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AlgèbreReprésentation graphique · Glossaire

diagramme en barres

Un diagramme en barres représente une série statistique qualitative ou quantitative discrète : chaque barre correspond à une modalité, et sa longueur, lue depuis une origine commune sur un axe gradué, est proportionnelle à son effectif ou à sa fréquence. Il permet ainsi de lire et de comparer rapidement des catégories ; les barres doivent avoir la même largeur et rester séparées.
Choix de clubs de 40 élèves Quatre barres horizontales représentent 16 élèves en sport, 10 en musique, 8 en théâtre et 6 en sciences. Sport Musique Théâtre Sciences 16 10 8 6 0 5 10 15 20 Nombre d’élèves
À la même échelle, les longueurs de 8, 5, 4 et 3 cm représentent exactement les quatre effectifs de la classe.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Relier la longueur d’une barre à un effectif ou à une fréquence.
  • Construire et contrôler quatre barres à partir d’un exemple de 40 élèves.
  • Choisir entre barres simples, groupées, empilées ou dos à dos.
  • Distinguer un diagramme en barres d’un histogramme et d’un diagramme circulaire.
  • Repérer une origine tronquée et les choix graphiques qui faussent la comparaison.

En clair

Quarante élèves choisissent un club : sport, musique, théâtre ou sciences. On dessine une barre par choix. Plus un club rassemble d’élèves, plus sa barre est longue. Un coup d’œil suffit ainsi pour classer les quatre effectifs.
Toutes les barres partent de la même valeur, gardent la même largeur et restent séparées. Elles peuvent monter ou s’étendre vers la droite : leur orientation change, mais pas l’information portée par leur longueur.

Définition

Un diagramme en barres, aussi nommé diagramme en bandes ou à bâtons, représente une série statistique qualitative ou quantitative discrète. Chaque modalité est associée à une barre dont la longueur est proportionnelle à son effectif ou à sa fréquence. Les barres ont une largeur identique et sont séparées par des intervalles constants. Elles peuvent être verticales ou horizontales sans modifier les valeurs représentées. L’axe des modalités et l’axe numérique doivent être nommés ; l’unité et l’échelle doivent être lisibles.
Des barres groupées placent plusieurs séries côte à côte pour une même modalité, par exemple afin de comparer une pratique sportive selon le sexe. Des barres empilées décomposent chaque total selon une variable supplémentaire, comme une répartition socioprofessionnelle par tranche d’âge. Une pyramide des âges est un cas classique de barres dos à dos, disposées de part et d’autre d’un axe commun.
Dans un diagramme en barres, la longueur code la valeur. Dans un histogramme, adapté à une variable quantitative continue regroupée en classes, c’est l’aire de chaque rectangle qui est proportionnelle à l’effectif ou à la fréquence.

Où on le rencontre

Dans un sondage, un rapport ou un manuel, on reconnaît ce support à des rectangles parallèles séparés par des espaces réguliers. Chaque rectangle est associé à une catégorie ou à une valeur discrète. Toutes les barres ont la même largeur et partent d’une origine commune. Un axe nomme les modalités ; l’autre porte une échelle d’effectifs, de fréquences ou de pourcentages. La longueur des barres rend alors visibles les écarts entre catégories ou entre séries.

Le mode d'emploi

La grandeur à lire est l’effectif ou la fréquence codée par la longueur de chaque barre. 1. Repérez les modalités et la série décrite par le titre ou la légende.
2. Identifiez l’origine, l’unité et le pas de l’axe numérique.
3. Projetez l’extrémité de la barre sur cet axe, sans utiliser sa largeur.
4. Comparez des barres qui reposent sur la même échelle et, dans une version groupée, sur la même modalité.
Une barre peut sembler deux fois plus longue si l’axe commence au-dessus de zéro, alors que les valeurs sont proches. Puisque la longueur porte la quantité, le bon réflexe est de vérifier l’origine. Pour comparer des grandeurs, une barre doit partir de zéro ; toute rupture d’axe doit être signalée et interprétée avec prudence.

Un exemple, pas à pas

Dans une classe de 40 élèves, 16 choisissent le club sport, 10 le club musique, 8 le club théâtre et 6 le club sciences. On veut construire un diagramme horizontal avec l’échelle 1 cm pour 2 élèves.
1. On vérifie le total : 16 + 10 + 8 + 6 = 40 élèves.
2. On divise chaque effectif par 2 : les barres mesurent 8 cm pour sport, 5 cm pour musique, 4 cm pour théâtre et 3 cm pour sciences.
3. On trace quatre barres de même largeur, séparées par le même espace et partant de zéro.
4. On inscrit les clubs sur un axe et le nombre d’élèves sur l’autre.
Le sport possède la barre la plus longue et les sciences la plus courte. Le contrôle est refaisable : chaque longueur multipliée par 2 redonne son effectif, et 8 + 5 + 4 + 3 = 20 cm correspond bien à 40 élèves avec cette échelle.

En pratique

Dans un sondage, les barres classent des réponses distinctes et montrent immédiatement laquelle rassemble le plus de personnes. Si seules les valeurs exactes comptent, des nombres écrits peuvent suffire ; les barres deviennent utiles lorsque la comparaison visuelle est prioritaire.
Pour une variable discrète, comme le nombre de livres lus, une barre peut représenter chaque valeur possible. Si la variable est continue et regroupée en intervalles, un histogramme convient mieux, car l’aire de chaque rectangle représente alors la fréquence.
Pour comparer plusieurs séries, des barres groupées facilitent la confrontation modalité par modalité. Des barres empilées conviennent plutôt à la composition de chaque total. Si l’objectif est de suivre une évolution régulière dans le temps, une courbe met mieux en évidence la continuité.

À ne pas confondre

L’histogramme. Ses rectangles représentent des classes d’une variable quantitative continue, et leur aire porte l’effectif ou la fréquence. Pour des catégories comme sport et musique, séparées et sans intervalle numérique, il faut un diagramme en barres.
Le diagramme circulaire. Ses secteurs montrent les parts d’un même total par leurs angles et leurs aires. Des effectifs que l’on veut comparer sur une origine commune, sans insister sur leur somme, appellent plutôt des barres.

Limites et pièges

Origine tronquée. Un axe numérique qui commence à 14 au lieu de 0 amplifie artificiellement l’écart entre des effectifs de 15 et 16. Le symptôme est une rupture ou l’absence du zéro. Il faut rétablir l’origine à 0 pour que la longueur totale code correctement la valeur.
Largeurs ou espacements variables. Des barres plus épaisses attirent davantage l’œil, même si leur longueur est correcte. Lorsque la largeur ou l’intervalle change sans signification annoncée, il faut uniformiser les rectangles et conserver des espaces constants.
Barres empilées. Seul le premier segment de chaque pile partage une origine facilement comparable. Les segments suivants peuvent sembler proches sans l’être. Il faut afficher les valeurs ou préférer des barres groupées lorsque la comparaison de chaque sous-catégorie prime sur celle des totaux.
Trop de modalités. Une accumulation de barres et de libellés rend le classement illisible. Le symptôme est un texte serré ou tronqué. Il faut trier les catégories, passer à une orientation horizontale ou présenter séparément les modalités pertinentes sans modifier les données.

Pour aller plus loin

histogramme. Sa lecture précise pourquoi l’aire, plutôt que la longueur seule, représente des classes continues.
diagramme circulaire. Il offre une autre manière de représenter les parts d’un même total.
Effectif. Cette notion relie le comptage de chaque modalité à la longueur de sa barre.
Pourcentage. Il permet de comparer des fréquences issues de groupes dont les effectifs totaux diffèrent.
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