Notations scientifiques ou séparateurs ? ----------------------------------------
Pour les scientifiques, noter les grands nombres se fait en général à l’aide des puissances de 10. Par exemple, le montant de la dette de la France ne se note pas 2332000000000 € mais 2332 × 109 €. Cela évite le décompte fastidieux des zéros ! Cette écriture est intéressante seulement si ce nombre se termine par de nombreux zéros, ce qui est le cas pour une donnée, correspondant à une quantité physique connue, avec seulement quelques chiffres significatifs. Pour noter la vitesse de la lumière, doit-on noter 299792458 ou 2,99792458 108 m/s ? La notation scientifique nous donne rapidement une idée de l’ordre de grandeur. Cependant, la notation traditionnelle est la plus facile à énoncer. Dans un texte, on répugne à utiliser les chiffres pour noter un nombre, a fortiori l’écriture avec les puissances de 10. On préfère un système mixte et exprimer le montant de la dette sous la forme « 2332 milliards ». L’affaire est différente lorsque l’on s’intéresse à un nombre quelconque, par exemple la dette de la France, à l’euro près à l’instant t (voir sur la Toile à dettepublique.fr) qui, lors de la rédaction de ce texte, se montait à 2332798169265 €. Une lecture rapide est impossible sauf si l’on en connaît déjà le montant approximatif. Pour éviter ces écueils, on a pris l’habitude de séparer ces nombres par paquets. En général, on les groupe par trois, ce qui correspond à la manière de nommer les nombres dans la plupart des langues occidentales. En France, on utilise une espace et 2332 milliards 798 millions 169 mille 265 s’écrit 2 332 798 169 265. Malheureusement, le séparateur n’est pas universel. Les Britanniques préfèrent utiliser une virgule, les Allemands un point (ou parfois une espace) et les Suisses allemands en général une apostrophe…
Séparateurs indiens -------------------