Les neuf chapitres, au cœur de la tradition mahématique

L’histoire des mathématiques en Asie est marquée par la place centrale qu’occupe la Chine, comme productrice aussi bien de savoirs que d’institutions d’enseignement des sciences. Les unes comme les autres ont été, dans le passé, repris par les autres pays de l’Asie de l’Est. Plusieurs des classiques mathématiques élaborés en Chine ont été étudiés ailleurs et ont inspiré les savoirs et les pratiques mathématiques qui y ont été mises en œuvre.
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La tradition des examens a contribué à développer une culture mêlant tradition et innovation dans la Corée du XVIIIe siècle. Ainsi, un carré d’Euler fut créé avant même qu’Euler ne s’intéresse à la question tandis que la méthode chinoise correspondant à l’élimination de Gauss-Jordan était largement maîtrisée.

Il existe étonnamment peu d’ouvrages anciens de mathématiques en Chine. On peut y voir en partie le résultat de choix politiques menés par les dynasties successives. Cela permet de comprendre que l’histoire des mathématiques n’est ni linéaire ni faite de blocs culturels homogènes.

À la fin du XVIe siècle, la rencontre avec des savoirs et des pratiques venus d’Europe infléchit la manière dont les mathématiques sont perçues en Chine, à la fois d’un point de vue technique et d’un point de vue historique autour de deux grandes questions : comment faut-il les pratiquer et qui a les a inventées en premier ?

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