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AnalyseNotion · Glossaire
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Nicéron Jean-François

Jean-François Niceron est un religieux minime, physicien et peintre français, dont les travaux associent mathématiques, perspective et optique. Il étudie notamment les anamorphoses, qu'il met aussi en pratique dans des tableaux, et s'intéresse également à la mécanique et à la cryptographie.
Chronologie des principales publications de Jean-François Niceron Quatre repères indiquent 1638 pour Perspective curieuse, 1641 pour Interprétation des chiffres, 1646 pour la version augmentée et 1652 pour la réimpression posthume. 1638 1641 1646 1652 Perspective curieuse Interprétation des chiffres Version augmentée Réimpression posthume
Les jalons séparent le traité de 1638, la cryptographie en 1641, la version augmentée de 1646 et la réimpression de 1652.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer Jean-François Niceron comme physicien, peintre et religieux du XVIIe siècle.
  • Relier ses recherches en perspective et en optique à ses tableaux à effets anamorphotiques.
  • Distinguer le traité de 1638, sa version augmentée de 1646 et la réimpression de 1652.
  • Identifier son traité de cryptographie publié en 1641.

En clair

En 1638, Jean-François Niceron publie La Perspective curieuse, un traité consacré aux effets de l'optique et de la vision directe. Ce religieux de l'ordre des Minimes est aussi physicien et peintre. Il ne sépare pas les mathématiques de l'image : ses recherches sur la perspective accompagnent la réalisation de tableaux à effets anamorphotiques.
Sa courte œuvre relie ainsi plusieurs pratiques : étudier la mécanique et l'optique, peindre, puis écrire sur la perspective et la cryptographie. Ses séjours en France et à Rome s'inscrivent dans ce parcours scientifique et religieux.

Définition

Jean-François Niceron (1613-1646) est un physicien, peintre et religieux français. Attiré très jeune par les mathématiques, surtout par la perspective, il entre à 19 ans dans l'ordre des Minimes. Ce cadre lui permet de séjourner en France et à Rome. Disciple du Père Mersenne, il consacre ses travaux scientifiques à la mécanique, à l'optique et aux anamorphoses, tout en réalisant plusieurs tableaux à effets anamorphotiques.
Son ouvrage majeur est La Perspective curieuse ou magie artificielle des effets merveilleux de l'optique par la vision directe, publié en 1638. En 1646 paraît Thaumaturgus opticus, qui en constitue une version augmentée. La Perspective curieuse est ensuite réimprimée en 1652 avec les travaux optiques du Père Mersenne. Ces trois repères ne désignent donc pas trois œuvres indépendantes de Niceron.
Niceron aborde aussi la cryptographie. En 1641, il publie L'Interprétation des chiffres, ou Règle pour bien entendre et expliquer facilement toutes sortes de chiffres simples. Il meurt à 33 ans, en 1646, en laissant plusieurs ouvrages.

Un exemple, pas à pas

Pour suivre un même fil dans l'œuvre de Niceron, prenons le cas de La Perspective curieuse. Les données sont le titre complet du traité, sa publication en 1638, la parution de Thaumaturgus opticus en 1646 et la réimpression de 1652.
1. En 1638, La Perspective curieuse ou magie artificielle des effets merveilleux de l'optique par la vision directe présente les recherches de Niceron sur la perspective et les effets optiques.
2. En 1646, Thaumaturgus opticus reprend cette œuvre sous une forme augmentée.
3. En 1652, la Perspective curieuse est réimprimée avec les travaux optiques du Père Mersenne.
Le contrôle consiste à ne pas confondre la nature de ces jalons : 1638 correspond à la publication du traité, 1646 à une version augmentée et 1652 à une réimpression postérieure à la mort de Niceron. La chronologie rend visible la continuité d'un même ensemble de travaux sans attribuer à Niceron les travaux optiques de Mersenne.

En pratique

Pour situer Niceron dans l'histoire des mathématiques, on peut partir de ses tableaux à effets anamorphotiques et de son traité de 1638. Cette entrée convient lorsque la recherche porte sur la perspective ou l'optique ; son traité de cryptographie de 1641 est une meilleure piste lorsque le sujet concerne les chiffres simples.
Pour identifier une édition ou un titre, il faut regarder l'année et la fonction du document. Le titre français de 1638, la version augmentée de 1646 et la réimpression de 1652 sont liés, mais ne sont pas interchangeables.
Pour présenter son parcours sans l'aplatir, on conserve ensemble ses trois qualités de physicien, peintre et religieux. Ne retenir que la peinture ferait disparaître ses recherches scientifiques ; ne retenir que l'optique laisserait de côté la mécanique et la cryptographie mentionnées dans son œuvre.

À ne pas confondre

Jean-François Niceron et le Père Mersenne. Niceron est présenté comme un disciple de Mersenne. La réimpression de 1652 réunit la Perspective curieuse et des travaux optiques de Mersenne ; cette association éditoriale ne fait pas de ces travaux une œuvre de Niceron.
La Perspective curieuse et Thaumaturgus opticus. Le premier titre paraît en 1638. Le second, publié en 1646, en est une version augmentée : il prolonge donc le traité antérieur au lieu de désigner un sujet sans rapport.
Optique et cryptographie. Les recherches sur la perspective, les effets optiques et les anamorphoses forment un axe de son travail. L'Interprétation des chiffres, publié en 1641, relève pour sa part de la cryptographie. Le titre consulté permet de trancher.

Limites et pièges

Une date commune ne prouve pas une succession précise. Thaumaturgus opticus paraît en 1646, année de la mort de Niceron. La source ne précise pas l'ordre de ces deux événements dans l'année ; il faut donc éviter d'en déduire une publication posthume ou antérieure au décès.
La réimpression de 1652 est posthume. Niceron étant mort en 1646, cette date ne peut pas servir à prolonger sa biographie active. Elle documente la circulation ultérieure de la Perspective curieuse.
Le mot disciple ne signifie pas coauteur. La relation avec le Père Mersenne et la réunion de leurs textes en 1652 sont deux informations distinctes. Pour attribuer un ouvrage, il faut conserver le nom et le titre donnés par la source.
Une liste de domaines ne donne pas une chronologie complète. La mécanique, l'optique, les anamorphoses et la cryptographie sont attestées dans son parcours, mais la source ne date précisément que les trois publications de 1638, 1641 et 1646. Il ne faut pas dater les autres travaux par déduction.

Pour aller plus loin

La fiche anamorphose prolonge l'un des thèmes centraux des recherches optiques et des tableaux de Jean-François Niceron.
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