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GéométrieNotion · Glossaire

sommation des piles de boulets

La sommation des piles de boulets consiste à additionner les nombres de boulets de couches organisées pour obtenir le total d'un empilement. Dans une pile à base triangulaire de n couches complètes, la couche de rang k contient 1 + 2 + … + k boulets : le total se calcule donc en sommant ces nombres triangulaires.
Quatre couches triangulaires de boulets Les couches contiennent 1, 3, 6 et 10 boulets, soit 20 boulets au total. 13610 total : 20 boulets
Chaque couche triangulaire ajoute ses boulets au total, qui atteint 20 pour 4 couches.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier les couches d'une pile triangulaire.
  • Calculer exactement le total d'une pile de 4 couches.
  • Savoir quand la formule triangulaire ne s'applique pas.

En clair

Imaginez une pile de boulets posés en couches. La couche du bas en contient le plus, puis chaque couche supérieure en contient moins, jusqu'au boulet placé au sommet. Pour connaître le total, on additionne les nombres de boulets de toutes les couches, au lieu de compter chaque boulet un par un.
Avec une base triangulaire, les couches contiennent par exemple 1, puis 3, puis 6, puis 10 boulets. Leur total est donc 20. La sommation des piles de boulets désigne cette manière de dénombrer un empilement et d'en étudier l'organisation.

Définition

La sommation des piles de boulets est l'étude du nombre total d'objets dans un empilement organisé en couches. La forme de la base détermine le nombre de boulets de chaque couche et donc la somme à calculer.
Dans une pile à base triangulaire, une couche de rang k contient le nombre triangulaire 1 + 2 + … + k. Si la pile comporte n couches, son total est la somme de ces nombres triangulaires, soit :
k=1nk(k+1)2=n(n+1)(n+2)6\sum_{k=1}^{n}\frac{k(k+1)}{2}=\frac{n(n+1)(n+2)}{6}
Ici, n désigne le nombre de couches et k le rang d'une couche. Dans une pile à base rectangulaire, une couche peut au contraire contenir r × s boulets, où r et s sont ses dimensions en rangées et en colonnes ; la somme porte alors sur les couches réellement présentes. Ces formules dénombrent une configuration donnée : elles ne déterminent pas à elles seules la meilleure disposition dans un volume imposé.

Un exemple, pas à pas

On considère une pyramide de boulets à base triangulaire comprenant 4 couches. La couche supérieure contient 1 boulet, et chaque couche inférieure ajoute une rangée de boulets sur deux côtés.
Données : 4 couches ; couches triangulaires de rangs 1, 2, 3 et 4 ; nombres de boulets par couche : 1, 3, 6 et 10.
La première couche contient 1 boulet.
La deuxième contient 1 + 2 = 3 boulets.
La troisième contient 1 + 2 + 3 = 6 boulets.
La quatrième contient 1 + 2 + 3 + 4 = 10 boulets.
Le total vaut 1 + 3 + 6 + 10 = 20 boulets. Le contrôle consiste à appliquer la formule de la somme des couches avec n = 4 :
k=14k(k+1)2=4566=20\sum_{k=1}^{4}\frac{k(k+1)}{2}=\frac{4\cdot5\cdot6}{6}=20
Les deux méthodes donnent exactement 20 boulets, sans arrondi. La forme de la base et le nombre de couches sont les données qui rendent ce résultat vérifiable.

En pratique

Pour compter une pile à base triangulaire, on sépare visuellement les couches, puis on compte chaque couche comme un triangle de boulets. La somme des couches fournit le total.
Pour une pile à base rectangulaire, on relève les dimensions de chaque couche et on additionne leurs produits. Cette méthode est préférable lorsque les rangées et les colonnes sont régulières.
Pour comparer deux rangements, on fixe d'abord le volume disponible et les dimensions des boulets. On peut alors comparer les totaux obtenus ; une pile plus haute n'est pas automatiquement la plus remplie.

À ne pas confondre

La sommation des couches ne se confond pas avec une progression géométrique. Une progression géométrique multiplie chaque terme par un rapport constant ; dans une pile triangulaire, les nombres de boulets des couches augmentent par additions successives, selon des nombres triangulaires. Pour la pile de 4 couches, les termes 1, 3, 6 et 10 ne possèdent pas de rapport multiplicatif constant.
Elle ne se confond pas non plus avec le volume d'une pile réelle. Le dénombrement donne un nombre de boulets dans une configuration idéale ; l'espace perdu entre des sphères, la stabilité et les dimensions du local relèvent d'une étude géométrique ou pratique distincte.

Limites et pièges

La formule triangulaire suppose que la pile possède exactement n couches complètes et que chaque couche suit le modèle triangulaire. Si une couche est incomplète, le total n'est plus celui de la formule : il faut compter séparément les boulets manquants ou ajoutés.
Le cas n = 0 correspond à une pile vide et donne 0 boulet. Pour n = 1, la formule donne 1 boulet. Ces seuils vérifient que le rang compte bien des couches entières et non une longueur mesurée.
Enfin, une base rectangulaire ne peut pas être remplacée par la formule triangulaire sans vérifier sa géométrie. Lorsque les dimensions changent d'une couche à l'autre, il faut additionner le nombre propre à chaque couche.

Pour aller plus loin

Le dénombrement des piles rejoint l'étude générale des sommes de puissances : certaines couches rectangulaires conduisent à additionner des carrés ou d'autres puissances entières. L'article « Quand Euler commet des erreurs » montre un prolongement utile pour examiner ces sommes et leurs pièges de calcul. Lire l'article sur les sommes de puissances.
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