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AlgèbreNotion · Glossaire

Sylvester James

James Joseph Sylvester est un mathématicien et géomètre anglais dont les travaux, notamment avec Arthur Cayley, ont contribué aux fondements de la théorie des matrices et des graphes. Il a aussi marqué l'étude des formes algébriques et des invariants quadratiques, en particulier par la loi d'inertie qui porte son nom.
Parcours de James Joseph Sylvester Frise de 1814 à 1897 présentant quatre étapes non datées : études contrariées et diplôme à Dublin, carrière universitaire interrompue, droit et assurances, puis retour académique. 1814 1897 Études contrariéeset diplômeà Dublin Carrièreuniversitaireinterrompue Droit etassurances Retouracadémique
Entre 1814 et 1897, les épisodes sont ordonnés sans attribuer de date aux étapes que la source ne date pas.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer les obstacles qui ont marqué le parcours universitaire de Sylvester.
  • Relier sa collaboration avec Arthur Cayley aux matrices et aux graphes.
  • Distinguer le mathématicien des objets et résultats qui portent son nom.

En clair

Né en 1814 en Angleterre, James Joseph Sylvester suit un parcours loin d'être rectiligne. Sa confession religieuse lui ferme d'abord l'accès aux diplômes de Londres et de Cambridge. Il obtient finalement son diplôme à Dublin.
Après une carrière universitaire interrompue, il étudie le droit et travaille comme mathématicien dans une compagnie d'assurances, puis revient à l'université. Sa collaboration avec Arthur Cayley accompagne des avancées en algèbre, sur les matrices et les invariants quadratiques.

Définition

James Joseph Sylvester (1814–1897) est un mathématicien et géomètre anglais. Sa biographie associe deux dimensions : un parcours universitaire contrarié par les exigences religieuses de son époque et une œuvre algébrique menée notamment avec Arthur Cayley. Il ne faut donc pas réduire son nom à un seul théorème.
Sylvester ne peut d'abord recevoir de diplôme ni à Londres ni à Cambridge, où la signature des trente-neuf articles de l'Église d'Angleterre est exigée. Il l'obtient à Dublin, où cette obligation n'est pas en vigueur. Après une altercation avec un étudiant, sa carrière universitaire en Angleterre puis aux États-Unis s'interrompt. Il se tourne alors vers le droit et devient mathématicien dans une compagnie d'assurances, avant de reprendre une carrière académique.
Son amitié et sa collaboration avec Arthur Cayley jouent un rôle décisif dans leurs travaux sur la théorie des matrices et les fondements de la théorie des graphes. Sylvester contribue aussi aux formes algébriques et aux invariants quadratiques. La matrice de Sylvester et la loi d'inertie de Sylvester font partie des objets et résultats qui portent son nom. Il est en outre le premier récipiendaire de la médaille d'or de la London Mathematical Society.

Un exemple, pas à pas

Pour reconstituer le parcours de Sylvester sans lui prêter une chronologie trop précise, on dispose de quatre repères : sa vie de 1814 à 1897, le diplôme obtenu à Dublin, l'interruption de sa première carrière universitaire et son retour ultérieur au monde académique. Le schéma chronologique rassemble ces repères sans dater les épisodes que la source ne date pas.
1. On part de l'obstacle institutionnel : Londres et Cambridge imposent une condition religieuse que Sylvester ne peut accepter.
2. On relève l'issue de ses études : Dublin lui accorde le diplôme sans cette exigence.
3. Après l'interruption de sa carrière universitaire, on suit son détour par le droit et par une compagnie d'assurances.
4. Son retour à une carrière académique conduit au versant mathématique du portrait : la collaboration avec Arthur Cayley, les matrices, les graphes, les formes algébriques et les invariants quadratiques. Le contrôle consiste à ne fixer aucune année intermédiaire absente de la source.

En pratique

Lorsqu'un cours mentionne une matrice de Sylvester, le nom renvoie à un objet mathématique, pas à la personne elle-même. Le bon geste est de consulter la définition de la matrice pour connaître sa construction.
Face à la loi d'inertie de Sylvester, il faut chercher l'énoncé du résultat. La biographie indique son attribution, tandis que la fiche dédiée précise son contenu mathématique.
Pour situer l'œuvre de Sylvester, on peut classer les mentions rencontrées selon quatre ensembles donnés par la source : matrices, graphes, formes algébriques et invariants quadratiques. Cette lecture évite de confondre un domaine de contribution avec un objet portant son nom.

À ne pas confondre

James Joseph Sylvester et la matrice de Sylvester. Le premier est une personne ; la seconde est un objet mathématique qui porte son nom. Une date biographique concerne l'homme, tandis qu'une définition par des éléments ou une construction concerne la matrice.
James Joseph Sylvester et la loi d'inertie de Sylvester. Une biographie retrace une vie et des contributions ; une loi mathématique est un résultat avec un énoncé et des hypothèses. Le mot « loi » signale ici qu'il faut consulter le résultat dédié.
Sylvester et Arthur Cayley. Ce sont deux mathématiciens distincts. La source les réunit par leur amitié et leur collaboration, sans rendre leurs identités ni l'ensemble de leurs travaux interchangeables.

Limites et pièges

Des dates non fournies. La source donne 1814 et 1897 pour la vie de Sylvester, mais aucune année pour son diplôme, ses emplois ou ses contributions. Ajouter une date intermédiaire produirait une précision non établie ici ; il faut conserver l'ordre relatif des épisodes.
Un nom n'est pas une définition. Savoir que la matrice de Sylvester ou la loi d'inertie portent son nom ne suffit pas à connaître leur construction, leur énoncé ou leurs hypothèses. Il faut ouvrir la fiche mathématique correspondante.
Une collaboration n'efface pas les contributions individuelles. La source attribue à Sylvester et Cayley un rôle commun pour les matrices et les graphes. Elle ne détaille pas ici la part de chacun ; mieux vaut ne pas la déduire.

Pour aller plus loin

La matrice de Sylvester permet de passer du portrait du mathématicien à un objet précis qui porte son nom.
La loi d'inertie de Sylvester prolonge la lecture vers l'un de ses résultats les plus connus sur les invariants quadratiques.
Le portrait de Cayley Arthur éclaire l'autre membre de la collaboration scientifique décisive mentionnée dans cette fiche.
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