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Histoire et cultureNotion · Glossaire

Staudt Carl Georg C von

Carl Georg Christian von Staudt est un mathématicien allemand connu pour ses travaux en géométrie projective et en théorie des nombres. En géométrie, il privilégie un raisonnement fondé sur les objets et leurs relations, sans recourir aux outils analytiques.
Chronologie de Carl Georg Christian von Staudt Frise de 1798 à 1867, avec De numeris Bernoullianis en 1845 et Geometrie der Lage en 1847. 1798 naissance 1845 De numeris Bernoullianis 1847 Geometrie der Lage 1867 décès
Entre 1798 et 1867, les repères 1845 et 1847 séparent le texte sur les nombres de Bernoulli de l'ouvrage de géométrie projective.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer von Staudt entre Göttingen et l'université d'Erlangen.
  • Distinguer son œuvre de géométrie projective de ses recherches sur les nombres de Bernoulli.
  • Associer correctement 1845 et 1847 aux deux publications citées.
  • Identifier ses autres contributions géométriques mentionnées par la source.

En clair

En 1847, Carl Georg Christian von Staudt publie Geometrie der Lage. Il fait alors carrière à l'université d'Erlangen. Dans cet ouvrage, il présente une géométrie projective construite sans recourir aux outils analytiques. Son choix est celui d'un raisonnement synthétique : les objets et leurs relations géométriques guident l'étude.
Son parcours ne se limite pas à cette discipline. Von Staudt travaille aussi sur une construction au compas seul du polygone régulier à 17 côtés, sur une résolution géométrique des équations quadratiques et sur les nombres de Bernoulli.

Définition

Carl Georg Christian von Staudt est un mathématicien allemand né en 1798 et mort en 1867. Élève de Gauss à Göttingen, il y étudie les mathématiques et l'astronomie, puis accomplit toute sa carrière à l'université d'Erlangen. La chronologie de ses publications permet de distinguer ses deux grands domaines de travail.
En géométrie, von Staudt se consacre surtout à la géométrie projective. Il en défend une approche strictement synthétique, donc indépendante des outils analytiques. Son ouvrage Geometrie der Lage, publié en 1847, rassemble ses contributions aux fondements de cette discipline. La source lui attribue aussi une construction au compas seul d'un polygone régulier à 17 côtés et une résolution géométrique des équations quadratiques.
En théorie des nombres, il étudie les nombres de Bernoulli dans De numeris Bernoullianis, publié en 1845. Ces recherches sont liées au théorème de von Staudt-Clausen, dont il est à l'origine. Cette contribution arithmétique doit être distinguée de ses travaux de géométrie projective, même si elles appartiennent à une seule et même œuvre mathématique.

Un exemple, pas à pas

Pour situer correctement une contribution de von Staudt, prenons le cas de De numeris Bernoullianis.
Données : l'auteur est Carl Georg Christian von Staudt ; le texte paraît en 1845 ; il traite des nombres de Bernoulli ; le théorème de von Staudt-Clausen appartient à cette partie de son œuvre.
1. Relever d'abord la date associée au texte : 1845. Elle concerne De numeris Bernoullianis, et non Geometrie der Lage.
2. Identifier ensuite le domaine par l'objet étudié. Les nombres de Bernoulli placent cette publication en théorie des nombres.
3. Relier enfin cette branche au résultat nommé dans la source : le théorème de von Staudt-Clausen.
Le contrôle consiste à comparer avec 1847 : cette seconde date renvoie à Geometrie der Lage et à la géométrie projective. Pour distinguer les deux branches, ne regardez donc pas seulement la date : classez d'abord la contribution par son objet, puis repérez, pour la branche géométrique, un raisonnement guidé par les objets et leurs relations, sans outils analytiques. Les deux publications se distinguent ainsi par leur domaine et, en géométrie, par la manière de raisonner.

En pratique

Pour lire une notice sur la géométrie projective, cherchez si le texte met l'accent sur une démarche synthétique ou sur des outils analytiques. Chez von Staudt, le critère décisif est l'indépendance revendiquée à l'égard de ces outils.
Pour classer une œuvre, partez de son objet. Geometrie der Lage relève de la géométrie projective, tandis que De numeris Bernoullianis relève de la théorie des nombres. La frise chronologique rend visibles leurs dates respectives.
Pour attribuer une année, associez-la à une publication précise. Retenez 1845 pour le texte sur les nombres de Bernoulli et 1847 pour l'ouvrage consacré aux fondements de la géométrie projective.

À ne pas confondre

Von Staudt et Gauss. Ce sont deux mathématiciens distincts. Dans la source, le critère qui les sépare est leur relation d'enseignement : von Staudt est l'élève de Gauss à Göttingen. Une contribution attribuée à von Staudt ne doit donc pas être automatiquement portée au compte de son professeur.
Géométrie synthétique et outils analytiques. L'approche défendue par von Staudt construit le raisonnement géométrique indépendamment des outils analytiques. Le recours à ces outils signale donc une autre manière de traiter le problème, même si l'objet étudié reste géométrique.
Geometrie der Lage et théorème de von Staudt-Clausen. Le premier est l'ouvrage de 1847 consacré à la géométrie projective. Le second appartient à la théorie des nombres et se rattache aux recherches de von Staudt sur les nombres de Bernoulli.

Limites et pièges

Ne pas attacher tous les travaux à 1847. Cette année est celle de Geometrie der Lage. De numeris Bernoullianis paraît en 1845 ; confondre les deux dates efface la chronologie réelle des publications.
Ne pas réduire von Staudt à la géométrie projective. Ce domaine occupe une place centrale dans la source, mais ses recherches touchent aussi les nombres de Bernoulli et le théorème de von Staudt-Clausen.
Ne pas généraliser l'expression « au compas seul ». Elle qualifie ici la construction d'un polygone régulier à 17 côtés. Elle ne décrit ni l'ensemble de ses méthodes ni sa résolution géométrique des équations quadratiques.
Ne pas transformer une indication générale en datation précise. La source date deux publications, mais pas la construction du polygone ni la résolution géométrique des équations quadratiques. Il faut donc laisser ces deux résultats sans année.

Pour aller plus loin

Géométrie projective — Pour approfondir la discipline dont von Staudt défend une approche synthétique.
Théorème de von Staudt-Clausen — Pour prolonger la branche arithmétique de ses recherches sur les nombres de Bernoulli.
Gauss Carl — Pour situer le mathématicien dont von Staudt fut l'élève à Göttingen.
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