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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Chasles Michel

Michel Chasles est un mathématicien français dont les travaux ont joué un rôle majeur dans le développement de la géométrie projective. Il a introduit le terme homothétie, formalisé le birapport et étudié les homographies.
Quatre étapes du parcours de Michel Chasles Frise schématique montrant, dans l’ordre, l’entrée à l’École Polytechnique en 1812, la publication de l’Aperçu historique en 1837, la chaire à l’École Polytechnique en 1842 et l’entrée à l’Académie des sciences en 1852. 1812 Entrée à l’École Polytechnique 1837 Publication de l’Aperçu historique 1842 Chaire à l’École Polytechnique 1852 Entrée à l’Académie des sciences Espacements non proportionnels
Quatre jalons du parcours de Michel Chasles ; leurs espacements sont schématiques et ne représentent pas les durées.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier les étapes datées du parcours de Michel Chasles.
  • Relier son nom à la géométrie projective, à l’homothétie, au birapport et aux homographies.
  • Distinguer ses contributions scientifiques de l’affaire Vrain-Lucas.
  • Éviter d’attribuer une date de découverte que la source ne fournit pas.

En clair

En 1837, Michel Chasles publie un ouvrage consacré à l’histoire et aux méthodes de la géométrie. Ce choix résume bien son parcours : il étudie les transformations et les propriétés géométriques tout en regardant comment les idées se sont construites. Au XIXe siècle, ses travaux marquent la géométrie projective. L’homothétie permet de regarder comment une figure est agrandie ou réduite depuis un centre ; le birapport compare la disposition de quatre points ; l’homographie décrit une transformation projective. Les fiches liées développent ces trois portes d’entrée dans son œuvre.

Définition

Michel Chasles est un mathématicien français né en 1793 et mort en 1880. Figure majeure de la géométrie projective au XIXe siècle, il entre à l’École Polytechnique en 1812. Il préfère ensuite l’étude indépendante des mathématiques à une carrière dans les fonctions publiques.
Son Aperçu historique sur l’origine et le développement des méthodes en géométrie, publié en 1837, fait autorité sur l’histoire de la géométrie et le développement de la méthode synthétique. Chasles accepte une chaire à l’École Polytechnique en 1842, puis entre à l’Académie des sciences en 1852.
Son apport scientifique comprend l’introduction du terme homothétie, la formalisation du birapport, aussi appelé rapport anharmonique, et des travaux étendus sur les homographies et la géométrie projective. Sa biographie comprend aussi l’affaire Vrain-Lucas : pendant des années, un faussaire lui vend de prétendues lettres autographes attribuées notamment à Galilée, Pascal, Newton et Vercingétorix, toutes rédigées en français médiéval.

Un exemple, pas à pas

Pour reconstruire le parcours de Chasles sans mêler ses étapes, on part de quatre dates données par la source : 1812, 1837, 1842 et 1852. La frise associée les place dans leur ordre chronologique ; l’espacement est volontairement schématique et ne mesure pas la durée entre deux événements.
Étape 1. En 1812, Chasles entre à l’École Polytechnique.
Étape 2. En 1837, il publie son Aperçu historique sur l’origine et le développement des méthodes en géométrie.
Étape 3. En 1842, il accepte une chaire à l’École Polytechnique.
Étape 4. En 1852, il entre à l’Académie des sciences.
Le contrôle est immédiat : 1812 < 1837 < 1842 < 1852. Cette lecture sépare l’entrée comme élève, la publication, la chaire et l’entrée à l’Académie au lieu de les rattacher à une date unique.

En pratique

Pour situer Chasles dans l’histoire des mathématiques, on peut d’abord suivre les dates de son parcours. Ce repère chronologique convient quand la question porte sur sa formation, son livre, sa chaire ou son entrée à l’Académie.
Quand la question porte sur son œuvre, on peut partir de ce que l’on cherche à observer. Essayez ce micro-parcours : classez d’abord « une figure et sa réduction depuis un centre », puis « la disposition de quatre points », enfin « une transformation projective ». Associez à chaque situation l’une des trois entrées homothétie, birapport ou homographie. Le contrôle donne, dans cet ordre : homothétie, birapport, homographie. Les fiches correspondantes permettent ensuite d’étudier chaque notion, puis celle sur la géométrie projective de situer l’ensemble. Cette entrée thématique évite de réduire les contributions de Chasles à sa seule chronologie.
Pour étudier l’affaire Vrain-Lucas, le bon réflexe est de distinguer les auteurs auxquels les lettres étaient attribuées de leur vendeur. Le détail observable à retenir est leur rédaction commune en français médiéval, malgré des attributions très diverses.

À ne pas confondre

Michel Chasles et Vrain-Lucas. Chasles est le mathématicien victime de l’escroquerie ; Vrain-Lucas donne son nom à l’affaire. Lorsqu’un récit évoque l’achat des prétendues lettres autographes, Chasles est l’acheteur trompé, non le faussaire.
Élève et titulaire d’une chaire. En 1812, Chasles entre à l’École Polytechnique comme élève ; c’est en 1842 qu’il y accepte une chaire. Ces deux étapes dans le même établissement ne désignent donc pas le même statut.

Limites et pièges

Ne pas transformer une figure majeure en fondateur unique. La source situe Chasles parmi les grandes figures de la géométrie projective ; elle ne lui attribue pas seul la création de tout le domaine.
Ne pas dater ses notions par simple voisinage. Les années 1837, 1842 et 1852 correspondent respectivement à un ouvrage, à une chaire et à l’entrée à l’Académie. La source ne donne pas de date précise pour l’introduction du terme homothétie, la formalisation du birapport ou ses travaux sur les homographies. Ne pas prendre l’aiguillage thématique pour une définition. Le micro-parcours de la rubrique pratique permet de choisir une porte d’entrée, pas d’établir les propriétés ni les conditions d’emploi d’une notion. Une situation plus riche peut appeler plusieurs de ces notions : leurs frontières se vérifient dans les fiches dédiées avant de conclure.
Ne pas faire de l’affaire des faux le résumé de son œuvre. L’épisode Vrain-Lucas éclaire une fragilité biographique, mais les contributions mathématiques citées restent distinctes. Il faut traiter séparément l’histoire de l’escroquerie et l’apport à la géométrie.

Pour aller plus loin

La fiche géométrie projective situe le domaine auquel Chasles a apporté des travaux étendus.
La fiche homothétie prolonge l’un des termes introduits par Chasles.
La fiche birapport développe la notion, aussi appelée rapport anharmonique, que Chasles a formalisée.
La fiche Homographie éclaire un autre axe important de ses recherches en géométrie.
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