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AnalyseNotion · Glossaire

Du Breuil Jean

Jean du Breuil (1601-1670) est un jésuite et ingénieur militaire français, issu d'une famille de libraires. Il publie sous le pseudonyme de Silvère de Bitainvieu, que la source rapproche de « Jean Du Breuil jésuite » sans qu'il s'agisse d'une anagramme exacte. Ses deux principaux ouvrages sont La perspective pratique (1662), sur la représentation en perspective, et L'Art universel des Fortifications (1665), sur l'architecture militaire de son époque.
Chronologie de Jean du Breuil Naissance en 1601, publication de La perspective pratique en 1662, publication de L'Art universel des Fortifications en 1665, mort en 1670. 1601 Naissance La perspective pratique 1662 L'Art universel des Fortifications 1665 1670 Mort
La frise distingue les dates de vie de Jean du Breuil et celles de La perspective pratique et de L'Art universel des Fortifications.
Sommaire

Ce que vous allez apprendre

  • Identifier Jean du Breuil et son pseudonyme.
  • Associer chaque ouvrage à son année et à son domaine.
  • Éviter de confondre les deux titres ou de réduire le parcours aux fortifications.

En clair

Au XVIIe siècle, Jean du Breuil passe des livres aux images et aux ouvrages de défense. Libraire issu d'une famille de libraires, il s'intéresse à l'architecture après un séjour à Rome, puis entre dans la Compagnie de Jésus.
Ses livres répondent à deux besoins liés : représenter correctement les formes avec la perspective, et exposer les principes de l'architecture militaire. Pour les publier, il utilise le pseudonyme Silvère de Bitainvieu, que la source rapproche de son nom et de sa qualité de jésuite, sans former une anagramme exacte.

Définition

Jean du Breuil est une figure française du XVIIe siècle à la croisée de la Compagnie de Jésus, de la librairie et de l'ingénierie militaire. Il est d'abord issu d'une famille de libraires et exerce lui-même cette profession avant d'entrer chez les jésuites. Un séjour à Rome nourrit ensuite son intérêt pour l'architecture.
Son apport se lit surtout dans deux ouvrages. La perspective pratique, publiée en 1662, traite des techniques qui servent à représenter les formes en perspective. L'Art universel des Fortifications, publié en 1665, expose les principes de l'architecture militaire de son époque. Ces titres ne désignent donc pas un seul domaine : le premier porte sur la représentation, le second sur la conception des fortifications.
Du Breuil publie sous le pseudonyme de Silvère de Bitainvieu. La source rapproche ce pseudonyme de « Jean Du Breuil jésuite », sans que les deux expressions forment une anagramme exacte, c'est-à-dire une réorganisation des mêmes lettres. Cette signature appartient à l'histoire de ses ouvrages ; elle ne constitue pas le nom d'une autre personne.

Un exemple, pas à pas

Pour vérifier deux références sans conclure trop vite, prenons le cas d'un lecteur qui rencontre deux notices partielles. La première mentionne Silvère de Bitainvieu et l'année 1662, sans donner le titre complet ; la seconde mentionne un ouvrage sur les fortifications attribué à Jean du Breuil, sans donner son année.
1. Pour la première notice, le pseudonyme est rapproché de la formule « Jean Du Breuil jésuite » : il s'agit d'un indice d'identité éditoriale, même si les deux expressions ne forment pas une anagramme exacte.
2. Il faut alors chercher quel titre correspond à 1662 : La perspective pratique, consacrée à la représentation en perspective.
3. Pour la seconde notice, le domaine permet de ne pas confondre les ouvrages : les fortifications renvoient à L'Art universel des Fortifications, publié en 1665, et non au traité de représentation.
La résolution est donc bornée : la première notice renvoie à Jean du Breuil par son pseudonyme et à La perspective pratique par l'année 1662 ; la seconde renvoie au même auteur et à L'Art universel des Fortifications par son domaine et son année 1665. Le titre, la date et le domaine permettent ainsi d'attribuer chaque référence sans regrouper les deux ouvrages sous une seule date.

En pratique

Pour identifier une référence bibliographique, le geste utile consiste à relever le nom de l'auteur, le pseudonyme éventuel, le titre et l'année. Dans le cas présent, la combinaison Silvère de Bitainvieu, La perspective pratique et 1662 oriente vers Jean du Breuil.
Pour comprendre le sujet d'un ouvrage, il faut distinguer son objet. La perspective pratique se lit comme un traité de représentation en perspective ; L'Art universel des Fortifications se lit comme un ouvrage consacré aux principes de l'architecture militaire.
Pour replacer l'auteur dans son parcours, on conserve les étapes attestées : famille de libraires, exercice de la librairie, entrée dans la Compagnie de Jésus, puis intérêt pour l'architecture après un séjour à Rome.

À ne pas confondre

Le pseudonyme et le nom de l'auteur ne sont pas deux personnes différentes. Le critère qui tranche est la source de la référence : Silvère de Bitainvieu est le nom sous lequel Jean du Breuil publie ses ouvrages, et la relation entre les deux noms est explicitement donnée.
La perspective et l'architecture militaire ne désignent pas le même objet. Une référence aux techniques de représentation renvoie à La perspective pratique ; une référence aux principes des fortifications renvoie à L'Art universel des Fortifications.

Limites et pièges

Le titre d'ingénieur militaire ne doit pas faire disparaître les autres dimensions du parcours. La notice mentionne aussi la librairie, la Compagnie de Jésus et l'intérêt pour l'architecture. Si une présentation ne retient que les fortifications, elle donne une image partielle ; il faut vérifier le contexte de la référence.
Les années 1662 et 1665 ne renvoient pas à une publication unique. La première est associée à La perspective pratique, la seconde à L'Art universel des Fortifications. En cas de citation, il faut conserver le titre correspondant à l'année plutôt que regrouper les deux ouvrages sous une seule date.
La relation entre le pseudonyme et le nom ne prouve pas à elle seule le contenu d'un ouvrage. Pour interpréter une référence, il faut également regarder le titre et le domaine indiqué : représentation en perspective ou architecture militaire.

Pour aller plus loin

Pour prolonger cette notice, on peut étudier séparément les deux objets auxquels les ouvrages de Du Breuil sont consacrés : la représentation en perspective, qui transforme une forme en image construite, et l'architecture militaire, qui organise les principes de conception des fortifications. Cette double approche permet de comprendre pourquoi son parcours relie pratique du livre, représentation et ingénierie.
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