Passer au contenu principal

Playfair William

William Playfair est un économiste et statisticien considéré comme un pionnier de la visualisation statistique. On lui attribue l’invention des séries chronologiques, des diagrammes en barres, des histogrammes et du diagramme circulaire, qui rendent les données plus lisibles et comparables.
Repères chronologiques de William Playfair Frise de 1759 à 1823 séparant les données écossaises de 1781, leur représentation en 1786 et le diagramme circulaire de 1801. 1759 naissance 1781 données écossaises 1786 données représentées 1801 diagramme circulaire 1823 décès
La frise sépare l’année des données écossaises, 1781, de leur représentation en 1786 et du diagramme circulaire de 1801.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer William Playfair et les métiers qu’il a exercés.
  • Associer 1781, 1786 et 1801 à leur rôle exact.
  • Distinguer diagramme en barres, histogramme, série chronologique et diagramme circulaire.

En clair

En 1786, William Playfair transforme des données d’importations et d’exportations de l’Écosse, portant sur 1781, en formes que l’œil peut comparer. Des barres rendent visibles des écarts ; une série chronologique fait apparaître une évolution. En 1801, il introduit aussi le diagramme circulaire, aujourd’hui appelé camembert. Son idée décisive est de donner une forme aux nombres pour que leur organisation se lise avant même d’examiner chaque valeur.

Définition

William Playfair (1759–1823) est un économiste et statisticien écossais, considéré comme un pionnier de la visualisation statistique. Fils d’un pasteur presbytérien, il est éduqué par son frère John Playfair après la mort de leur père. Il est aussi l’oncle de l’architecte William Henry Playfair (1790–1857). Avant de se distinguer par ses graphiques, il exerce successivement comme mécanicien, orfèvre et banquier.
On lui attribue l’invention de plusieurs manières d’encoder des données : les séries chronologiques pour suivre des valeurs dans le temps, les diagrammes en barres pour comparer des quantités et les histogrammes. En 1786, il emploie ces représentations pour des données d’importations et d’exportations de l’Écosse relatives à 1781. Il introduit ensuite le diagramme circulaire, ou camembert, en 1801. Ces dates distinguent l’année des données, 1781, de celle de leur représentation, 1786.

Un exemple, pas à pas

Le cas historique mentionné par la source part de données d’importations et d’exportations de l’Écosse pour l’année 1781. Il s’agit de passer d’un ensemble de nombres à une comparaison visuelle, sans attribuer à ces données des valeurs que la source ne fournit pas.
1. On rassemble les valeurs de 1781 en conservant leur catégorie et leur unité d’origine.
2. On choisit une même échelle pour toutes les barres afin que leurs longueurs restent comparables.
3. Chaque valeur est traduite par une barre dont la longueur lui est proportionnelle ; le graphique conserve ainsi les écarts portés par les données.
4. On contrôle le résultat en relisant l’échelle : une même longueur doit toujours représenter une même quantité. En 1786, Playfair emploie ce principe graphique pour représenter les données écossaises de 1781.

En pratique

Pour comparer des quantités appartenant à plusieurs catégories, le diagramme en barres rend l’écart visible par la longueur. Une simple liste reste préférable si les valeurs exactes, et non leur comparaison, sont l’information principale.
Pour suivre une grandeur à plusieurs dates, la série chronologique place le temps dans l’ordre et fait ressortir les variations. Le diagramme en barres convient mieux lorsque les catégories ne forment pas une succession temporelle.
Pour montrer comment un total se répartit entre quelques parts, le diagramme circulaire associe chaque part à un secteur. Les barres sont plus lisibles lorsque l’objectif est de comparer précisément des valeurs proches.

À ne pas confondre

Un diagramme en barres compare des catégories au moyen de barres séparées. Un histogramme représente la répartition de données numériques groupées en intervalles, généralement par des rectangles contigus. Des catégories comme « importations » et « exportations » appellent des barres ; des mesures réparties par tranches appellent un histogramme.
Une série chronologique organise des valeurs selon le temps. Un diagramme circulaire montre des parts d’un même total. Plusieurs valeurs relevées à des dates successives relèvent de la première ; une répartition complète à une date donnée peut relever du second.

Limites et pièges

La formule « on lui attribue » doit être conservée pour les séries chronologiques, les diagrammes en barres et les histogrammes : elle exprime une attribution historique, non une démonstration contenue dans la fiche. Il faut éviter de la transformer en affirmation plus absolue.
Les années 1781 et 1786 n’ont pas le même rôle. La première date les données écossaises ; la seconde date leur représentation par Playfair. Les confondre ferait passer l’année observée pour l’année de réalisation du graphique.
Le diagramme circulaire est introduit en 1801. Cette date ne doit pas être regroupée sous 1786, qui concerne l’emploi des autres représentations citées par la source.

Pour aller plus loin

Le diagramme en barres précise la représentation qui compare des catégories par leur longueur.
L’histogramme aide à distinguer les intervalles numériques des catégories séparées.
Le diagramme circulaire développe la représentation d’un total partagé en secteurs.
La série chronologique montre comment organiser et lire des valeurs successives dans le temps.
Continuez avec Tangente

Explorez les mathématiques autrement

Retrouvez nos magazines, podcasts et jeux pour explorer les mathématiques autrement.

Découvrir les offres