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GéométrieNotion · Glossaire

Verseau

Le verseau est une courbe plane définie en coordonnées polaires par l'équation r = a cos(θ) / sin²(θ). Pour a non nul, cette formule se convertit en y² = ax : elle décrit donc une parabole, dont l'origine est un point régulier, et non une courbe cubique à point double.
Contrôle cartésien : a = 4 ; θ = π/4 x y 0123456 0123456-4-5-6 (4, 4) a = 4 ; θ = π/4 ; y² = 4x
Avec a = 4, le point calculé pour θ = π/4 est (4, 4) et vérifie y² = 4x.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier la relation polaire et ses conditions de définition.
  • Calculer un point et vérifier sa relation cartésienne.
  • Repérer l'incompatibilité entre la formule fournie et la qualification de cubique.

En clair

Imaginez un point qui tourne autour de l'origine d'un repère. À chaque angle, on lui attribue une coordonnée radiale signée r ; la distance géométrique correspondante est |r| et l'ensemble dessine une courbe polaire. Dans l'expression fournie, a règle l'échelle, tandis que le cosinus et le sinus de l'angle modifient cette coordonnée radiale. La courbe peut ainsi être observée comme un tracé symétrique plutôt que comme une simple liste de nombres.
Le mot verseau évoque une amphore qui verse de l'eau. Cette image aide à retenir l'allure annoncée, mais elle ne suffit pas à contrôler l'équation. Pour cela, il faut convertir les coordonnées polaires en coordonnées du repère et examiner les points obtenus.

Définition

Une coordonnée polaire décrit un point par une coordonnée radiale signée r et par son angle θ. La distance géométrique à l'origine est alors |r|. Dans la formule de la source, a est un paramètre réel qui fixe l'échelle, et l'angle doit rendre sin(θ) non nul :
r=acos(θ)sin2(θ)r=\frac{a\cos(\theta)}{\sin^2(\theta)}
La relation est donc définie là où le dénominateur ne s'annule pas. Les coordonnées cartésiennes correspondantes sont x = r cos(θ) et y = r sin(θ).
En remplaçant r et les fonctions trigonométriques par x et y, puis en supposant que r n'est pas nul, on obtient :
y2=axy^2=ax
Cette équation est celle d'une parabole lorsque a est non nul. Le paramètre a peut inverser son ouverture ou en modifier l'échelle. Dans le cas dégénéré a = 0, la relation polaire donne r = 0 partout où elle est définie, donc seulement l'origine comme point représenté ; y = 0 provient d'une équation cartésienne élargie qui n'est pas équivalente à la relation polaire dans ce cas. Cette conversion constitue un contrôle indispensable de la description polaire.
La source associe pourtant cette formule à une courbe cubique ayant un point double à l'origine. Ces deux caractérisations ne sont pas compatibles telles quelles avec la conversion précédente. La fiche distingue donc la définition transmise de la propriété algébrique effectivement déduite, sans attribuer une autre équation au verseau.

Un exemple, pas à pas

Prenons le paramètre a = 4 et l'angle θ = π/4. Le sinus et le cosinus de cet angle valent chacun √2/2. On peut alors calculer la coordonnée radiale r, puis les deux coordonnées du point.
1. La formule donne r=4(2/2)(2/2)2=42r=\frac{4(\sqrt{2}/2)}{(\sqrt{2}/2)^2}=4\sqrt{2}. La distance est positive pour ce choix de paramètres.
2. Les coordonnées cartésiennes se calculent avec x = r cos(θ) et y = r sin(θ). Elles valent donc x=4222=4x=4\sqrt{2}\,\frac{\sqrt{2}}{2}=4 et y=4222=4y=4\sqrt{2}\,\frac{\sqrt{2}}{2}=4. Le point obtenu est (4, 4).
3. Le contrôle cartésien confirme la relation annoncée par la conversion : y2=42=16=ax=4×4y^2=4^2=16=ax=4\times4. Ce calcul vérifiable montre pourquoi la formule fournie produit ici un point de la parabole y² = 4x.

En pratique

Pour exploiter une relation polaire, commencez par identifier le paramètre a et l'angle θ. Vérifiez ensuite que sin(θ) n'est pas nul, calculez la coordonnée radiale signée r, puis passez aux coordonnées x = r cos(θ) et y = r sin(θ). Un point obtenu permet de contrôler le tracé sans se fier à son seul aspect visuel.
Avec a = 4 et θ = π/4, cette démarche fournit le point (4, 4). Plusieurs angles permettent ensuite de construire un nuage de points. Les valeurs proches d'un angle où le sinus s'annule doivent être traitées avec prudence, car le dénominateur rend |r| très grand ou la relation indéfinie.

À ne pas confondre

Le verseau ne doit pas être confondu avec le signe astrologique du même nom. Dans cette fiche, le terme désigne une courbe de géométrie ; la requête « astrologie verseau 2026 » repérée dans les statistiques concerne un autre sujet et n'est pas pertinente pour cette page.
Il ne faut pas non plus confondre une allure d'amphore avec une preuve de nature cubique. Une forme dessinée peut suggérer une courbe, mais seule une équation cohérente avec les coordonnées permet d'en déterminer le type. Ici, la conversion de la formule fournie conduit à y² = ax.

Limites et pièges

La valeur θ = kπ annule sin(θ). Pour a non nul, la formule polaire n'est alors pas définie : il ne s'agit pas d'un point ordinaire du tracé. Une limite éventuelle ne doit pas être remplacée automatiquement par une valeur obtenue en divisant par zéro.
La conversion vers y² = ax a été faite sur les points où les coordonnées polaires sont définies. Elle ne suffit pas, à elle seule, à ajouter l'origine comme point de la courbe ni à lui attribuer une multiplicité. Ces propriétés exigent l'étude locale de l'équation et de la paramétrisation.
Le contrôle le plus important est donc documentaire : la formule r = a cos(θ) / sin²(θ), la qualification de cubique et le point double annoncés par la source ne forment pas un ensemble cohérent. Une publication mathématique devrait corriger ou préciser la définition avant de présenter ces propriétés comme simultanément établies.

Pour aller plus loin

Une courbe plane peut être décrite par une équation cartésienne, une équation polaire ou une paramétrisation. Ces descriptions ne sont interchangeables qu'après vérification du domaine et des transformations utilisées. Pour le verseau tel qu'il est formulé ici, passer de r et θ à x et y révèle la relation y² = ax ; cette étape constitue un exemple général de lecture critique d'une définition.
L'étude complète d'une courbe demanderait ensuite de distinguer son ensemble de points, ses branches, ses singularités et ses comportements aux limites. Ces notions permettent de tester précisément une mention de point double ou de courbe cubique, au lieu de les déduire d'un nom historique ou d'une ressemblance graphique. Le verseau fait partie des courbes classiques étudiées par les géomètres des XVIIe et XVIIIe siècles.
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