GéométrieNotion · Glossaire
nombre hexagonal
Un nombre hexagonal est un nombre figuré plan obtenu en disposant des points selon des hexagones réguliers successifs : à partir de 1, chaque rang ajoute quatre points de plus que le précédent. Pour tout entier n ≥ 1, le nombre hexagonal de rang n vaut n(2n − 1), ce qui permet de le calculer directement.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Calculer le nombre hexagonal de rang n avec n(2n − 1).
- Retrouver 28 au rang 4 par une somme et par la formule.
- Distinguer une construction hexagonale ordinaire d’une construction centrée.
- Interpréter correctement le rang et le nombre de couches.
En clair
Disposez d’abord un point, puis agrandissez la figure par étapes. Pour passer d’un nombre hexagonal au suivant, le nombre de nouveaux points augmente toujours de quatre : on ajoute 5 points, puis 9, puis 13. Ces rangées comptent les points ajoutés lors de l’agrandissement de la figure hexagonale, sans reproduire leur disposition. Les totaux deviennent ainsi 1, 6, 15 et 28.
Cette croissance régulière traduit la construction par hexagones successifs. Le rang indique l’étape atteinte, tandis que la valeur donne le nombre total de points de la figure.
Définition
Un nombre hexagonal est un nombre figuré plan : il compte des points disposés selon une construction formée d’hexagones réguliers successifs. Le rang, noté n, est un entier positif. Le nombre hexagonal de rang n, noté Hn, vaut :
La même valeur s’obtient en additionnant les n premiers termes de la progression arithmétique 1, 5, 9, 13, …, dont la raison est 4. Les quatre premières valeurs sont donc H1 = 1, H2 = 6, H3 = 15 et H4 = 28. Cette famille ne doit pas être confondue avec celle des nombres hexagonaux centrés. Pour n couches ajoutées autour d’un point central, leur nombre de points vaut , ce qui donne 1, 7, 19 et 37 lorsque le point seul correspond à zéro couche ajoutée.
Un exemple, pas à pas
On cherche le nombre de points de la figure hexagonale de rang 4. Les données sont le rang n = 4, le premier ajout égal à 1 et la raison 4 de la progression des ajouts. La figure associée rend visibles les quatre apports successifs.
1. Les quatre ajouts sont 1, 5, 9 et 13.
2. Leur somme vaut 1 + 5 + 9 + 13 = 28.
3. La formule donne aussi H4 = 4 × (2 × 4 − 1) = 4 × 7 = 28.
2. Leur somme vaut 1 + 5 + 9 + 13 = 28.
3. La formule donne aussi H4 = 4 × (2 × 4 − 1) = 4 × 7 = 28.
Le nombre hexagonal de rang 4 contient donc 28 points. Le contrôle est refaisable par différence : 28 − 15 = 13, soit exactement le quatrième terme de la progression des ajouts.
En pratique
Pour calculer directement la taille d’une construction hexagonale de rang connu, on remplace le rang dans n(2n − 1). Une addition étape par étape reste préférable si l’on veut suivre combien de points chaque agrandissement apporte.
Dans un problème d’emballage de solides cylindriques, le dessin indique la famille à employer. Si les objets forment des couches complètes autour d’un objet central, il faut compter avec les nombres hexagonaux centrés, et non avec les nombres hexagonaux ordinaires.
À ne pas confondre
Nombre hexagonal centré. Son critère distinctif est la présence d’un point central entouré de couches concentriques complètes. Avec une couche ajoutée, on compte 7 points, alors que le nombre hexagonal ordinaire de rang 2 en compte 6. Les suites commencent respectivement par 1, 7, 19, 37 et par 1, 6, 15, 28.
Limites et pièges
Le rang commence à 1. Pour les nombres hexagonaux ordinaires, la liste 1, 6, 15, 28 correspond aux rangs 1, 2, 3 et 4. Employer le rang 0 change la convention et doit être annoncé.
Couche et rang ne sont pas synonymes. Dans la formule centrée 1 + 3n(n + 1), n compte les couches ajoutées autour du centre. Le point central seul correspond donc à n = 0, puis une couche donne 7 points.
L’identité cubique exige une indexation cohérente. Si le k-ième nombre centré est noté Ck = 3k(k − 1) + 1, alors Ck correspond à k − 1 couches ajoutées autour du centre. La somme des n premiers termes vérifie . Mélanger cette indexation avec le nombre de couches décale tous les termes.
Pour aller plus loin
L’étude peut se poursuivre par les équations diophantiennes : elles servent à rechercher les entiers qui appartiennent simultanément à plusieurs familles de nombres figurés. Pour les nombres hexagonaux centrés, l’identité reliant la somme des premiers termes à un cube invite aussi à comparer une construction géométrique et une somme algébrique.
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