GéométrieNotion · Glossaire
bolygone
Figures géométriques obtenues en reliant par des segments les sommets de polygones réguliers inscrits dans un cercle de rayon unitaire.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Définir le bolygone à partir d’un cercle de rayon unitaire.
- Construire et contrôler un exemple pentagonal.
- Distinguer le cercle support, le polygone régulier et la règle de connexion.
En clair
Imaginez un cercle dont le rayon mesure 1. Placez régulièrement les sommets d’un polygone sur ce cercle, puis reliez ces points avec des segments. La figure obtenue est un bolygone. Le pentagone régulier inscrit donne ainsi une figure à cinq côtés, tandis que le choix des segments détermine le dessin visible. Le cercle sert de repère commun : tous les sommets restent à la même distance de son centre.
Définition
Un bolygone est une figure plane construite à partir des sommets d’un polygone régulier dont tous les sommets appartiennent à un même cercle de rayon 1. Le rayon de ce cercle est appelé rayon unitaire. Les sommets sont répartis régulièrement autour du centre, et les segments qui les relient forment le tracé de la figure.
Si le polygone de départ possède n sommets, l’angle au centre entre deux sommets consécutifs vaut 360° ÷ n. Relier chaque sommet au suivant produit le polygone régulier lui-même. Relier les sommets dans un autre ordre peut produire une étoile ou une autre figure, selon la règle de connexion retenue. Le mot bolygone désigne donc une famille de constructions, et non une forme unique.
La condition d’inscription impose que chaque sommet soit sur le cercle ; elle ne suffit pas à déterminer les segments si l’ordre de connexion n’est pas précisé. Une figure complète doit donc indiquer le nombre de sommets et la manière de les relier.
Un exemple, pas à pas
On construit un bolygone avec un pentagone régulier inscrit dans un cercle de rayon 1, puis on relie chaque sommet au suivant. Les données sont les suivantes : le nombre de sommets vaut 5 ; le rayon du cercle vaut 1 ; le premier sommet est placé en haut du cercle ; les connexions suivent l’ordre autour du cercle.
L’angle au centre entre deux sommets consécutifs vaut 360° ÷ 5 = 72°.
Le côté du pentagone est une corde : c’est le segment droit qui relie deux sommets du cercle et intercepte cet angle de 72°.
La moitié de cette corde vaut sin(36°) lorsque le rayon vaut 1 ; la corde entière vaut donc 2 sin(36°).
Numériquement, sa longueur vaut environ 1,176, arrondie au millième.
Le tracé fermé obtenu possède donc 5 côtés de même longueur, chacun d’environ 1,176 unité.
Le côté du pentagone est une corde : c’est le segment droit qui relie deux sommets du cercle et intercepte cet angle de 72°.
La moitié de cette corde vaut sin(36°) lorsque le rayon vaut 1 ; la corde entière vaut donc 2 sin(36°).
Numériquement, sa longueur vaut environ 1,176, arrondie au millième.
Le tracé fermé obtenu possède donc 5 côtés de même longueur, chacun d’environ 1,176 unité.
Le contrôle consiste à vérifier que les cinq points sont à distance 1 du centre et que les cinq côtés ont la même longueur. La figure respecte alors à la fois l’inscription et la régularité du polygone de départ.
En pratique
Pour reconnaître un bolygone sur un dessin, on repère d’abord le cercle de référence, puis les points régulièrement espacés sur sa circonférence. On observe ensuite quels sommets sont effectivement reliés.
Pour construire la figure à la main, tracez d’abord le cercle de rayon 1 avec un compas. Choisissez un premier sommet, puis reportez cinq directions séparées de 72° au centre pour placer les cinq sommets. Reliez enfin les sommets dans l’ordre annoncé, par exemple dans l’ordre où ils se suivent sur le cercle. Un logiciel de géométrie dynamique est préférable lorsque plusieurs ordres de connexion doivent être comparés, car il conserve les contraintes pendant le déplacement des points.
Pour vérifier un tracé numérique, on compare la distance de chaque sommet au centre et la longueur des segments. Ces deux contrôles distinguent une construction inscrite régulière d’un dessin seulement ressemblant.
À ne pas confondre
Un bolygone ne se confond pas avec le seul polygone régulier inscrit qui sert de support. Le polygone régulier est défini par ses côtés et ses angles égaux ; le bolygone décrit la figure résultant d’une règle de liaison entre les sommets. Si les connexions suivent l’ordre circulaire, les deux figures coïncident visuellement. Si elles sautent des sommets, le tracé peut devenir étoilé.
Il ne faut pas non plus confondre le cercle circonscrit avec la figure construite. Le cercle fournit le rayon et la position des sommets, mais les segments n’en sont pas des arcs. Un test simple consiste à vérifier si le contour est courbe ou composé de segments droits.
Limites et pièges
Le rayon unitaire vaut exactement 1 dans la définition de référence. Un cercle de rayon r différent de 1 donne une figure homothétique, mais il ne respecte plus cette convention sans changement d’échelle. Il faut donc annoncer le rayon avant de comparer deux constructions.
Un sommet mal placé suffit à rompre l’inscription ou la régularité. Le symptôme visible est un angle au centre différent de 360° ÷ n, ou une distance au centre qui n’est plus constante. Il faut corriger la position du point plutôt que retoucher seulement le segment.
Un ordre de connexion non précisé laisse plusieurs figures possibles. Le symptôme est qu’un même ensemble de sommets produit des contours différents. Il faut alors donner explicitement la suite des sommets reliés ; la figure ne peut pas être identifiée de façon unique sans cette donnée.
Pour aller plus loin
Le même procédé ouvre vers l’étude des figures étoilées : en reliant un sommet sur deux dans un pentagone régulier, on obtient un tracé différent tout en conservant les cinq points du cercle. Cette construction permet d’examiner ensemble symétrie, angles au centre et longueur des cordes, sans changer le support circulaire.
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