Passer au contenu principal
GéométrieNotion · Glossaire

Wright Edward

Edward Wright (1558-1615) est un cartographe anglais dont les travaux relient la projection de Mercator à la navigation. Dans Certaine Errors of Navigation Corrected (1599), il étudie les difficultés du repérage en mer et les arcs de méridien nécessaires aux tables loxodromiques, une loxodromie étant une courbe qui coupe les méridiens sous un angle constant. Son approche transforme ainsi une route à cap constant en problème de calcul sur une carte plane.
Loxodromie et angle constant Une route oblique rouge coupe trois méridiens noirs verticaux sous un angle constant de 30 degrés. Méridien route loxodromique 30° 30° 30°
La route conserve un angle de 30° avec chacun des trois méridiens représentés verticalement.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier Edward Wright et les faits historiques fournis.
  • Comprendre le critère d'une loxodromie.
  • Distinguer tracé cartographique et longueur terrestre.

En clair

En 1599, dans Certaine Errors of Navigation Corrected, Edward Wright s'intéresse à une difficulté très concrète : se repérer en mer sur une carte. Une loxodromie est une route qui coupe chaque méridien sous le même angle. Sur une projection de Mercator, cette route apparaît comme une ligne droite, ce qui aide à garder un cap constant. Wright transforme cette idée en calculs précis pour estimer les arcs de méridien nécessaires aux tables de navigation.

Définition

Edward Wright est un cartographe anglais dont le travail relie la géométrie de la projection de Mercator à la navigation. La projection représente la surface terrestre sur une carte plane ; Wright y étudie les longueurs des arcs de méridien afin de fournir un traitement mathématique utilisable dans les tables de navigation.
Une loxodromie est une courbe qui coupe les méridiens sous un angle constant. Dans une représentation de Mercator, cette propriété donne une route de direction constante sur la carte. L'angle est mesuré entre la route et le méridien local ; il ne faut donc pas le confondre avec une direction mesurée une seule fois par rapport au bord de la feuille.
Le sujet n'est pas limité à un tracé : il concerne aussi la conversion mathématique entre la carte et la surface terrestre. La source associe ce travail aux difficultés du repérage en mer, aux tables loxodromiques calculées avec précision et à l'ouvrage Certaine Errors of Navigation Corrected, publié en 1599.

Un exemple, pas à pas

On considère une carte où trois méridiens sont représentés par des droites verticales et où une route coupe chacune d'elles sous un angle constant de 30°. Les données sont les suivantes : la route est loxodromique, les méridiens sont verticaux dans la représentation et l'angle choisi vaut 30°.
La première intersection fixe une direction faisant 30° avec le méridien. La deuxième intersection conserve ce même angle. La troisième intersection le conserve encore. La route peut donc être tracée comme une droite oblique sur ce schéma de projection de Mercator.
Le contrôle consiste à comparer les trois angles dessinés avec les méridiens verticaux : chacun doit mesurer 30°. Le résultat est une route de direction constante sur la carte ; ce contrôle ne prétend pas donner une distance réelle, car aucune échelle terrestre n'a été fournie.

En pratique

Pour lire l'apport de Wright, on part d'une carte de navigation et de la route que l'on souhaite suivre. On observe l'angle de la route avec les méridiens, puis on vérifie qu'il reste constant le long du tracé.
Pour estimer les longueurs utiles au repérage, on s'appuie sur un calcul des arcs de méridien adapté à la projection de Mercator. Une simple mesure à la règle ne suffit pas, car la carte plane ne conserve pas directement toutes les longueurs terrestres.
Pour replacer cette contribution dans son contexte, on peut consulter une présentation générale de la projection de Mercator. Elle fournit le cadre de la carte ; la contribution de Wright porte sur le traitement mathématique nécessaire à la navigation.

À ne pas confondre

La loxodromie ne désigne pas toute route tracée sur une carte. Le critère qui tranche est l'angle avec les méridiens : il reste constant pour une loxodromie. Une route quelconque peut changer d'angle au fil du trajet, même si son dessin paraît régulier.
La projection de Mercator n'est pas le travail mathématique de Wright lui-même. Elle est le support cartographique ; Wright y propose une approche pour calculer les arcs de méridien et améliorer les tables liées au repérage en mer.

Limites et pièges

Un angle constant dans la représentation ne fournit pas, à lui seul, une longueur terrestre. Le symptôme est une distance lue directement sur la feuille sans tenir compte de la projection. Il faut alors utiliser le calcul des arcs de méridien étudié par Wright, avec une échelle et des données géographiques explicites.
Le cas de l'angle nul est charnière : une route qui coupe les méridiens sous 0° suit un méridien au lieu de traverser obliquement la carte. Il faut donc préciser l'angle et le sens du trajet avant de conclure qu'un tracé représente une loxodromie.
La précision des tables ne doit pas être confondue avec une exactitude absolue. Une valeur calculée avec grande précision reste liée aux données et aux conventions de représentation employées pour le repérage en mer.

Pour aller plus loin

La fiche consacrée à la projection de Mercator permet d'approfondir le support cartographique sur lequel s'inscrit l'apport de Wright. Le lecteur y gagne le cadre géométrique nécessaire pour comprendre pourquoi le calcul des arcs de méridien accompagne le tracé des routes.
L'article La projection de Mercator prolonge cette approche par une présentation dédiée de la projection. Il aide à relier l'histoire de Wright aux usages cartographiques de cette représentation.
Continuez avec Tangente

Explorez les mathématiques autrement

Retrouvez nos magazines, podcasts et jeux pour explorer les mathématiques autrement.

Découvrir les offres