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GéométrieObjet géométrique · Glossaire
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polyèdre de Szilassi

Le polyèdre de Szilassi possède 7 faces, chacune partageant une arête avec les 6 autres : ces voisinages déterminent 21 arêtes. Sa surface est homéomorphe à celle d'un tore à un trou, ce qui en fait un polyèdre de genre 1.
Réseau d'adjacence des sept faces du polyèdre de Szilassi Chaque paire parmi les sept faces F1 à F7 est reliée, soit vingt et une liaisons. F1F2 F3F4 F5F6 F7 7 × 6 ÷ 2 = 21 arêtes
Le réseau relie chaque paire de faces : les 7 sommets jaunes représentent les faces et les 21 segments leurs arêtes communes.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier la propriété d'adjacence des sept faces.
  • Retrouver les 21 arêtes par un double comptage des paires de faces.
  • Interpréter le genre 1 comme la présence d'un trou topologique.
  • Distinguer le polyèdre de Szilassi de son dual, le polyèdre de Csaszar.

En clair

Imaginez sept faces nommées F1 à F7. Choisissez-en une : son bord rencontre chacune des six autres, sans exception. Le même constat vaut quelle que soit la face de départ.
Cette proximité généralisée distingue le polyèdre de Szilassi. Sa surface n'a pas la topologie d'une sphère : elle est du même type qu'un tore, avec un trou.

Définition

Le polyèdre de Szilassi est un polyèdre de genre 1 : sa surface est homéomorphe à celle d'un tore à un trou. « Homéomorphe » signifie ici que l'une des surfaces peut être déformée continûment en l'autre, sans découpe ni recollement.
Il possède 7 faces et 21 arêtes. Sa condition d'adjacence est particulièrement forte : chacune des 7 faces partage une arête avec chacune des 6 autres. Ainsi, chaque paire de faces est voisine.
Découvert en 1977 par le mathématicien hongrois Lajos Szilassi, né en 1942, il est le dual du polyèdre de Csaszar. La dualité relie les deux structures en échangeant le rôle des faces et des sommets tout en conservant les incidences.

De quoi c'est fait

La structure combine des faces, des arêtes, des sommets et un trou topologique. Les 7 faces constituent les régions de la surface. Les 21 arêtes forment leurs frontières communes : chaque arête matérialise l'adjacence d'une paire de faces. Les sommets sont les points où ces arêtes se rejoignent.
Le trou distingue le genre 1 d'une surface de type sphérique. Il permet d'organiser toutes les rencontres entre faces sur une même surface. Ni la couleur des faces, ni l'orientation, ni l'échelle d'une représentation ne définissent le polyèdre. La figure d'adjacence encode seulement les voisinages : ses croisements de segments ne sont pas des sommets du polyèdre.

Un exemple, pas à pas

Retrouvons les 21 arêtes à partir de la seule règle d'adjacence, en prenant les sept faces F1 à F7 comme exemple conducteur.
Données.
7 faces au total.
Chaque face partage une arête avec les 6 autres.
Une arête commune appartient à la paire de faces qu'elle sépare.
Étape 1. Si nous comptons les voisines face par face, nous obtenons 7×6=427\times6=42 rencontres orientées : F1 avec F2, puis F2 avec F1, sont alors comptées séparément.
Étape 2. Chaque paire apparaît donc deux fois. Le nombre de paires distinctes, et ainsi d'arêtes communes, vaut 7×62=21\frac{7\times6}{2}=21.
Contrôle. Énumérons les nouvelles paires apportées successivement par les faces : 6+5+4+3+2+1=216+5+4+3+2+1=21. Ce second comptage retrouve le même total sans doubler les rencontres.
Résultat. Les 7 faces toutes adjacentes deux à deux déterminent exactement 21 arêtes communes.

En pratique

Pour lire une représentation, commencez par suivre le bord d'une face. Si cette face rencontre les six autres, répétez le contrôle pour chacune : une seule paire non adjacente suffit à écarter la propriété caractéristique du polyèdre de Szilassi.
Pour contrôler les arêtes, remplacez la vue en perspective par le réseau des voisinages entre faces. Reliez deux noms de faces lorsqu'elles partagent une arête. Le réseau attendu relie chacune des sept faces aux six autres et comporte 21 liaisons.
Pour reconnaître le type de surface, ne vous fiez pas à la silhouette du dessin. Cherchez plutôt le passage correspondant au trou du tore : une déformation change l'apparence, mais pas le genre topologique.

À ne pas confondre

Polyèdre de Szilassi et polyèdre de Csaszar. Ils sont duaux, mais ce ne sont pas deux noms du même objet. Le critère décisif porte sur le rôle de l'adjacence : chez Szilassi, les 7 faces sont toutes voisines deux à deux ; la dualité échange faces et sommets.
Polyèdre de genre 1 et tore rond. Dire que la surface est homéomorphe à un tore décrit son type topologique, pas son apparence géométrique. Une réalisation à faces planes peut sembler anguleuse tout en possédant le même nombre de trous qu'un tore.

Limites et pièges

Un dessin complet n'est pas le polyèdre. Dans le réseau des sept faces, les 21 liaisons se croisent sur la page. Ces croisements graphiques n'ajoutent ni face ni arête au polyèdre : seuls les noms F1 à F7 représentent les faces.
Six voisines ne suffisent pas pour une seule face. La propriété exige que chacune des 7 faces partage une arête avec chacune des 6 autres. Il faut donc contrôler les 21 paires, pas seulement partir d'une face privilégiée.
Une rencontre en un sommet n'est pas une adjacence par arête. Deux faces ne comptent ici comme voisines que si elles partagent une arête entière. Un simple point commun ne valide pas la paire ; il faut suivre leur frontière commune.
Le genre ne décrit pas la forme visuelle. « Genre 1 » compte un trou topologique. Étirer ou courber la représentation ne change pas ce nombre, tant que la surface n'est ni découpée ni recollée.

Pour aller plus loin

La fiche polyèdre de Csaszar présente l'objet dual et permet de suivre l'échange entre faces et sommets.
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