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GéométrieNotion · Glossaire

décaèdre

Un décaèdre est un polyèdre dont la surface est formée d'exactement dix faces polygonales. Ce nombre définit la famille, sans imposer la forme ni la disposition de ces faces.
Patron d'un prisme octogonal Deux bases octogonales sont attachées à une bande de huit faces rectangulaires. base 1 8 faces latérales base 2
Le patron sépare les deux bases octogonales des huit rectangles : 2 + 8 = 10 faces.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Définir un décaèdre par ses dix faces polygonales.
  • Vérifier le total des faces d'un prisme octogonal.
  • Distinguer le nom général des constructions particulières.
  • Éviter de compter une face interne ou d'oublier une face cachée.

En clair

Imaginez un solide fermé et comptez les surfaces polygonales qui forment son enveloppe. Si ce comptage donne exactement dix, le solide est un décaèdre. Ce nom n'impose pas une silhouette unique : les dix faces peuvent avoir des formes et des dispositions différentes.
Un prisme octogonal en donne une image concrète. Ses deux bases octogonales et ses huit faces latérales rectangulaires composent dix faces au total.

Définition

Un décaèdre est un polyèdre dont la surface est formée d'exactement dix faces polygonales. Le nombre de faces définit ici la famille ; il ne fixe ni la forme de chaque polygone ni leur disposition. Plusieurs solides de structures différentes portent donc ce nom.
Le prisme octogonal possède deux bases octogonales et huit faces latérales rectangulaires. La bipyramide pentagonale résulte de deux pyramides pentagonales accolées par leur base commune ; elle appartient aux polyèdres de Johnson. Dans l'antiprisme carré cité ici, deux bases carrées sont reliées par huit triangles équilatéraux. Chacun de ces assemblages présente dix faces extérieures, bien que leurs faces n'aient pas la même répartition.
Le mot « décaèdre » ne désigne ni l'un des cinq polyèdres de Platon ni l'un des treize polyèdres d'Archimède. Il s'emploie dans des classes plus générales, notamment parmi les polyèdres de Johnson et les bipyramides.

Un exemple, pas à pas

Considérons un prisme octogonal et vérifions qu'il s'agit d'un décaèdre. Les données sont les suivantes : deux bases sont des octogones, et huit faces latérales sont des rectangles. Le patron permet de suivre ce comptage sans dépendre de la perspective.
1. Compter les deux bases octogonales : elles fournissent 2 faces.
2. Compter la bande latérale : ses 8 rectangles fournissent 8 autres faces.
3. Additionner les deux groupes de faces : 2 + 8 = 10.
4. Comparer ce total au critère définissant un décaèdre : le solide possède exactement 10 faces polygonales.
Le prisme octogonal est donc un décaèdre. Pour refaire le contrôle, on peut parcourir une fois la bande de huit rectangles, puis ajouter les deux octogones, sans compter deux fois une même face.

En pratique

Pour identifier un solide représenté en perspective, on regroupe d'abord ses faces par rôle. Dans un prisme octogonal, les deux octogones forment les bases et les huit rectangles forment la bande latérale. Cette organisation évite d'oublier une face cachée.
Pour choisir un nom précis, on observe ensuite la construction du solide. « Décaèdre » convient lorsque seul le total de dix faces importe ; « prisme octogonal », « bipyramide pentagonale » ou « antiprisme carré » apporte davantage d'information lorsque la disposition des faces est connue.

À ne pas confondre

Décaèdre et polyèdre de Platon. Le premier nom dépend ici d'un total de dix faces. Le second renvoie à une famille qui ne comprend que cinq polyèdres et aucun décaèdre. Un solide à dix faces ne devient donc pas platonicien par ce seul comptage.
Décaèdre et polyèdre d'Archimède. Les treize polyèdres d'Archimède ne comprennent pas de décaèdre. Face à un prisme octogonal, le décompte de deux bases et huit rectangles conduit bien à « décaèdre », mais pas à « polyèdre d'Archimède ».

Limites et pièges

Une silhouette ne suffit pas. Deux décaèdres peuvent avoir des faces et des agencements différents. Il faut compter les faces polygonales de l'enveloppe, puis décrire séparément leur organisation si l'on veut préciser le type de solide.
La base d'accolement n'est pas extérieure. Dans une bipyramide pentagonale, les deux pyramides partagent leur base commune. Ce pentagone se trouve à l'intérieur de l'assemblage : le compter comme une face extérieure fausserait le total.
Le seuil est exact. Un solide à neuf ou à onze faces n'est pas un décaèdre. Si une face est cachée par la perspective, on s'aide de la structure annoncée, comme les deux bases et les huit rectangles du prisme octogonal, au lieu de compter seulement les régions visibles.

Pour aller plus loin

Le polyèdre replace le décaèdre dans sa famille générale de solides à faces polygonales.
Le prisme précise la construction dont le prisme octogonal fournit l'exemple conducteur.
L'antiprisme aide à distinguer cette autre disposition de bases et de faces latérales.
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