
Pierre-Simon Laplace
Tous les dossiers de ce numéro
L'engagement politique
Laplace est le parfait exemple pour réfuter l’idée selon laquelle les scientifiques, inaccessibles et murés dans leur tour d’ivoire, sont confortablement isolés du monde qui les entoure. S’il est resté en dehors des troubles révolutionnaires, il s’est néanmoins impliqué en politique. Sénateur et chancelier, il signe par exemple la déchéance de Napoléon. Au-delà, son poste à l’Académie des sciences et son engagement lui permettent d’être au cœur du développement des Grandes Écoles en France. Cet aspect de sa vie reste encore peu étudié par les historiens.
Des travaux en mécanique céleste
La loi de la gravitation de Newton est à la base des travaux en mécanique céleste. Elle paraît pourtant parfois dysfonctionner. Ainsi, Jupiter et Saturne ne semblent pas se comporter de façon attendue ; le flux des marées est supérieur à ce que prédit la théorie. À force de travaux, Laplace découvre des phénomènes méconnus : les forces dites de Coriolis, la dynamique des marées, les résonances gravitationnelles… Le touche-à-tout normand avait même prédit l’existence des trous noirs !
Une nouvelle approche des probabilités
Bien que convaincu du fonctionnement déterministe de l’Univers, Laplace a notablement contribué au développement du calcul des probabilités, le faisant entrer dans le champ des mathématiques. On serait tenté d’y voir un paradoxe. Le savant s’intéresse en fait à des problèmes pratiques. Typiquement, comment choisir la valeur « la plus pertinente » parmi plusieurs mesures ? À partir de ses recherches, il échafaude une théorie qui conduit à la loi normale.
Tous les articles de ce numéro

♥ Marée montante

♥ La règle des douzièmes

♥♥ NormSup

♥♥ Le poids brisé

♥♥ L’étoile de l’année

♥♥ Bataille stellaire

♥♥♥ Galaxies spirales

♥♥♥ Avec Fermat et Cartan

♥♥♥ Avec Riemann et Cartan

♥♥♥ Un peu d’analyse

À la (bonne) place
L’Institut intergalactique est le temple de l’excellence, où exerce le redouté professeur Phi. Une panne lors d’une sortie est à l’origine d’une question de dénombrement.

Y’a d’la place pour les arbres
En théorie des graphes, un arbre désigne tout graphe connexe sans circuit. Combien d’arbres peut-on tracer sur ce graphe ? Les matrices laplaciennes vont nous aider !












