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GéométrieNotion · Glossaire

Bradwardine Thomas

Thomas Bradwardine (vers 1290-1349), archevêque et mathématicien anglais. Formé à Oxford, il devient chancelier de Saint-Paul et archevêque de Canterbury en 1349. Il est l'un des premiers à mathématiser la physique du mouvement, en mettant en relation puissance, résistance et vitesse. Ses travaux sur la continuité, l'infini et la géométrie en font une figure centrale de la pensée scientifique médiévale.
Relation mathématique entre trois grandeurs du mouvement Puissance, résistance et vitesse sont reliées sans direction à une relation mathématique centrale. Puissance Résistance Vitesse Relation mathématique
La contribution décrite met en relation trois grandeurs du mouvement.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier les fonctions ecclésiastiques et les repères chronologiques de Thomas Bradwardine.
  • Relier sa contribution au mouvement aux trois grandeurs puissance, résistance et vitesse.
  • Distinguer cette loi de ses travaux sur la continuité, l'infini et la géométrie.
  • Repérer les incertitudes de date et les limites d'une attribution de primauté.

En clair

Vers 1290, en Angleterre, naît Thomas Bradwardine. Formé à Oxford, il mène à la fois une carrière d'Église et un travail de mathématicien. Son idée marquante consiste à relier par les mathématiques trois grandeurs d'un mouvement : la puissance désigne ce qui agit sur le mouvement, la résistance ce qui s'y oppose, et la vitesse est la troisième grandeur mise en relation. Cette tentative de mettre le mouvement en nombres, ainsi que ses travaux sur la continuité, l'infini et la géométrie, le place au cœur de la science médiévale.

Définition

Thomas Bradwardine est un mathématicien et homme d'Église anglais du Moyen Âge, né vers 1290 et mort en 1349. Après sa formation à Oxford, il devient chancelier de Saint-Paul. En 1349, il devient archevêque de Canterbury. Ces fonctions ecclésiastiques et son activité mathématique appartiennent au même parcours, mais elles désignent des rôles distincts.
Sa contribution la plus directement liée au mouvement met en relation trois grandeurs : la puissance, la résistance et la vitesse. Cette démarche compte parmi les premières tentatives de mathématisation de la physique du mouvement. Sans énoncé exact de la loi et de ses hypothèses, cette relation ne peut pas être caractérisée davantage. Son champ de recherche ne se limite pas à cette loi : il travaille aussi sur la continuité, l'infini et la géométrie. L'ensemble explique sa place centrale dans la pensée scientifique médiévale.

Un exemple, pas à pas

On veut identifier précisément ce qui fait de Bradwardine une figure des mathématiques du mouvement. Données : sa naissance est située vers 1290 ; sa mort et son accession à l'archevêché de Canterbury sont situées en 1349 ; sa loi met en relation puissance, résistance et vitesse, sans que sa forme exacte soit donnée ici ; ses autres travaux portent sur la continuité, l'infini et la géométrie.
Construire une fiche de lecture en trois rubriques.
1. Ce qui est établi. Bradwardine relie puissance, résistance et vitesse ; il travaille aussi sur la continuité, l'infini et la géométrie ; 1349 correspond à son archevêché et à sa mort.
2. Ce qui ne peut pas être déduit. Les données ne permettent de fixer ni la forme de la relation, ni son domaine, ni ses hypothèses, ni une date précise pour chaque travail.
3. La question à poser pour aller plus loin. Quel est l'énoncé exact de la relation, avec son domaine et ses hypothèses ?
Le lecteur peut alors formuler ce résultat : « Bradwardine compte parmi les premiers mathématiciens du mouvement parce qu'il met en relation puissance, résistance et vitesse ; cette fiche ne permet toutefois pas d'en déduire une formule précise. Pour approfondir, il faut rechercher l'énoncé exact, son domaine et ses hypothèses. » Ce bilan distingue un fait établi, une limite de la fiche et une question de recherche.

En pratique

Pour situer une contribution dans l'histoire des mathématiques, on distingue la personne de la notion. Une fiche biographique convient si la question porte sur qui a travaillé ; une fiche de notion convient si elle porte sur le contenu mathématique lui-même.
Pour lire l'histoire de la physique du mouvement, on repère ici une relation mathématique entre grandeurs. Si l'on cherche plutôt l'étude du mouvement en tant que domaine, la cinématique offre le cadre conceptuel adapté.
Pour contrôler une notice historique, on associe chaque date au seul fait qu'elle accompagne. Ici, 1349 correspond à l'archevêché de Canterbury et à la mort de Bradwardine ; les travaux mathématiques ne reçoivent pas de date plus précise.

À ne pas confondre

Thomas Bradwardine et la cinématique. Bradwardine est une personne ; la cinématique est un domaine d'étude du mouvement. Une question commençant par « qui » appelle le portrait du savant ; une question portant sur l'étude du mouvement appelle la notion de cinématique.
La loi du mouvement et l'ensemble des travaux de Bradwardine. La loi concerne puissance, résistance et vitesse. Si le sujet porte sur la continuité, l'infini ou la géométrie, il s'agit d'un autre volet de son travail, non d'un autre nom pour cette loi.

Limites et pièges

Une naissance approximative. Le repère « vers 1290 » n'équivaut pas à une date exacte. Le symptôme du piège est l'écriture « né en 1290 » sans marque d'incertitude ; il faut conserver l'approximation.
Une année, deux faits seulement. L'année 1349 est celle de l'accession de Bradwardine à l'archevêché de Canterbury et de sa mort. Elle ne date pas, à elle seule, sa formation à Oxford, sa charge de chancelier ou chacun de ses travaux.
Une primauté à ne pas exagérer. Bradwardine est présenté comme l'un des premiers à mathématiser le mouvement, et non comme l'unique inventeur de cette démarche. De même, il faut connaître l'énoncé exact de sa relation et ses hypothèses avant de lui attribuer une qualification mathématique ou une formule moderne précise.

Pour aller plus loin

cinématique — Situer l'étude du mouvement au-delà du parcours historique de Bradwardine.
infini — Approfondir l'une des notions mathématiques auxquelles ses travaux sont associés.
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