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AnalyseNotion · Glossaire

Lagny Thomas Fantet de

Thomas Fantet de Lagny (1660-1734) est un mathématicien français dont les travaux portent sur les équations algébriques et les séries numériques. Il obtient notamment une approximation de π portant sur 120 décimales par des méthodes algébriques, dans une démarche située en dehors du calcul différentiel.
Chronologie de Thomas Fantet de Lagny Frise de 1660 à 1734 montrant la naissance de Lagny à Lyon, ses publications de 1691, 1692 et 1733, puis sa mort en 1734. 1660 naissance à Lyon 1691 Méthode nouvelle… 1692 Méthodes nouvelles… 1733 Analyse générale… 1734 mort
La frise distingue la naissance de Lagny en 1660 et les trois publications citées, de 1691 à 1733.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier Thomas Fantet de Lagny et situer son parcours.
  • Comprendre le rôle des méthodes algébriques dans ses travaux.
  • Distinguer une approximation de π d'une égalité exacte.

En clair

Au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, Thomas Fantet de Lagny calcule avec des opérations algébriques, sans suivre les méthodes du calcul différentiel. Il s'intéresse à des nombres difficiles à obtenir, comme π, et à des outils utiles pour calculer, tels que les tables trigonométriques et les fractions continues.
Son parcours est aussi singulier : né à Lyon en 1660, il apprend largement les mathématiques par lui-même. Son travail montre qu'une méthode algébrique peut produire une approximation de π portant sur 120 décimales, même dans un contexte où d'autres méthodes se développent.

Définition

Thomas Fantet de Lagny est un mathématicien français dont les travaux portent principalement sur les équations algébriques et les séries numériques. Dans ce cadre, une équation algébrique relie des quantités par des opérations comme l'addition, la multiplication et les puissances ; une série numérique est la somme formelle des termes d'une suite, indépendamment de la question de savoir si cette somme converge. Lagny choisit de traiter ces questions par des méthodes algébriques, en dehors des méthodes du calcul différentiel alors en plein essor.
Cette orientation s'applique notamment à l'extraction et à l'approximation des racines. Dans la fiche, le calcul de π sert de repère au micro-exercice : le mot « approximation » rappelle qu'il s'agit d'une valeur calculée, et non d'une égalité entre π et une écriture décimale finie.
Cette manière de travailler ne signifie pas que le calcul différentiel est inutile. Elle caractérise le choix méthodologique présenté pour ses travaux. Ses publications de 1691, 1692 et 1733 témoignent de cette recherche sur les racines et la résolution de problèmes algébriques.

Un exemple, pas à pas

Pour suivre le cas historique, on part de trois données : la grandeur étudiée est π ; le résultat annoncé porte sur 120 décimales ; la voie de calcul est purement algébrique. Il ne s'agit donc pas de refaire ici les opérations historiques, qui ne sont pas détaillées dans la définition source. Pour manipuler toutefois l'idée d'extraction des racines, choisissez un carré parfait, écrivez le nombre dont vous cherchez la racine sous la forme d'un produit de deux facteurs égaux, puis vérifiez le résultat par multiplication. Cette activité d'entraînement est bornée : elle éclaire un geste algébrique sans reconstituer la méthode historique de Lagny.
Micro-exercice de lecture : parmi les formulations suivantes, laquelle décrit une approximation, laquelle prétend à tort à une égalité exacte, et quelle méthode est annoncée ? A. « π est égal à une écriture décimale finie de 120 décimales. » B. « Lagny obtient une approximation de π portant sur 120 décimales. » C. « Le résultat est obtenu par des méthodes du calcul différentiel. » D. « Le résultat est obtenu par des méthodes algébriques. »
Contrôle : B décrit l'approximation annoncée ; A prétend à tort à une égalité exacte ; D donne la méthode annoncée. C contredit le cadre présenté. L'exercice vérifie donc la distinction entre approximation, égalité exacte et méthode, sans reconstituer les opérations historiques.

En pratique

En histoire des mathématiques, cette fiche sert à situer une recherche consacrée aux équations algébriques et aux séries numériques. La date d'une publication permet de distinguer les ouvrages de 1691, 1692 et 1733.
Pour étudier une approximation de π, commencez par qualifier le statut du résultat, puis comparez la méthode annoncée aux méthodes citées. Cette lecture en deux temps évite de confondre une précision annoncée avec une égalité exacte.
Pour lire le vocabulaire de ses travaux, on distingue les tables trigonométriques, qui organisent des valeurs liées à la trigonométrie, des développements en fractions continues, qui relèvent d'une autre forme d'écriture numérique. Le choix dépend de l'objet effectivement étudié.

À ne pas confondre

L'approximation de π ne doit pas être confondue avec π lui-même. Le critère testable est le signe de l'énoncé : une valeur annoncée sur 120 décimales est une approximation, tandis que π désigne le nombre lui-même.
Les méthodes algébriques de Lagny ne sont pas synonymes du calcul différentiel. Le cas qui tranche est celui décrit par la source : ses travaux restent délibérément en dehors des méthodes différentielles, même si ces dernières sont alors en plein essor.

Limites et pièges

Le nombre de 120 décimales indique la précision annoncée de l'approximation de π, pas une exactitude absolue. Le symptôme d'une mauvaise lecture est l'emploi du signe « = » entre π et une écriture décimale finie. Il faut écrire « approximation » ou « valeur approchée ».
La mention « sans calcul différentiel » décrit les méthodes retenues pour les travaux présentés. Elle ne permet pas d'affirmer que Lagny ignorait toutes les mathématiques de son époque, ni que ses méthodes seraient applicables à tout problème. Il faut rester dans le domaine des équations algébriques, des séries numériques et des calculs cités.
Les titres des ouvrages conservent parfois une orthographe ancienne, comme « quarrées » dans le titre de 1691. Ce détail appartient au titre publié ; il ne faut pas le transformer en variante mathématique du mot « carrées ».

Pour aller plus loin

La fraction continue prolonge l'un des intérêts mentionnés dans la fiche. Elle permet de replacer les développements en fractions continues dans le vocabulaire des nombres et de distinguer cette écriture des tables trigonométriques.
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