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GéométrieNotion · Glossaire

cubohemioctaèdre

Le cubohémioctaèdre est un polyèdre uniforme non convexe, noté U₁₅, dont la surface comprend 6 carrés et 4 hexagones traversant l’intérieur. Cette structure peut être rapprochée, par analogie, de la bouteille de Klein ; la fiche en précise les limites.
Inventaire des faces du cubohémioctaèdre Six carrés jaunes et quatre hexagones rouges, soit dix faces. Un schéma séparé relie un hexagone traversant aux portions triangulaires visibles en creux. 6 carrés 4 hexagones 10 faces 6 + 4 Lien spatial simplifié hexagone traversant bande traversée portions triangulaires en creux
L'inventaire compte six carrés et quatre hexagones ; le schéma latéral relie un hexagone traversant aux portions triangulaires en creux qu'il laisse voir.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier la nature et la classification U₁₅ du polyèdre.
  • Repérer ses 12 sommets, 24 arêtes et contrôler le total de 10 faces à partir des deux catégories.
  • Présenter l'analogie de surface avec la bouteille de Klein et en préciser les limites.

En clair

Imaginez un solide dont on peut compter 12 sommets et 24 arêtes. Sa surface montre 6 carrés, tandis que 4 hexagones la traversent en profondeur. Depuis l'extérieur, ces passages apparaissent comme des creux triangulaires.
Ce solide est le cubohémioctaèdre, noté U₁₅ dans une classification des polyèdres uniformes. Dans la réalisation représentée, un chemin de référence sur la surface peut relier le côté extérieur d'un carré au côté intérieur d'un autre ; ce parcours local rappelle, par analogie, la bouteille de Klein. Il s'agit d'une immersion avec auto-intersections, pas d'une décomposition cellulaire de cette surface : les nombres 12, 24 et 10 donnent en effet 12 − 24 + 10 = −2, tandis que la bouteille de Klein a χ = 0.

Définition

Le cubohémioctaèdre est un polyèdre uniforme non convexe, référencé par U₁₅ dans une classification des polyèdres uniformes. « Uniforme » signifie ici que ses faces sont des polygones réguliers et qu'une isométrie peut envoyer n'importe quel sommet sur n'importe quel autre.
Sa structure comporte 12 sommets, 24 arêtes et 10 faces. Les faces sont de deux types : 6 carrés et 4 hexagones. Les hexagones ne se présentent pas tous comme des faces extérieures ordinaires : ils traversent l'intérieur du polyèdre, et les portions visibles de leurs intersections forment des triangles en creux.
La surface ainsi organisée peut être rapprochée, par analogie, d'une immersion polyédrique liée à la bouteille de Klein, avec des auto-intersections. Dans la réalisation représentée, un chemin de référence le long de la surface peut relier le côté extérieur d'un carré au côté intérieur d'un autre ; ce parcours dépend de la réalisation et ne découle pas des seuls comptes. Les comptes V = 12, E = 24 et F = 10 donnent χ = V − E + F = −2 : ils décrivent l'inventaire de cette réalisation et non une décomposition cellulaire de la surface abstraite de la bouteille de Klein, dont χ = 0. Cette analogie ne transforme pas les hexagones traversants en faces planes situées uniquement sur l'enveloppe extérieure.

Un exemple, pas à pas

Pour vérifier l'inventaire d'un cubohémioctaèdre, on utilise les données de sa description : 12 sommets, 24 arêtes, 6 faces carrées et 4 faces hexagonales.
On additionne les deux catégories de faces : 6 + 4 = 10 faces. Puis, sur une représentation déterminée, on repère chacune des quatre faces hexagonales et on vérifie qu'elle traverse l'intérieur au lieu de compter seulement ses portions visibles. Le calcul contrôle le total ; ce repérage contrôle l'interprétation de la représentation. Les 12 sommets et les 24 arêtes restent des données de description, pas des quantités recalculées.
Le contrôle porte sur un comptage, pas sur une mesure de longueur. Il vérifie que la répartition des faces est cohérente avec le total annoncé ; il ne suffit pas à reconstruire la position spatiale des hexagones traversants.

En pratique

Pour lire une représentation du cubohémioctaèdre, commencez par repérer les carrés visibles, puis cherchez les zones triangulaires en creux. Ces triangles correspondent aux portions visibles des intersections des hexagones qui traversent l'intérieur.
Pour contrôler une légende ou une maquette, comptez séparément les 6 carrés et les 4 hexagones, puis vérifiez le total de 10 faces. Ce comptage est préférable à une simple estimation visuelle lorsque les faces se croisent.
Pour interpréter l'analogie de surface, partez d'une réalisation déterminée et vérifiez d'abord ce que la représentation montre effectivement : des faces qui traversent l'intérieur et des auto-intersections. N'en déduisez pas un parcours universel ni une décomposition cellulaire de la bouteille de Klein ; l'analogie reste une comparaison à préciser.

À ne pas confondre

Le cubohémioctaèdre ne doit pas être confondu avec un polyèdre dont toutes les faces seraient simplement disposées sur une enveloppe extérieure. Le critère qui tranche est la présence de 4 hexagones traversant l'intérieur ; une représentation qui ne montre que des faces extérieures ordinaires ne décrit pas cette structure.
Il ne faut pas non plus confondre « uniforme » avec « composé d'un seul type de polygone ». Ici, l'uniformité renvoie à la régularité des faces et à l'isométrie entre sommets, alors que la fiche compte deux types de faces : des carrés et des hexagones.

Limites et pièges

Le nombre total de faces est un seuil de comptage précis : 6 carrés + 4 hexagones = 10 faces. Si une représentation en fait apparaître moins, elle peut seulement montrer une vue partielle ou masquer les faces traversantes ; il faut alors distinguer ce qui est visible de la structure complète.
Les 4 hexagones ne doivent pas être interprétés comme quatre ouvertures découpées dans une coque. La description les place à travers l'intérieur du polyèdre, et seules des portions triangulaires en creux de leurs intersections sont visibles depuis l'extérieur.
L'analogie avec une bouteille de Klein concerne un parcours de référence dans une réalisation polyédrique déterminée, avec auto-intersections. Elle ne signifie pas que le polyèdre est une bouteille de Klein lisse au sens strict, ni que ses 12 sommets, 24 arêtes et 10 faces forment une décomposition cellulaire de cette surface : ces nombres donnent χ = −2, contre χ = 0 pour la bouteille de Klein. La réalisation est non convexe et présente des auto-intersections visibles ; cela ne suffit pas à la qualifier de polyèdre étoilé.

Pour aller plus loin

Pour prolonger l'étude, l'article La bouteille de Klein permet de replacer le parcours de surface du cubohémioctaèdre dans la géométrie de cette surface non orientable. Le lecteur y gagne un cadre conceptuel pour comprendre pourquoi un trajet peut relier une face extérieure à une face intérieure, tout en distinguant cette immersion avec auto-intersections d'une décomposition cellulaire de la bouteille de Klein.
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