relation de Simson
La relation de Simson, aussi appelée identité de Cassini, relie trois termes consécutifs de la suite de Fibonacci. Le carré du terme central et le produit de ses deux voisins diffèrent exactement d’une unité. Le signe de cet écart alterne selon le rang.
Sommaire
Ce que vous allez apprendre
- Identifier les trois termes concernés et lire le signe selon la parité du rang.
- Vérifier l’identité sur les trios 3, 5, 8 puis 5, 8, 13.
- Adapter correctement la formule aux conventions d’indexation 1, 1 ou 0, 1.
En clair
Prenons trois termes consécutifs de Fibonacci : 3, 5 et 8. Le carré du terme central vaut 25, tandis que le produit de ses voisins vaut 24. L’écart est exactement égal à 1.
Au trio suivant, 5, 8 et 13, le carré central vaut 64 et le produit des voisins 65. L’écart vaut alors −1. La relation de Simson décrit cette alternance régulière entre +1 et −1.
Définition
La relation de Simson, aussi appelée identité de Cassini, est une identité satisfaite par trois termes consécutifs de la suite de Fibonacci. Adoptons la convention décalée où les termes de rang 0 et 1, notés u0 et u1, valent tous deux 1. Chaque terme suivant est la somme des deux précédents.
Pour tout entier n au moins égal à 1, un désigne le terme central, entouré de un−1 et un+1. L’identité s’écrit : . La différence vaut donc +1 lorsque n est pair et −1 lorsque n est impair. Sa valeur absolue reste toujours égale à 1.
Avec la convention standard F0 = 0 et F1 = 1, on a un = Fn+1. La même identité prend alors la forme . L’écart d’un exposant vient uniquement du décalage des indices.
Le principe
Soit la suite de Fibonacci définie par u0 = u1 = 1, puis par l’addition des deux termes précédents. Pour tout entier n ≥ 1, les trois termes de rangs n − 1, n et n + 1 vérifient :
Le membre de gauche compare le carré du terme central au produit de ses voisins. Le résultat vaut +1 aux rangs pairs et −1 aux rangs impairs.
Quand l'utiliser
L’identité s’applique à trois termes consécutifs d’une même suite de Fibonacci. Il faut connaître leur rang et la convention d’indexation, car ce choix fixe le signe. Avec u0 = u1 = 1, le rang central doit être au moins égal à 1 afin que son prédécesseur existe.
Le calcul doit porter sur les valeurs exactes des termes. Trois nombres quelconques ne conviennent pas : pour 2, 4 et 6, le carré central vaut 16 et le produit des voisins 12, donc l’écart vaut 4. Dans ce contre-cas, il faut calculer directement la différence au lieu d’appliquer l’identité de Cassini.
Un exemple, pas à pas
On utilise la convention u0 = u1 = 1. Les données sont le rang central n = 4 et les trois termes consécutifs u3 = 3, u4 = 5 et u5 = 8.
1. Le carré du terme central vaut 5² = 25.
2. Le produit des deux voisins vaut 3 × 8 = 24.
3. Leur différence vaut 25 − 24 = 1.
4. Comme le rang 4 est pair, (−1)4 = 1. Les deux membres sont donc égaux.
2. Le produit des deux voisins vaut 3 × 8 = 24.
3. Leur différence vaut 25 − 24 = 1.
4. Comme le rang 4 est pair, (−1)4 = 1. Les deux membres sont donc égaux.
Un contrôle refaisable consiste à avancer d’un rang. Pour 5, 8 et 13, on obtient 8² − 5 × 13 = 64 − 65 = −1, ce qui correspond bien au rang impair n = 5.
En pratique
Pour contrôler une liste de termes de Fibonacci, on choisit trois valeurs consécutives et on compare le carré de celle du milieu au produit des deux autres. Si l’écart n’est pas +1 ou −1, une valeur ou un rang est probablement erroné. Pour produire les termes manquants, la relation d’addition reste l’outil adapté.
Pour retrouver le produit des voisins à partir du terme central et de son rang, on réarrange l’identité. Elle donne ce produit exactement, mais pas chacun des deux voisins séparément. Si leurs valeurs individuelles sont nécessaires, il faut revenir à la récurrence de Fibonacci.
Pour diagnostiquer un résultat inattendu, on observe le signe obtenu. Une valeur absolue égale à 1 avec le signe opposé invite à vérifier la convention d’indexation, mais ne suffit pas à conclure à un décalage : il faut aussi contrôler le rang, les valeurs et le trio choisis.
À ne pas confondre
La relation de Simson ne doit pas être confondue avec la droite de Simson, qui appartient à la géométrie. Un calcul sur 3, 5 et 8 relève de l’identité de Cassini ; un problème de points et de droites relève de la notion géométrique.
Elle se distingue aussi de la relation de récurrence qui définit la suite de Fibonacci. L’addition 3 + 5 = 8 construit le terme suivant ; l’égalité 5² − 3 × 8 = 1 contrôle une propriété du trio déjà obtenu.
Limites et pièges
Le signe dépend de l’origine des indices. Avec u0 = u1 = 1, l’exposant est n. Avec F0 = 0 et F1 = 1, il devient n + 1. Si tous les calculs donnent le signe opposé, il faut vérifier la convention avant de conclure à une erreur.
Au rang charnière n = 1, la formule exige déjà le terme de rang 0. Une présentation qui commence à u1 sans préciser de prédécesseur ne permet donc pas d’appliquer directement l’écriture donnée ; il faut d’abord fixer l’indexation.
Dire seulement que l’écart vaut 1 fait perdre l’alternance du signe. Il faut conserver la différence orientée, carré central moins produit des voisins. Avec de grandes valeurs approchées, les arrondis peuvent aussi masquer l’écart exact ; un calcul en entiers est alors préférable.
Pour aller plus loin
La suite de Fibonacci replace l’identité dans la récurrence qui produit les termes et permet de suivre les mêmes trios rang après rang.
La droite de Simson éclaire l’autre notion mathématique portant le même nom et permet de les distinguer par leur domaine.
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