.
En pratique
Pour un globe scolaire ou un raisonnement d'ordre de grandeur, le modèle sphérique suffit souvent. Le geste consiste à choisir un rayon unique, puis à appliquer la géométrie de la sphère. Si l'écart entre les directions devient significatif pour le résultat attendu, on préfère l'ellipsoïde.
En navigation, la sphère fournit un cadre simple pour représenter des trajets à la surface du globe. Lorsque le calcul demande une position plus précise, l'aplatissement terrestre devient pertinent et le modèle ellipsoïdal est mieux adapté.
En géodésie, le géoïde intervient lorsque la pesanteur et une référence proche du niveau moyen des océans comptent. Le critère de choix n'est donc pas qu'un modèle soit absolument vrai, mais que son niveau de détail convienne au problème posé.
À ne pas confondre
Sphère terrestre et ellipsoïde terrestre. Une sphère possède un seul rayon dans toutes les directions ; un ellipsoïde aplati possède un rayon équatorial supérieur à son rayon polaire. Deux rayons mesurés selon ces directions tranchent donc la distinction.
Ellipsoïde et géoïde. L'ellipsoïde est une surface géométrique régulière définie par ses dimensions. Le géoïde est défini par une valeur constante du potentiel de pesanteur. Si le critère porte sur la géométrie des axes, il s'agit de l'ellipsoïde ; s'il porte sur l'équipotentialité, il s'agit du géoïde.
Limites et pièges
Prendre le modèle pour la forme réelle. Le symptôme est l'emploi d'un rayon unique alors que la différence entre équateur et pôles compte pour la précision visée. Il faut alors remplacer la sphère par un ellipsoïde de révolution.
Exiger une égalité entre la mer et le géoïde. La source indique seulement une coïncidence approximative avec le niveau moyen des océans. Quand la pesanteur est le sujet, il faut revenir à la définition exacte : le potentiel W est constant sur le géoïde.
Confondre dessin et mesure. Sur un petit schéma, l'aplatissement peut être invisible. Pour le globe pédagogique de rayon 10 cm, le calcul de 62,8 cm décrit le modèle sphérique choisi, pas une mesure de la Terre réelle. Il faut annoncer le modèle et la précision avant d'interpréter le résultat.
Pour aller plus loin
Géoïde — Approfondir la surface équipotentielle qui affine les modèles sphérique et ellipsoïdal.
Géodésie — Situer ces modèles dans la discipline qui étudie la forme et les dimensions de la Terre.
« Le géoïde, une surface unique » — Voir pourquoi la pesanteur conduit à une surface de référence plus fine.
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