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Histoire et cultureNotion · Glossaire

écriture cunéiforme

L'écriture cunéiforme est un système d'écriture qui inscrit des signes en forme de coins sur des tablettes d'argile. Elle peut aussi consigner des nombres : dans la numération babylonienne, leur valeur s'interprète selon un regroupement en base 60, sans que tout signe cunéiforme soit nécessairement numérique.
Six unités comparées à un groupe de soixante Six coins jaunes sont placés face à un cadre contenant soixante points noirs, pour montrer que six ne forme aucun groupe complet de soixante. 6 unités 1 groupe de 60 < aucun groupe complet
Six unités restent en deçà d'un groupe complet de 60 : 6 correspond à 0 groupe de 60 et 6 unités.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Reconnaître le support d'argile et les signes en forme de coins qui caractérisent l'écriture cunéiforme.
  • Distinguer le système d'écriture de la numération babylonienne.
  • Vérifier pourquoi le nombre 6 représente six unités dans un système fondé sur la base 60.

En clair

Une tablette d'argile peut porter de petits signes en forme de coins. Ces marques ne sont pas un décor : elles servent à conserver une information écrite. Des boules d'argile contenant des cailloux et marquées d'incisions montrent aussi un usage lié au comptage.
Dans l'exemple transmis par la source, les incisions représentent le nombre 6. Ce nombre s'inscrit dans un système sexagésimal, c'est-à-dire organisé autour de la base 60. L'écriture cunéiforme a ainsi porté aussi bien des textes que des traces des mathématiques babyloniennes.

Définition

L'écriture cunéiforme est un système d'écriture caractérisé par des signes en forme de coins gravés sur de l'argile. La source la situe à Sumer vers 3400 avant J.-C. et la présente comme le plus ancien système d'écriture connu. Au 2e millénaire avant J.-C., son usage s'étend en Mésopotamie et dans l'ensemble du Proche-Orient ancien.
Les tablettes découvertes au 19e siècle ont transmis des mathématiques babyloniennes. Parmi les témoignages cités figurent des boules d'argile contenant des cailloux et portant des incisions cunéiformes qui représentent le nombre 6. Elles attestent un comptage sexagésimal : dans un tel système, 60 sert de base de regroupement. Ce principe constitue la base de la numération babylonienne. L'écriture cunéiforme désigne donc le système de signes et son support d'information ; la base 60 désigne l'organisation numérique que certains de ces signes permettent de consigner.

Un exemple, pas à pas

Prenons le témoignage numérique donné par la source. Les données sont une boule d'argile, des cailloux qu'elle contient, des incisions cunéiformes visibles et la valeur 6 représentée par ces incisions. La base du système de comptage est 60.
1. On compte les incisions associées à la valeur annoncée. Leur lecture donne six unités.
2. On compare cette valeur à la base 60. Comme 6 est inférieur à 60, aucun groupe complet de 60 n'est formé.
3. La décomposition est donc 0 groupe de 60 et 6 unités, soit 6 = 0 × 60 + 6. Le nombre lu reste 6 ; le mot sexagésimal décrit la base du système, non le nombre d'incisions observé.
4. Pour contrôler la lecture, on recompte les six unités, puis on effectue la division de 6 par 60 : le quotient est 0 et le reste est 6. Les deux vérifications concordent.
Cet exemple relie ainsi un indice matériel, les incisions, à une valeur numérique vérifiable et au principe de regroupement en base 60.

En pratique

Pour reconnaître le support décrit dans la source, on cherche une tablette ou une boule d'argile portant des signes en forme de coins. La forme des marques oriente vers l'écriture cunéiforme ; l'argile seule ne suffit pas.
Pour étudier les mathématiques babyloniennes, on examine les valeurs consignées sur les tablettes découvertes. Ce support est pertinent lorsque la question porte sur les traces écrites qui ont transmis ces mathématiques.
Pour interpréter un comptage comme celui du nombre 6, on sépare la valeur lue de la base du système. Les incisions donnent ici six unités, tandis que le terme sexagésimal indique un regroupement fondé sur 60.

À ne pas confondre

Écriture cunéiforme et numération babylonienne. La première est un système de signes en forme de coins porté par l'argile ; la seconde est une manière d'organiser les nombres. Une tablette peut transmettre un calcul babylonien, mais le système d'écriture ne se réduit pas à la numération.
Nombre 6 et base 60. Six incisions représentent ici la valeur 6. Elles ne définissent pas une base 6 : le critère qui tranche est le regroupement du système, annoncé comme sexagésimal, donc fondé sur 60.

Limites et pièges

Une forme en coin n'indique pas à elle seule une valeur numérique. Le cunéiforme est un système d'écriture, tandis que l'exemple du nombre 6 relève du comptage. Il faut interpréter les incisions dans le contexte de la trace étudiée.
Six marques ne forment pas un groupe sexagésimal complet. Le symptôme de l'erreur est de traiter 6 comme la base. Il faut comparer 6 au seuil de 60 : on obtient 0 groupe de 60 et 6 unités.
La date de découverte n'est pas la date d'origine. Les tablettes ont été découvertes au 19e siècle, alors que la source situe la naissance de l'écriture cunéiforme vers 3400 avant J.-C. Il faut conserver ces deux repères dans leurs rôles respectifs.

Illustrations

écriture cunéiforme (1)

Pour aller plus loin

La numération babylonienne prolonge le principe de la base 60 et montre comment il organise l'écriture des nombres.
Les mathématiques babyloniennes replacent les traces numériques des tablettes dans l'ensemble des savoirs mathématiques qu'elles ont transmis.
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