AlgèbreNotion · Glossaire
Monienne
Dans l'usage géométrique traité ici, une monienne est une droite passant par l'un des points d'intersection de deux cercles sécants. Choisissez un point commun et vérifiez que la droite le traverse ; le terme peut toutefois avoir un autre emploi en algèbre, qui dépend du domaine et de ses hypothèses.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Reconnaître la configuration de deux cercles sécants et d'une droite passant par un point commun.
- Vérifier l'exemple par deux calculs de distance.
- Distinguer le sens géométrique de l'emploi algébrique de la source.
En clair
Imaginez deux cercles qui se coupent en deux points. Une droite qui passe par l'un de ces points appartient à la configuration géométrique décrite ici comme monienne. Le dessin permet donc de repérer la notion par un geste visible : choisir un point commun, puis vérifier que la droite le traverse.
Le mot n'a toutefois pas un sens unique dans les mathématiques. Dans un contexte algébrique, il peut qualifier une matrice liée à une structure monogène : cet emploi est distinct de l'usage géométrique présenté ici. Il faut donc toujours lire le domaine et les objets voisins avant d'interpréter « monienne » comme une droite.
Définition
Dans l'usage géométrique retenu par les métadonnées de cette fiche, le mot monienne ne qualifie pas toute droite liée aux cercles : il s'applique à une droite dès lors qu'elle contient l'un des deux points d'intersection distincts de deux cercles sécants. Le point d'incidence est donc l'élément à identifier.
Par exemple, considérons deux cercles de centres O₁ et O₂, de rayon 5, avec O₁O₂ = 6. Leurs points communs sont P et Q. La droite qui passe par P est monienne dans cet usage ; celle qui passe par Q l'est également. Une droite qui ne passe par aucun point commun ne satisfait pas ce critère.
Cette fiche développe l'usage géométrique décrit dans ses métadonnées. L'emploi algébrique de « monienne » relève d'un autre domaine : il ne se déduit pas du critère des cercles et doit être lu selon le contexte et les hypothèses de la source.
Un exemple, pas à pas
On vérifie la configuration géométrique avec deux cercles de rayon 5, centrés en O₁ = (0, 0) et O₂ = (6, 0). Le point P = (3, 4) est l'un de leurs points communs, car ses distances aux deux centres valent 5.
Les données sont les suivantes : O₁ = (0, 0), O₂ = (6, 0), rayon 5 et P = (3, 4).
La distance O₁P vaut .
La distance O₂P vaut .
P appartient donc aux deux cercles.
La droite verticale passant par P a pour équation .
Cette droite passe par un point commun des cercles : elle est monienne dans l'usage géométrique retenu.
La distance O₂P vaut .
P appartient donc aux deux cercles.
La droite verticale passant par P a pour équation .
Cette droite passe par un point commun des cercles : elle est monienne dans l'usage géométrique retenu.
Le contrôle est refaisable sans mesurer le dessin : les deux distances calculées sont égales au rayon 5, et la coordonnée x de P vaut bien 3. Le second point commun est Q = (3, −4), ce qui explique pourquoi une droite passant par Q fournit aussi une configuration de même type.
En pratique
Pour lire un schéma géométrique, repérez d'abord les deux cercles, puis leurs points communs. Une droite est candidate seulement si elle traverse effectivement l'un de ces points ; le tracé apparent ne suffit pas lorsque le dessin est peu précis.
Pour construire l'exemple, placez les centres O₁ et O₂ à 6 unités l'un de l'autre, tracez deux cercles de rayon 5, puis choisissez P parmi leurs intersections. La droite choisie doit passer par P.
Si le document traite de matrices, de groupes ou de structures cycliques, abandonnez le critère géométrique et revenez au vocabulaire algébrique de la source. C'est le domaine annoncé qui commande le sens du mot.
À ne pas confondre
Une sécante à un cercle. Une droite sécante coupe un cercle en deux points, tandis que la monienne géométrique est repérée par son passage par un point commun à deux cercles. Dans l'exemple, la droite x = 3 contient P et Q, mais le critère décisif est leur appartenance aux deux cercles.
Une matrice monienne. Il ne s'agit pas d'une droite de la figure : la source emploie le mot dans le contexte des groupes, des représentations et des structures monogènes. Le type d'objet étudié tranche immédiatement entre les deux usages.
Limites et pièges
Cercles non sécants. Si deux cercles n'ont aucun point commun, aucune droite ne peut être sélectionnée par le critère géométrique. S'ils sont tangents, ils ont un seul point commun : il faut alors vérifier que la convention employée accepte ce cas, car la définition donnée ici vise deux cercles sécants.
Tracé approximatif. Une droite qui semble toucher un point sur une image peut en réalité passer à côté. Le symptôme est une construction dépendante de l'épaisseur du trait ; la bonne méthode consiste à vérifier les coordonnées ou les distances, comme pour P = (3, 4).
Ambiguïté de domaine. Dans la source, le mot peut qualifier une matrice associée à un groupe monogène et intervenir dans des structures algébriques cycliques. Une phrase qui parle d'algèbre ne doit donc pas être corrigée par une propriété de cercles.
Pour aller plus loin
L'article « Intersection » fournit un vocabulaire général pour décrire les points communs entre objets géométriques. Il aide à formuler précisément le test utilisé ici : établir qu'un point appartient simultanément aux deux cercles avant de qualifier la droite qui le contient.
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