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ArithmétiqueNotion · Glossaire

carré magique de cubes

Un carré magique de cubes est un carré magique dont tous les éléments sont des cubes parfaits d'entiers. Une impossibilité pour l'ordre 3, comme toute affirmation analogue sur des puissances d'entiers d'exposant strictement supérieur à 2, ne peut être énoncée qu'avec des hypothèses précises : sans elles, la grille 3×3 constante remplie de 0³ ou de 1³ est magique.
Test d'une disposition 3×3 de cubes La grille 8³, 1³, 6³, 3³, 5³, 7³, 4³, 9³, 2³ donne des sommes de lignes 729, 495 et 801. Somme = 729 Somme = 495 Somme = 801
La disposition testée donne 729, 495 et 801 sur ses trois lignes : elle échoue donc au critère magique.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Définir la contrainte d'un carré magique de cubes.
  • Vérifier une disposition 3×3 par ses sommes.
  • Comprendre pourquoi une conclusion d'impossibilité doit être limitée par ses hypothèses.

En clair

Imaginez une grille carrée remplie de nombres comme 1, 8 ou 27, qui sont respectivement 1³, 2³ et 3³. Dans un carré magique, chaque ligne, chaque colonne et les deux grandes diagonales doivent donner la même somme. Un carré magique de cubes impose en plus que chaque nombre soit le cube exact d'un entier.
Cette contrainte paraît proche d'un jeu de classement, mais elle change profondément le problème. Pour une grille 3×3, on ne peut pas affirmer une impossibilité sans préciser les hypothèses : une grille constante de 0³ ou de 1³ satisfait déjà la règle magique. Les carrés d'un ordre différent ou les carrés semi-magiques ouvrent cependant d'autres questions.

Définition

Un carré magique de cubes est une grille carrée de nombres, magique au sens usuel, dont chaque case contient un cube parfait d'entier. Un cube parfait est un nombre de la forme n³, où n est un entier ; par exemple, 1, 8 et 27 sont les cubes de 1, 2 et 3.
Si la grille a n lignes et n colonnes, son ordre est n. La propriété magique exige que les sommes des lignes, des colonnes et des deux diagonales principales coïncident. Une version semi-magique conserve l'égalité des sommes des lignes et des colonnes, sans imposer nécessairement celle des diagonales.
La restriction arithmétique porte sur les valeurs des cases, et non sur leur disposition graphique. Sans hypothèse supplémentaire, l'impossibilité annoncée n'est pas générale : une grille 3×3 constante remplie de 0³, ou de 1³, est magique. Tout résultat d'impossibilité pour les cubes ou, plus largement, pour les puissances d'exposant strictement supérieur à 2 doit donc préciser les conditions qui excluent ces grilles constantes, notamment l'exigence que les cases soient toutes distinctes.

Un exemple, pas à pas

Prenons la disposition classique 3×3 contenant les entiers 8, 1, 6, 3, 5, 7, 4, 9 et 2, puis remplaçons chaque entier par son cube. Les données sont donc les neuf cubes 8³, 1³, 6³, 3³, 5³, 7³, 4³, 9³ et 2³.
La première ligne donne 8³ + 1³ + 6³ = 512 + 1 + 216 = 729.
La deuxième ligne donne 3³ + 5³ + 7³ = 27 + 125 + 343 = 495.
La troisième ligne donne 4³ + 9³ + 2³ = 64 + 729 + 8 = 801.
Les trois sommes ne sont pas égales : 729, 495 et 801. Cette disposition n'est donc pas un carré magique de cubes. Le calcul illustre un test concret ; il ne constitue pas à lui seul la démonstration générale d'impossibilité annoncée par la source.
Un contrôle indépendant suffit déjà à trancher cet essai : comparer deux sommes de lignes. Comme 729 ≠ 495, l'essai échoue avant même l'examen des colonnes et des diagonales.

En pratique

Dans un problème de construction, on commence par vérifier l'ordre de la grille, la famille de nombres autorisée et l'éventuelle exigence que les cases soient toutes distinctes. Pour une grille 3×3 composée de cubes d'entiers, on ne peut conclure à l'impossibilité qu'une fois le cadre exact du théorème vérifié ; sans hypothèse supplémentaire, une grille constante est une solution et une recherche d'existence n'est pas inutile.
Dans un exercice de vérification, on calcule les sommes des lignes, des colonnes et des deux diagonales. Si une seule de ces sommes diffère, la grille n'est pas magique. Pour une grille semi-magique, le contrôle des diagonales ne fait pas partie du critère.
Dans une recherche plus ouverte, on peut modifier l'ordre ou la famille de puissances étudiée. Le critère de comparaison reste alors la propriété exacte demandée : carré magique si les diagonales comptent, carré semi-magique si seules les lignes et les colonnes comptent.

À ne pas confondre

Un carré magique n'est pas automatiquement un carré magique de cubes. Le critère testable porte sur les valeurs des cases : une grille peut avoir des lignes, des colonnes et des diagonales de même somme tout en contenant des nombres qui ne sont pas tous des cubes parfaits.
Un carré semi-magique n'est pas non plus un carré magique au sens complet. La différence se tranche par les diagonales : si les lignes et les colonnes ont la même somme, mais qu'une diagonale ne l'a pas, la grille est semi-magique, pas magique.

Limites et pièges

Le mot « cube » doit désigner ici un cube parfait d'entier, c'est-à-dire une valeur n³ avec n entier. Une grille remplie de nombres quelconques dont l'écriture évoque un cube ne satisfait pas cette condition ; il faut vérifier chaque valeur.
Une impossibilité éventuelle doit être formulée avec ses hypothèses exactes : sans condition excluant les grilles constantes, une grille 3×3 remplie de 0³ ou de 1³ est déjà magique. Il ne faut donc pas transformer un résultat limité à une classe précise de cases, par exemple des cases distinctes, en interdiction universelle pour toute grille de cubes ou de puissances d'entiers d'exposant strictement supérieur à 2.
Enfin, tester une disposition particulière ne suffit pas à prouver l'impossibilité de toutes les dispositions. Le calcul de l'exemple repère un échec observable ; la conclusion générale appartient au résultat mathématique signalé par la source.

Pour aller plus loin

Le glossaire carré magique permet de reprendre la règle générale avant d'étudier la contrainte imposée par les cubes. Le lecteur y gagne le vocabulaire nécessaire pour distinguer l'égalité des sommes et la nature arithmétique des cases.
L'article Construire son premier carré magique prolonge la question par la construction de carrés magiques. Il aide à comparer une recherche de disposition avec la contrainte supplémentaire qui rend le cas des cubes particulièrement rigoureux.
L'article Des nombres ou non ? ouvre une réflexion sur la nature des nombres. Il peut servir de prolongement pour situer les puissances d'entiers dans une exploration plus large des objets arithmétiques.
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