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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Li Shanlan

Li Shanlan (1811–1882) est un mathématicien chinois dont les recherches portent principalement sur les séries et l'analyse combinatoire. Son parcours relie l'étude des mathématiques chinoises et occidentales à des collaborations de traduction, et son nom est associé à une identité combinatoire connue comme formule de Li Shanlan ou de Li Renshu, qui généralise certaines identités de sommes de produits de combinaisons.
Parcours intellectuel de Li Shanlan Trois panneaux distinguent les lectures, les traductions et les recherches de Li Shanlan. Lectures Traductions Recherches Neuf Chapitres Éléments d'Euclide en traduction chinoise Loomis de Morgan 9 derniers livres d'Euclide Séries Analyse combinatoire Formule de Li Shanlan / Li Renshu Lire · traduire · rechercher
Le schéma distingue les ouvrages étudiés, les collaborations de traduction et les recherches personnelles de Li Shanlan.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier Li Shanlan et ses repères biographiques.
  • Distinguer ses lectures, ses traductions et ses recherches.
  • Comprendre la portée de la formule de Li Shanlan sans lui attribuer une formule non fournie.

En clair

En 1811, Li Shanlan naît en Chine dans une famille aisée. Enfant, il lit les Neuf Chapitres sur l'art mathématique, un ouvrage ancien construit autour de problèmes à résoudre. Cette première rencontre lui donne un point d'appui concret pour explorer les mathématiques.
Plus tard, il découvre les premiers livres des Éléments d'Euclide disponibles en traduction chinoise. Son parcours relie ainsi une tradition chinoise ancienne à des ouvrages occidentaux nouvellement traduits. Il mène en parallèle des recherches sur les séries et l'analyse combinatoire, et devient notamment associé à une identité appelée formule de Li Shanlan ou formule de Li Renshu.

Définition

Li Shanlan est un mathématicien chinois né en 1811 et mort en 1882. Son activité combine trois dimensions : l'étude des mathématiques, l'enseignement particulier et la traduction d'ouvrages occidentaux en chinois. Il s'installe d'abord à Hangzhou, puis à Shanghai, tout en poursuivant ses recherches.
Sa formation intellectuelle s'appuie sur les Neuf Chapitres sur l'art mathématique, traité chinois classique du IIe siècle avant notre ère fondé sur la résolution de problèmes. Il découvre ensuite les premiers livres des Éléments d'Euclide dans leur traduction chinoise du XVIIe siècle. Avec d'autres mathématiciens, il traduit des traités de géométrie analytique et de calcul différentiel et intégral d'Elias Loomis, un traité d'algèbre d'Augustus de Morgan, ainsi que les neuf derniers livres des Éléments d'Euclide, qui n'avaient pas encore été traduits.
Ses travaux personnels portent principalement sur les séries et l'analyse combinatoire, c'est-à-dire l'étude de méthodes pour organiser et compter des configurations. Il établit une identité combinatoire connue sous le nom de formule de Li Shanlan ou formule de Li Renshu. La source la décrit comme une généralisation de certaines identités où apparaissent des sommes de produits de combinaisons, sans en donner l'écriture complète.

Un exemple, pas à pas

On peut suivre le parcours de Li Shanlan comme une chaîne de rencontres et de travaux, sans lui attribuer une découverte dont la source ne précise pas le détail. Les données disponibles sont les suivantes : naissance en 1811 ; lecture des Neuf Chapitres sur l'art mathématique pendant l'enfance ; découverte des premiers livres traduits des Éléments d'Euclide ; installation à Hangzhou puis à Shanghai ; recherches sur les séries et l'analyse combinatoire.
1. La lecture des Neuf Chapitres fournit un premier contact avec des mathématiques présentées par problèmes.
2. La découverte d'Euclide ajoute des ouvrages occidentaux accessibles en chinois.
3. À Hangzhou puis à Shanghai, Li Shanlan enseigne comme professeur particulier et poursuit ses recherches.
4. Ses collaborations rendent disponibles en chinois des traités de Loomis, de De Morgan et les neuf derniers livres des Éléments.
5. Ses propres recherches se concentrent sur les séries et l'analyse combinatoire, avec une identité connue sous le nom de formule de Li Shanlan ou de Li Renshu.
Le contrôle consiste à conserver les cinq repères dans le même ordre : source chinoise ancienne, ouvrages occidentaux traduits, activité à Hangzhou et Shanghai, collaborations de traduction, puis travaux personnels. Ce parcours distingue ce que Li Shanlan a lu, ce qu'il a contribué à traduire et ce que la source attribue à ses recherches.

En pratique

Pour situer Li Shanlan, on commence par ses lectures : les Neuf Chapitres sur l'art mathématique représentent la tradition chinoise ancienne, tandis que les premiers livres traduits des Éléments d'Euclide ouvrent l'accès à une tradition occidentale.
Pour comprendre son rôle historique, on sépare l'enseignement, la traduction et la recherche. Son activité de professeur particulier correspond à un moyen de subsistance ; ses collaborations concernent la mise en chinois de traités ; ses travaux propres portent sur les séries et l'analyse combinatoire.
Pour reconnaître sa contribution combinatoire, on cherche le nom de l'identité : la formule de Li Shanlan est aussi appelée formule de Li Renshu. La source permet d'en retenir le domaine et le rôle de généralisation, mais pas de reconstruire une formule détaillée.

À ne pas confondre

Li Shanlan ne se confond pas avec l'auteur des Éléments d'Euclide. Le critère qui tranche est le rôle décrit ici : Li Shanlan découvre des livres d'Euclide en traduction chinoise et collabore ensuite à la traduction des neuf derniers livres, tandis que le nom d'Euclide désigne l'auteur antique de l'ouvrage.
Li Shanlan ne se confond pas non plus avec Elias Loomis ou Augustus de Morgan. Le critère est l'ouvrage concerné : Loomis et de Morgan sont les auteurs occidentaux de traités traduits en chinois ; Li Shanlan est le mathématicien chinois qui collabore à ces traductions et mène ses propres recherches.

Limites et pièges

Un premier piège consiste à transformer une formule nommée en formule calculable complète. La source attribue à Li Shanlan ou Li Renshu une identité combinatoire qui généralise certaines identités de sommes de produits de combinaisons, mais elle n'en donne ni les symboles ni les hypothèses. Il faut donc conserver cette portée générale sans inventer une écriture.
Un deuxième piège consiste à confondre lecture, traduction et recherche personnelle. Les Neuf Chapitres et les premiers livres traduits des Éléments décrivent des étapes de formation ; les ouvrages de Loomis, de Morgan et les neuf derniers livres d'Euclide relèvent des collaborations de traduction ; les séries et l'analyse combinatoire relèvent de ses recherches.
Enfin, les lieux ne doivent pas être traités comme deux périodes séparées dont les dates seraient connues. La source indique seulement une installation à Hangzhou puis à Shanghai, sans dater chaque étape. Il faut reprendre cet ordre sans lui ajouter de chronologie plus fine.

Pour aller plus loin

La formule de Li Renshu permet d'examiner l'identité combinatoire associée à Li Shanlan, au-delà de la seule présentation biographique.
L'article Les neuf chapitres, un ouvrage fondateur replace la lecture d'enfance de Li Shanlan dans l'histoire de cet ouvrage mathématique chinois.
L'article Les Éléments d'Euclide, entre art et science approfondit l'ouvrage dont Li Shanlan découvre les premiers livres en traduction chinoise et dont il contribue ensuite à traduire les neuf derniers.
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