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GéométrieNotion · Glossaire

hexaèdre

Un hexaèdre est un polyèdre à 6 faces. Le cube est un hexaèdre particulier, mais tous les hexaèdres ne sont pas des cubes : leurs faces peuvent avoir d'autres formes que des carrés.
Patron d'un cube à six faces Quatre carrés alignés, un carré au-dessus et un autre au-dessous du deuxième carré. dessus dessous rangée de 4 4 + 1 + 1 = 6
Le patron compte quatre faces latérales, une face supérieure et une face inférieure : 4 + 1 + 1 = 6.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Reconnaître un hexaèdre par ses six faces.
  • Vérifier sur un patron que le cube possède six faces carrées.
  • Distinguer le cube des hexaèdres de Johnson cités dans la définition.
  • Éviter de compter seulement les faces visibles en perspective.

En clair

Prenez un cube et faites-le tourner entre vos mains. On peut compter six surfaces planes qui ferment entièrement le solide : une devant, une derrière, deux sur les côtés, une au-dessus et une au-dessous. Chacune est un carré.
Le mot hexaèdre retient d'abord ce nombre de faces, pas leur forme. Le cube est donc un hexaèdre très particulier. D'autres hexaèdres associent des faces de formes différentes, comme la pyramide pentagonale, ou seulement des triangles, comme la bipyramide triangulaire.

Définition

Un hexaèdre est un polyèdre dont la frontière est formée de six faces. Le nombre six est la condition déterminante : les faces ne sont pas nécessairement carrées, ni même toutes de même nature. Leur agencement doit toutefois former un solide polyédrique fermé.
Parmi les hexaèdres convexes, le cube est l'unique modèle régulier. Ses six faces sont des carrés congruents et ses angles solides sont identiques. Une régularité partielle suffit à produire d'autres exemples remarquables. La bipyramide triangulaire J12 possède six faces triangulaires régulières. La pyramide pentagonale J2 réunit une face pentagonale régulière et cinq faces triangulaires régulières. Ces deux solides appartiennent aux polyèdres de Johnson cités dans la définition de référence.
La classification annoncée distingue sept types d'hexaèdres d'après la nature des faces et le nombre de sommets de chacune. Elle décrit donc des structures possibles, tandis que la taille, l'orientation ou la couleur d'un dessin ne changent pas à elles seules le type du solide.

Un exemple, pas à pas

On veut vérifier qu'un cube est bien un hexaèdre. Les données sont les suivantes : le solide est un cube, chacune de ses faces est un carré et le total annoncé est de six faces. Un patron permet de rendre ce comptage visible avant de replier le solide.
1. On repère les quatre carrés alignés qui formeront les faces latérales.
2. On compte le carré attaché au-dessus de la rangée.
3. On compte le carré attaché au-dessous de la rangée.
4. On additionne les faces du patron : 4 + 1 + 1 = 6.
Le patron contient donc six faces carrées : après pliage, il forme un hexaèdre, et plus précisément un cube. Pour contrôler le résultat, on peut recompter les carrés du patron par paires opposées : deux faces latérales, deux autres faces latérales, puis le dessus et le dessous, soit encore 2 + 2 + 2 = 6.

En pratique

Devant un solide ou son patron, on commence par compter les faces qui ferment l'objet. Si le total vaut six, le classement comme hexaèdre est possible ; si le total diffère, il faut choisir la famille de polyèdres correspondant au nombre observé.
Pour décider si l'hexaèdre est un cube, le seul comptage ne suffit pas. On vérifie que les six faces sont des carrés et que la régularité porte aussi sur les angles solides. Des faces triangulaires ou une face pentagonale orientent vers un autre hexaèdre.
Dans une représentation en perspective, certaines faces peuvent être cachées. On suit alors les arêtes visibles et les raccords du dessin, ou l'on utilise un patron, plutôt que de confondre le nombre de régions visibles avec le nombre total de faces.

À ne pas confondre

Hexaèdre et cube. Un hexaèdre se reconnaît à ses six faces, quelles que soient leurs formes admises. Un cube exige en plus six faces carrées et une régularité complète. La pyramide pentagonale J2 tranche : elle est un hexaèdre, mais pas un cube.
Hexaèdre et polyèdre. Le mot polyèdre nomme la famille générale, tandis que hexaèdre impose exactement six faces. Tout hexaèdre est donc un polyèdre ; un polyèdre dont le nombre de faces n'est pas six n'est pas un hexaèdre.
Cube géométrique et fonction cube. Le premier est un solide à six faces carrées. La seconde est une règle numérique qui associe un nombre à sa troisième puissance. Pour lever l'ambiguïté, il faut examiner le contexte et les propriétés explicitement données de l'objet ou de l'expression.

Limites et pièges

Faces cachées. Une vue en perspective d'un cube peut ne montrer que trois faces à la fois. Ce nombre visible n'est pas le total du solide. Il faut reconstituer les faces opposées ou compter les six carrés d'un patron.
Six zones ne suffisent pas. Six polygones juxtaposés dans le plan ne constituent un hexaèdre que s'ils peuvent former la frontière fermée d'un polyèdre. Un assemblage qui laisse une ouverture ne définit pas le solide attendu.
Régulier ne signifie pas seulement “à faces régulières”. La bipyramide triangulaire J12 et la pyramide pentagonale J2 ont des faces régulières, mais seulement une régularité partielle. Pour le cube, toutes les faces sont carrées et tous les angles solides sont identiques.
Portée du classement. Les sept types annoncés dépendent de la nature des faces et du nombre de sommets de ces faces. Changer seulement l'échelle, la couleur ou l'orientation d'une représentation ne crée donc pas un nouveau type.

Pour aller plus loin

polyèdre — Cette notion replace l'hexaèdre dans la famille des solides à faces polygonales et précise le vocabulaire général employé pour les décrire.
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