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AnalyseNotion · Glossaire

Bois-Reymond Paul du

Une série de Fourier décrit une fonction à l’aide d’une somme d’oscillations. Paul du Bois-Reymond, mathématicien allemand, a montré qu’une fonction continue peut pourtant avoir une telle série divergente en un point. Son contre-exemple distingue continuité de la fonction et convergence ponctuelle de sa série.
Jalons chronologiques autour de Paul du Bois-Reymond Frise de 1831 à 1966 : naissance, thèse, contre-exemple de Fourier, décès et résultat de Carleson. Vie de Paul du Bois-Reymond 1831 Naissance 1859 Thèse sur les fluides 1876 Fonction continue divergence en un point 1889 Décès 1966 Carleson presque partout
La frise sépare les dates de la vie de du Bois-Reymond, son résultat de 1876 et le prolongement obtenu par Carleson en 1966.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Situer le parcours de Paul du Bois-Reymond entre médecine, physique mathématique et analyse.
  • Expliquer la portée exacte de son contre-exemple de 1876.
  • Distinguer ce résultat de la convergence presque partout résolue par Carleson en 1966.

En clair

En 1876, dans l’Allemagne où se déroule sa carrière universitaire, Paul du Bois-Reymond met en évidence un phénomène inattendu. Une fonction peut être continue, sans rupture visible, tandis que sa série de Fourier diverge en un point. La continuité ne suffit donc pas à garantir une bonne convergence partout.
Ce contre-exemple marque l’histoire de l’analyse. Il montre pourquoi les mathématiciens doivent préciser le type de convergence recherché et l’endroit où elle est exigée.

Définition

Paul David Gustave du Bois-Reymond (1831–1889) est un mathématicien allemand dont les travaux relèvent de l’analyse. Après avoir commencé par la médecine puis s’être orienté vers la physique mathématique, il soutient en 1859 une thèse sur l’équilibre des fluides. Il poursuit sa carrière dans plusieurs universités allemandes.
Ses recherches portent sur les équations différentielles, les équations aux dérivées partielles, le calcul des variations, les équations intégrales et le problème de Sturm-Liouville. La frise chronologique associée à cette section situe les jalons datés fournis par la source, sans confondre parcours personnel et résultats mathématiques.
Son résultat le plus marquant ici date de 1876 : il prouve qu’il existe une fonction continue dont la série de Fourier diverge en un point. Il établit aussi que toute série trigonométrique qui converge vers une fonction continue est nécessairement la série de Fourier de cette fonction. La question duale de la convergence presque partout pour la série de Fourier d’une fonction continue est résolue en 1966 par Lennart Carleson.

Un exemple, pas à pas

La source ne donne pas la construction de la fonction historique : cette section propose donc une vérification logique bornée.
Objets : notons f une fonction continue dont du Bois-Reymond établit l’existence, et x₀ un point où sa série de Fourier diverge.
1. Repérez l’hypothèse portant sur f : la fonction est continue.
2. Testez l’affirmation « la série de Fourier de f converge en tout point » au point identifié x₀.
3. Au point x₀, la série diverge : l’affirmation testée à l’étape 2 est donc fausse pour f.
4. Choisissez alors la conclusion correcte : « il existe une fonction continue dont la série de Fourier diverge en un point ». La conclusion « toute fonction continue produit une telle divergence » ne suit pas de ce cas.

En pratique

En histoire de l’analyse, on associe du Bois-Reymond au contre-exemple de 1876. Le bon geste consiste à noter séparément l’hypothèse de continuité et la divergence en un point.
Pour replacer ses travaux, on peut suivre les domaines cités dans la source : équations différentielles, équations aux dérivées partielles, calcul des variations, équations intégrales et problème de Sturm-Liouville. Cette liste décrit l’étendue de ses recherches ; elle ne date pas chaque contribution.
Face à un énoncé sur les séries trigonométriques, on vérifie le sens de l’implication. Du Bois-Reymond établit qu’une série trigonométrique convergeant vers une fonction continue est la série de Fourier de cette fonction.

À ne pas confondre

Paul et Emil du Bois-Reymond. Paul est le mathématicien présenté ici ; Emil, son frère, est physiologiste. Le domaine de travail cité permet de trancher entre les deux personnes.
Le résultat de 1876 et celui de Carleson en 1966. Le premier donne une fonction continue dont la série de Fourier diverge en un point. Le second résout la question de la convergence presque partout pour la série de Fourier d’une fonction continue. Les dates et les conclusions ne sont pas interchangeables.

Limites et pièges

Une existence n’est pas une règle universelle. Le contre-exemple de 1876 montre qu’au moins une fonction continue possède une série de Fourier divergente en un point. Il ne dit pas que la divergence se produit pour toute fonction continue.
« En un point » et « presque partout » ne décrivent pas la même exigence. Une divergence ponctuelle suffit à invalider une convergence partout. La question duale mentionnée par la source porte, elle, sur la convergence presque partout et reçoit sa réponse avec Carleson en 1966.
La continuité concerne la fonction, pas automatiquement le comportement ponctuel de sa série. Si un raisonnement passe directement de l’une à l’autre, il faut vérifier l’hypothèse de convergence réellement utilisée.

Pour aller plus loin

série de Fourier — Pour préciser l’objet mathématique au cœur du contre-exemple de 1876.
Carleson Lennart — Pour poursuivre la question de la convergence presque partout, résolue en 1966.
problème de Sturm-Liouville — Pour situer un autre domaine d’analyse auquel du Bois-Reymond a consacré ses recherches.
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