Observer des phénomènes, c’est bien. Mais le scientifique veut les comprendre et, si possible, les prévoir. Sauf à s’appuyer sur une religion, il va donc imaginer une représentation simplifiée et des relations entre les paramètres qu’il a inclus dans sa simplification pour avoir une approche acceptable de la réalité.
Qu’on l’appelle théorisation ou modélisation, cette attitude scientifique existe depuis des siècles. Jean Mawhin retrace son histoire, qui a commencé par des « modèles mécaniques », essentiellement utilisés en physique et en astronomie. Déjà, des divergences ont conduit, en astronomie, du géocentrisme à l’héliocentrisme ou, en physique, à la relativité générale, conséquence de l’incompatibilité apparente entre relativité restreinte et lois de Newton.